‹ De la paralysie considérée chez les aliénés. Recherches faites dans le service de feu M. Royer-Collard et de M. EsquirolChapitre 109 sur 122 · partie du liquide qu’elles contiennent : ainsi on di · texte numérisé non relu

partie du liquide qu’elles contiennent : ainsi on di

minueé d’autant leur épaisseur; qui n’en reste pas

‘moins plus considérable que dans l'état normal.

J'ai disséqué soigneusement des arachnoïdes et des pie-méres de deux lignes de diametre sans apercez voir de traces d'infiltration ; peut-être le liquide. était logé dans les mailles du tissu réticulaire, comme il l’'ést ehtre les pores d’un parchemin qu’on à exposé à l'humidité ; mais rien ne décelait sà présence. J'ai omis de recourir à l’exsiccation, qui aurait réduit le tissu à ‘sa partie solide. Quoi qu'il en'soit, le plus constamment l'épaississement tie diffère pas de l’œdème et n’a pas d'autre valeur, soit pour l'effet qu'il peut produire, soit pour les conséquences qu’on peut tirer de sa présence. Hs aa et

J. Injection de la pie-mère et de l’arachnoïde cé rébrale. L'accumulation du sang, soit dans les vaisseaux capillaires des méninges, soit dans les

vaisseaux d’un ordre plus élevé, n’est pas une preuve :

certaine de phlegmasie: il est reconnu que cette accumulation peut avoir pour cause une congestion momeñtanée et accidentelle, un obstacle quelconque dans le mouvement du sang; mais quand il n’a existé ni congestion brusque ni retard mécanique dans la circulation, l'injection vasculaire rend la phlegmasie plus que probable: L'injection a été signalée dans la plupart de nos autopsies ; elle est manifeste dans les observations | 26,

A RARE dE LA PARALYSIE, ju iQ n*® XXVIII, XXI, X, où rien, si ce DU phlegmasie, ne justifie son existence. Le développement excessif des vaisseaux de l’arachnoïde 4 semble mériter pour le moins autant d'impor= \ tance que l'injection sanguine : ce développement | est infiniment commun chez les aliénés paraly= 1 liques, et ne peut arriver sans motifs ; il suppose une activité toute particulière dans la circulation | V4 ‘du cerveau, qui est devenu un centre de fluxion. “M C’est principalement à la base de l'organe, dansla profondeur de la scissure interlobaire ét dans la \! profondeur des scissures de Sylvius, qu’on juge bien de la dilatation des vaisseaux : là, plus qu'ailleurs, les tubes vasculaires abondent; on demeure frappé de la grosseur de leur calibre chez les pa: ralytiques cités n* XX, XXXVI, etc. Nous ver- | rons plus loin que l’activité de la circulation À s'explique d’après l'état le plus habituel de la” substance grise en pareil cas. | K. Adhérence de la substance grise avec la face interne de lu pie-mére. Nous arrivons enfin au système nerveux, à ce système qui préside aux actes de la locomotion, et dans lequel doit résider » : le dérangement qui produit la paralysie générale, : 4 En effet ce système est toujours lésé, lorsque ses Û | #onctions éprouvent un trouble quelconque. On. | objectera peut-être qu’une simple pression exercée sur les hémisphères cérébraux , sans que là pulpe soit endommagée, détermine le coma et Ja, résolu- #4

tion des membres. Mais de cé que la pulpe n est ni déchirée ni contuse, s’ensuit-il qu'elle n’a pas éprouvé une modification grave, un désordre en un mot qu’il importe d'apprécier? Voyons si nous arriverons, en nous conduisant d’après les principes que nous venons d'émettre, à connaître l'altération qui prive si souvent les aliénés de leurs mouvements volontaires, et commençons par explorer l'état du cerveau lui-même.

