‹ De la paralysie considérée chez les aliénés. Recherches faites dans le service de feu M. Royer-Collard et de M. EsquirolChapitre 21 sur 122 · D2 LL DE LA PARALYSIE · texte numérisé non relu

D2 LL DE LA PARALYSIE

cinquième année ; le délire éclata presque subite- CÉEPAON LAS AURA \ Le j | |

ment; il s’étendit aussi loin que possible, mais

se calma des le commencement du troisième :

mois. Près d’un an d’épreuve semblait promettre upe guérison solide ; cependant le désordre des idées récidiva, et fut accompagné d’actes de violence; il fallut recourir à l'isolement. ‘

De prime abord, le malade se plaignit avec amertume d’avoir été séparé de sa femme et de

ses enfants ; bientôt abandonnant ce sujet il passa en revue les différents champs de bataille où il s'é-

tait trouvé ; sa figure était animée, il ne concevait

pas qu'on traitât de la sorte un défenseur de la parie; il élevait la voix, ei continuait à parler lors même qu'on ne l’écoutait plus. Les idées ne manquaient pas d’enchaînement, ‘mais toutes péchatent sous le rapport de la justesse et se faisaient remarquer par leur extravagance. La nuit, le dé-

lire se calmait à peine pendant quelques heurés ;

le jour, l'individu se montrait récalcitrant, diffis cile à conduire, menaçant de frapper, pour peu qu'on contrariât ses volontés ; on fut obligé de recourir à l'application d’une camisole de force,

et la permission de la promenade fut réservée pour

les moments où l'excitation fut moins vive.

Au milieu de tant de discours exubérants , il fut

facile de distinguer l'embarras de la prononcia-

tion: M. H** se reprenait jusqu’à trois fois avant

d’articuler certaines désinences ; la langue éprou-

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vait un commencement de paralysie. Les muscles

| du tronc , ceux des membres thorachiques , con- . “servaient sensiblement leur force première, mais à l’aide d’une observation attentive on distinguait une légère faiblesse dans lès membres abdominaux. Dans les instants où l’aliéné voulait donner du poids à ses menaces, en frappant la terre du pied, 1 ‘équilibre était sur le point de se romprez le corps vacillait et manquait d'assurance ; le sujet ne continuait à se tenir debout qu'en redoublant d’ef- L- forts; de même, quand il se promenait paisible- . ment dans la cour, les genoux pliatent quelque- | fois tout-à-coup. L'appétit était vif, les digestions | étaient actives ; la respiration s’exécutait librement; lé pouls et la ‘chaleur de la peau ne s’éloignaient point de LÉ normal; la santé physique ne lais- sait rien à désirer. (Bains journaliers émissions sanguines par intervalles , limonade.) * Depuis trois ans cet officier résiste à la funeste + influence de la paralysie générale ; à en juger par l'aspect de la figure, on le croirait jusqu'à un cer- tain point bien portant ; mais si on fait un retour . surle passé, on voit que sa constitution s’est beau- * coup détériorée; les épaules sont voûtées, l'œdème * a gagné les jambes; les mouvements sont lents Det embarrassés ; la démarche est vacillante, s’acè compagne de chutes ; le langage est plein de confu- ‘à sion , les idées sont bornées, ia démence fait des

i progrès ; la malpropreté va très loin ; l'individu :$e

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