ANDE LA PARALYSIE
déux-mois et demi à peu près, avoir été aliéné | pendant vingt et un mois, et avoir donné pendant .
trois mois et demi seulement des signes certains
de paralysie générale. Peut-être la lésion des mouvements existait long-temps avant d’avoir été aperque: l'individu n'était pas soumis à.l' observation des médecins , il faut rester dans le doute.
Autopsie du corps.
Le cadavre est maigre; il existe au dos et aux jambes des eschares gangréneuses extrêmement profondes. |
Crâne. Les os sont faciles à briser; leur table interne laisse voir çà et là des enfoncements qui vont presque jusqu’au diploé, et correspondent à, des saillies que forment de petits fongus qui ont traversé l'enveloppe fibreuse du cerveau. ira os
La dure-mère incisée, on recueille la sérosité qui s'écoule de la grande cavité de l’arachnoïde; le
liquideest sanguinolent, et sa quantité S ‘élève as
trois onces. : an E On aperçoit sur le mtieNE sur la partie aies rieure et sur plusieurs autres points, des hémisphères cérébraux, des végétations en forme de mûres; ces végétations sont peu volumineuses, naissent de la face externe de la pie-mère, et sont! recouvertes par le feuillet cérébral de l’arachnoïde.# La membrane résultant de l'adossement du feuil=, let cérébral de la séreuse avec la lame externe de,
Ja pie-mère est singulièremént infiltrée de sérosités elle est épaisse, opaque, tenace; mais elle n’est . pas généralement altéréc. Sur les côtés du cerveau, | en arrière, en devant, dans toute l'étendue de sa base, les méninges ont leur épaisseur naturelle ou à peu près, et ne sont nullement pénétrées de liquide ; leurs petits vaisseaux contiennent du sang, et sur toute la périphérie du cerveau il existe une rougeur vive.
Je fais des efforts pour séparer la pie-mère des circonvolutions , en commençant par les endroits : où l'æœdème des membranes est plus prononcé;
j'enlèvetoute la substance grise superficielle ; je re-
double d'attention, et cherche à opérer une dis-
section avec le bistouri : le résultat est le mêine ;
il n’est pas une place où la substance grise n'ait contracté des adhérences, et ne forme à la pie- mére une doublure de près d’une demi- ligne d'é- | paisseur.
Le cerveau , dépouillé de ses membranes, a un.
: né remarquable ; il est amie ve comme Vs | : J'examine la substance grise qui adhère à la pie-mère ; ; cette substance est molle comme de ge bouillie; ; Sa couleur est grise.
" La substance corticale, à une certaine profon- “dur, n'est pas injectée et offre la couleur cendrée qui Jui est propre Elle: est: criblée de petits vaisseaux vides ; qu’on apercoit à chaque nouvelle in-
Cr
98 | DE LA PARALYSIE; 0 OR cision; élle est douéé de la consistance qui est propre à l'état sain | Vo 2 TRS
La substance blanche a la consistance et la coloration qu'on regarde comme normales ; mais elle présente dans son épaisseur de nombreux filets . rouges : ce sont des vaisseaux capillaires gorgés de
sang. | à.
Les ventricules latéraux sont larges; il s’en échappe deux onces de sérosité; leur membrane est, un peu rousse; elle est inégale, et hérissée de villosités. En enfonçant la lame du scalpel au-dessous de cette membrane, on s'aperçoit que la pulpe qui forme les parois ventriculaires est endurcte; elle résiste à de grands efforts de traction, etse déchire difficilement.
Les granulations ont acquis un A tel dans le quatrième ventricule , qu’elles ressemblent à de petits bourgeons nés sur la membrane propre, et lui donnent l'aspect désigné sous lenom de chair de poule ; on les sent avec le doigt ; elles remontent vers l’aqueduc de Sylvius, et descendent sur le calamus scriptorius. FL
Le cervelet adhère à l’arachnoïde; sa Fa su- pérficielle se détache avec cette membrane; la por+ tion adhérente est molle. La consistance générale de l'organe est diminuée; mais il n’a pas ma 4 un. xamollissement proprément dit. :°
Rien de particulier dans le corps calleux, la cloison transparente, la voûte à trois piliers , les:
; CONSIDÉRÉE CHEZ LES ALTÉNÉS. 99 couches optiques, les corps striés , les pédoncules du cerveau, les pédoncules du cervelet, le pont de. Varole, etc.
Il s'écoule une cuillerée à deux de sérosité du canal rachidien; il s’est effectué un épanchement de sang entre l'arc postérieur des quatre dernières vertèbres cervicales, des deux premières dorsales et la face externe de la dure-mere; le sang est coa- gulé; le caillot à cinq lignes d'épaisseur , repose sur la membrane fibreuse, mais s’en détache facilement : on juge à la couleur de terre sarguemine qu'offre l'épanchement, qu'il est ancien: il n’exérce aucune compression , au moins la moelle a son calibre ordinaire ; et n’est nullement aplatie. Les olives , les pyramides , la moelle alongée , la moelle épinière, sont à l’état sain. :
Poitrine. Les poumons sont vastes, crépitants, libres d'adhérences ; la plèvre costale , vers le diaphragme, à gauche HONG EIORICRRS est te ct un peu infiltrée.
Le Cœur n'a rien offert de particulier.
Abdomen. La membrane interne de l’ estomac , . le long du grand cul-de-sac , vers le pylore surtout, présente une surface très inégale ; ; en y regardant
.… de près, les villosités semblent gonflées et saignan- i tes, comme si on les eût rudement froissées. Dans le duodénum les villosités sont noires. Dans l'in-
» testin grêle on trouve des matières semi-liquides
assez bien liées ; les villosités sont brunes. Rien de
ds à.
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