Le premier objet qui nous fapte est l'union intime ét fréquente de la substance grise avec la lame interne de la pie-mère, union dont j'ai rap porté un si grand nombre d’ exemples. Tantôt elle est générale , tantôt elle est circonscrite à un pe- | tit nombre de points. J’ ai cru, pendant quelque TRS , qu'elle était constante; mais l'observation m'a démontré plus tard qu'elle pouvait manquer. (N® X, XXXVI, XXXVII ) En effet, une adhérence, une soudure, prouvent que les surfaces i réunies ont été enflammées ; mais l'inflammation peut exister sans que l'union des tissus contigus s'opère... Aussi, chez les malades où il y a eu adhérence des circonvolutions à la pie-mére, nous concluons que ces parties ont été enflammées > mais de ce que l’adhérence n’a pas eu lieu, nous ne concluons pas que le cerveau n’a pas été en- | flammé. Maintenant la circonstance de l'adhérence est-elle d’une grande importance? d'une . : très grande, en ce qu'elle fait toucher du doigt, ?

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pour ainsi dire la phlegmasie du sure La veau, mais pas autrement ; car dans les obseryaa | tions n° X) XXXVI et XXXVIL Ja pie-mère: est ; libre ét la maladie n’en a pas moins parcoura… | 4 toutes ses périodes. HET MEN A A NL, Consistance de la substance grise et de le substance blanche. Dans les numéros XXIV, XXY, | XXVIIT, XL, etc. , la substance grise, tout-à-fait M superficielle , se laisse racler comme la pulpe d'un fruit cuit , et forme une couche épaisse sur la lame, M du bistouri. D'où provient ce défaut de cohésion ? C’est une remar ue que chacun’ peut faire, et M: Lallemand, qu'on ne saurait trop citer, l'a prouvé Stasant (lettre 1°, pag. 87 et sui vantes ) : l’accumulation permanente du sang dans un parenchyme quelconque diminue pres-= ; que constamment sa cohésion; on n'éprouve au cune difficulté à écraser une portion de muscle dont tous les capillaires sont injectés; on déchire sans peine un morceau de rate, un morceau de poumon hépatisé , ou même simplement engorgé. Il est rare qu'on puisse commodément étudier le | l cerveau d’un homme mort d’une congestiontcéréi M brale intense; le corps calleux , la cloison trans . parente, la voûte à trois piliers, ont de la ten dance à se relâcher , et les hémisphères s’affaissent aussitôt ; c'est précisément à l'accumulation du sang que le défaut de consistance de la substance grise superficielle est dû chez Jes aliénés morts

GONSIDÉRÉE. cHEz. LES A

par suite de. paralysie générale ; la présence. de. ce liquide est attestée par la coloration lilas, Di0=

dette, lierde-vin, de la pulpe, €t par l'état de plé-

thore de ses tubes vasculaires. Mais ces variétés de À

couleur et cet état de pléthore sont le résultat d’un travail inflammatoire. et nulle, autre cause ne peut être soupconnée d’avoir entretenu dans le cerveau upe fluxion habituelle. Nous concluons done que le défaut de cohésion de la substance grise.est un

indice de phlegmasie. Maintenant, comment: ex:

pliquer l’endurcissement des. cireonvolutions ; cité

n® XVII, XLIX, XXXVI, etc. Je, penses avec

M. Bouilleau (Traité del encéphalite, ct Archives gé- mérales de médecine, à. VIH, pag. 477) et. MM: Bou: chetet Casauvieilh (De l'épilepsie ; considérée sous ses rapporis. AVEC l'aliénation mentale ; Archives

générales de médecine , tom. X, pag: 9), que cet en: durcissement 5e rattache à l’action d'une inflams

mation. Je me fonde sur ce que, l'induration est

une terminaison propre aux phlegmasies en genér ral; sur ce que je l'ai observée autour de cavités tapissées de fausses membranes; dans des cas d’é épanchements cérébraux anciens , cas, où fab mation avait présidé à la formation du kysteset à l'union, presque effectuée, des lames de sa.cavité ;

sur ce que je l'ai notée. dans des cas de plaies de.

tête, au milieu de la portion du cerveau qui avait été découverte, et qui avait contracté des adhé-

| ences avec les membranes ; enfin, sur ce que plu-

| gieurs des inditidus ( qui succombent avéc des Signes

striés , les cornes d’Ammon , et même jusque dans |

Le Far:

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