‹ De la paralysie considérée chez les aliénés. Recherches faites dans le service de feu M. Royer-Collard et de M. EsquirolChapitre 22 sur 122 · LUN DE. AU PARA LME DATA AE · texte numérisé non relu

LUN DE. AU PARA LME DATA AE

dit empereur , se. livre. à une foule d’actes*insignifiants, et tend à une dégradation RrpAR ATEN

N° XIV. De PARALYSIE GÉNÉRALE SIMPLE AU DEUXIÈME DEGRÉ.

Prononciation difficile ; Sins qui lie sous le poids du corps; démarche’ “vacillante Qi cp FL Ki

1l'has bte) cuisinier, est uiéñél depuis onze mois ; il al toujours été employé dans des maisons : riches ; passant ses jours auprès des fourneaux; respirant l'odeur de la houille et du charbon. Sa conduite ‘était réguliere, et il ne. faisait d’excès en aucun genre. Ilrest marié > p’a pas encore trente-trois ans ; ses cheveux sont châtains , sa peau est brune , sa force moyenne, sa taille ordinaire. I n'a point éprouvé de contrariétés; j'ignore si ses père et mère ont eu: la raison saines une de ses cousines ést aliénée..

Au début les:accidents parurent ménter peu d'attention; le sujet se sentait: la tête lourde , manquait de mémoire ; n'était plus sùr de ce qu'il faisait. Un médecin; qu'il consulta, conseilla dé prendre un peu:derécréation, et promit qu ‘un repos de quelques jours dissiperait ce léger dérangement. Cependant, à mesure que le temps coulait,

l'individu perdait de:son aptitude morale et tome baït-dans la démence ;'il refusait de: travailler ;

{1) Service de M: Néuk doll,

prétendant avoir -acquis des” richesses immenses , “+

po

| CONSIDÉRÉE CHEZ LES ALIÉNÉS. ho ét disait même posséder des mines de diamants | Tout-à-coup éclate le délire le plus violent. Mobi- . lité sans égale, sommeil nul, vociférations ; Propos Le incohérents, actes désordonnés, appétit voraée, | malpropreté excessive, fureur. (On provoque l'isolément.) Au premierexamen, il est facile de reconnaître .que l’aliéné ne-prononce aucun mot sans se reprendre plusieurs fois de suite, chose tout-àfait insolite chez lui. Les membres abdominaux n’ont pas le degré de solidité qui leur est propre, et la démarche est chancelante. (Bains tous les | jours, saignées locales répétées (au cou), plus tard , un exutoire à la nuque.) L’acuité des symptômes disparaît en partie ; le sujet tombe dank d'état que nous allons décrire.

‘Physionomie stupide , intelligence tellement ré- |trécie que les questions Les plus ordinaires ne sont . plus comprises , mémoire abolie, défaut d'aptitude : à comparer deux idées et à tirer des conséquences de leur’ rapprochement.’ L'aliéné; incapable de s'occuper ( du soin de sa personne, ne distingue

plus.ce qui est propre de ce qui. ne l'est passerr ant, sans aucun but, dans la cour: de:son: infismierie , il mange tout ce qui tombé sous sa main. "a" santé - physique est exempte d’altération ; le malade à de l'appétit, digère bien, ne sc plaint jamais 5 il con- ‘serve l'usage de tousles sens mais la langue'et les extrémités inférieures sont sa influence délaparalysie générale: La prononciation exige de 2rands

à se | | D6 1 1\DE LA PARALYSIE,

efforts: à peine si les mots sont intelligibles. Quel-

quefois le sujet se tient assez droit et ne chancelle

pas d'une manière frappante ;'mais le plus souvent

les jambes s’affuissent sous le poids du tronc, la pro-

gression s'exécute par une série de mouvements qui ressemblent à ceux des gens ivres ; le paralytique tombe à la renverse; les bras agissent en tous sens, les mains peuvent exercer une compression assez forte, cependant il est probable que la faiblesse existe dans ces parties, mais à un léger degré. Au reste, quoique dans un état de démence profonde, cet homme est loin d'être toujours calme et de se laisser conduire en aveugle ; il a des instants d’agitation approchant de la fureur; on ést

obligé de le contenir. Il jure, s’emporte, vomit des

imprécations, menace ceux qui se trouvent dans son voisinage ; le pronostic ne laisse aucune espérance; la mort ne peut être que prochaine.

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