N° LXII. — PARALYSIE GÉNÉRALE AU PREMIER DEGRÉ
Dérangement vague dans les facultés intellectuelles. Plus tard, mono- 4 manie, embarras dans la prononciation ; faiblesse des Pa pel- 2) viens ; après dix mois de traitement, disparition des accidents.
R***, âgé de quarante-six ans, né à Paris, d’une taille petite ; d’une santé délicate, et d’une, constitution bilieuse très prononcée , a une sœur aliénée , est sujet aux maux de tête et.aux étourdissements. Il a beaucoup abusé du vin, des liqueurs ecopraness É. et sa profession l’expose continüellement à l'in- LE. fluence du soleil. Pendant une annéeentiéreils est. plaint de manquer d'idées, avait de la peine à comprendre les choses les plus simples, faisait difficilement des calculs qui lui étaient familiers, | et craignait de devenir aliéné. Un matin, le délire
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eve,
bis 9° Q 3 ° ÊS $ . éclate, le malade s’imagine qu’on doit lui intenter
un procès criminel et le condamner à mort; il
gression un aspect particulier. Point de symptômes
. ne dort plus, se tourmente beaucoup, verse des larmes et fait une tentative de suicide. (Sangsues.
au cou, bains. )
Le délire augmente, il se manifeste de l’em- | barras dans la prononciation ; les jambes éprouvent un commencement de faiblesse et quelquefois le
| sujet chancelle. I! est conduit à Charenton.
En arrivant, préoccupation, tristesse profonde ; R## à commis un crime et déshonoré sa famille ; il n'ignore pas le sort qui l’attend : aucune protestation ne peut le dissuader. Il écoute les raisonnements qu’on emploie pour ébranler les idées qui le dominent, mais le délire prend aussitôt le dessus.
L'embarras de la langue est très prononcé ; espèce
de raideur dans les jarrets, qui donne’à la pro-
généraux. (Alimentation légère, bains, sangsues : au siége et au cou.)
Six mois :——le sujet articule les mots et miArolle sans difficulté. Les idées fixes ont disparu, l’état
de l'intelligence s’est sensiblement amélioré. Ce-
‘pendant, la conversation est peu variée, la physio-
nomie peu expressive et les idées sont fatiles cet homme est rendu à ses occupations.