‹ De la paralysie considérée chez les aliénés. Recherches faites dans le service de feu M. Royer-Collard et de M. EsquirolChapitre 74 sur 122 · itise LA PARALYSIE · texte numérisé non relu

itise LA PARALYSIE

du corps. Personne ne contesta j'Ékistohie de la paralysie générale, et M. Royer-Collard déclara la maladie au-dessus de toute espèce de res:

… source. + à Au bout de vingt jours, P*** a un accès d’ épis lepsie. Étant assis auprès d’une table, il est renversé sur lé carreau, sans connaissance, à à TE É secousses convulsives et reste huit minutes dans là 4 stupeur. Appelé pour lui porter secours, je le À trouye étendu sur le dos, ayant les yeux renversés , 1 la face immobile, le pouls presque naturel : le * soir, il se portait comme de coutume. |

. Au commencement de l'été, le physique com- w menca à se dégrader. Get aliéné n'avait eu ses ac- | cès d’épilepsie que de loin en loin ; depuis long= ÿ temps l’intelligence était d’une extrême faiblesse, « et les jambes ne pouvaient plus , pour ‘ainsi dire, | À servir à Ja locomotion. Le sujet marchait un peus 1 mais ses genoux fléchissaient , et une prévoyance M instinctive l’engageait à rester assis. Il parlait ra À rement, et considérait d'un regard indifférent tout | | ce qui se passait autour de lui, sans y prendre : part. Il mangeait bien, se salissait souvent avec. À ses déjections et offrait tous les caractères propiei * à la démence. Les bras agissaient encore; mais” 1 leur force était singulièrement diminuée : las sen.

sibilité existait sur tous les points du |corpss do paralysie était . également ne à droite et à.

gauche, F4 ds Re ". À

* Au mois d'août, la progression devint absolu»

| Ébent impossible : le malade commença à rester à . demeure sur un fauteuil, et il fut facile de prévoir sa fin prochaine. Ses forces étaient presque totale. ment épuisées ; il ne prenait plus que des liquides, et rendait cinq à six selles en vingt-quatre heures:

‘ses déjections alvines manquaient de consistance.

gonie.

due, forme des rides et paraît affaissée.

11 mourut vers le milieu de septembre, et n'offrit

aucun symptôme cérébral particulier pendant l’a-

Autopsie du corps. pb

Le crâne est sain. En enlevant sa voûte osseuse,

on s'aperçoit que les hémisphères cérébraux vis-à-

vis de l'os frontal, ne remplissent pas la cavité de

a dure-mèere: cette membrane, au lieu d'être ten-

En pénétrant dans la grande cavité de l’arachs noïde ,. on donne issue à de la sérosité sanguino-

. lente dont la quantité s'élève à trois onces à peu près. L'arachnoïde cérébrale et la pie-mère sont épaissies, ét d'une couleur bleuêtre sur la face

supérieure des hémisphères cérébraux principale

ment. La pie-mère est soudée aux circonvolutons

dans un grand nombre de. points, la substance

» grise est légèrement teinte eñ rouge.

A la partie supérieure du-lohe müyen du côté

. droit, on découvre une altération locale. Géité

1-7 * à \ f à ne altération consisté en une ercabation superficielle

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d’un pouce de long sur six lignes de large, dirigée | suivant la longueur d’une circonvolution : la mé- ! ningine et la méningette la recouvrent sans adhé- ! rer à ses parois. En enlevant les membranes on. voit qu'il s’est effectué une perte de substañces | da substance grise a disparu entièrement; la substance blanche est même usée dans la profondeur %

d'une ligne environ. La cavité est exempte de (e) F > r*

cune matière particulière.

La substance blanche, examinée dans les diffé-

rents poinis du cerveau, paraît saine; le cervelet et la moelle alongée sont jugés sains.

Poitrine. Rien de particulier du côté du cœur .

et du côté des poumons. | . Abdomen. Les villosités de l'estomac, ainsi que

les villosités de l'iléon présentent une coloration |

/ noire.

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