N° V. — FARATYEN GÉNÉRALE SIMPLE. PREMIER DEGRÉ
Langue peu mobile; membres abdominaux faibles; commencement
de gêne dans les mouvements des bras; délire général très bruyant (1).
1H) te
ur, gendarme à cheval, âgé de quarante
ans , marié, d'une taille en même temps grêle et
(1) Servicé de M. Esquirol.
hf vés ; (qu'on caractérisa par la dénomination 0bg:! | cùre de fièvre ataxique. Apres la disparition du 4 danger et de l’état aigu, le délire , qui avait fait: » partie des symptômes, persista et prit tous lés caractères propres à l'uliénation mentale, On com- |. battit les accidents : on obtint assez facilement d’äbord une espèce de rémission, mais l'agitation ne tarda pas à se manifester de nouveau, ét l'espoir qu'on avait Conçu commença à s’affaiblir. Après onze mois d’alternatives de bien et de mal, cet * homme entra à Charenton. | fe * [l'était bruyant et ne savait ce qu'il faisait : on le fit aussitôt passer à l'infitmerie. Il né dor: mait pas la nuit; il parlait indistinctement de la première chose qui se présentait à son imagination ; ses idées étaient incohérentes ; il ne‘paraissait plus apte à saisir le rapport des objets entre eux; le jugement était affaibli. La prononciation $semblaïit se faire par des efforts de gosier, comme si les lèvres et la langue n'y eussent été pour rien; les finales des mots s’entendaient 4 peine. Le poids
du corps était mal en équilibre sur le bassin; les
jambes, n’ayant plus ‘une force proportionnée à . leur volume, fléchissaient à chaque pas, et le ma- … Jade n’eût pu marcher pendant vingt minutes de | suite sans s'asseoir: Les membres thorachiques “ avaient une grande mobilité; cependant on re-
ai marquait quelquefois une espèce de lenteur dans
élévée , fit en 1823 une maladie des plus gra
201 L AÏVADE, LA'PARALYSIE, | leursymouüvements. La sensibilité existait sur tous. lestpoints du corps ; les organes des sens jouissaient de leur intégrité ; la santé physique n’éprou-, väit'aucun dérangement, au moins à en, juger par, Ja régularité qui régnait dans jes fonctions digestives, dans les fonctions du cœur, des pou-, mons, etc. (On prescrivit un régime adoucissant 5 on ordonna plusieurs applications de sangsues au, cou.) L'état moral fut un moment plus satisfaisant, mais aujourd'hui la plus vive excitation existe, du côté du cerveau. | : | Le malade marche continuellement; il s’agite ;! chante , pousse des cris: la nuit, on ne peut le retenir au lit; il parle seul, fait un bruit qu'on entend à une grande distance, et divague généralement sur tous les points. La gêne qui a été signalée dans les mouvements de la langue, des mem bres supérieurs et inférieurs , est moins prononcée; mais au moment Où l'agitation cessera, il est pro-. bable que la paralysie aura gagné en intensité s c’est ce qui arrive habituellement. |
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"on | CONSIDÉRÉE CHEZ LES: ALIÉNÉS, 191