‹ De la paralysie considérée chez les aliénés. Recherches faites dans le service de feu M. Royer-Collard et de M. EsquirolChapitre 76 sur 122 · ACER 4 268 111 DE LA PARALYSIE · texte numérisé non relu

ACER 4 268 111 DE LA PARALYSIE

tel qu'il a coutume d'être depuis long-temps. TÈ | commence de nouveau à se lever et végétera jus- | qu'à ce que de nouveaux accidents viennent l'as- | saillir. | da à N° LIT, — PARALYSIE GÉNÉRALE AU DEUXIÈME DEGRÉ ; ho PHÉNUMÈNES CONVULSIFS, ‘#

Monomanie ; idées de luxe et de richesses ; embarras dans la langue; \ faiblesse des membres abdominaux ; par intervalles, de de congestion sanguine vers la tête; au bout de six mois, démence: 14 augmentation de la paralysie ; dans le cours du septième mois, sé 4 cousses convulsives dans Fou les points du système musculaire loco- L

moteur (1). 1

M. Julien T**, âgé de trente-deux ans, est … marié depuis cinq années, et occupait autrefois un emploi de préposé aux douanes. Une constitu- | tion brune, des proportions régulières , un heureux développement des cavités splanchniques , une véritable vigueur de jeunesse, semblaient pro= " metire une vie longue et une santé exempte de M troubles. Il n’a point de parents aliénés, a reçu. de l'éducation, a des mœurs douces et un caractère toujours égal. Étant jeune, il a abusé des femmes , et a été soumis par deux fois à destrai- M tements anti-vénériens; il a dévoré beaucoup dessf chagrins , et pendant plus de quinze mois a versé à des pleurs à l'insu de sa famiile. 0

En 1824, après un longséjour au lit, occasioné par une phlegmasie intestinale, cet homme perd la

(1) Service de M. Royer-Collard.

Pen 1

CONSIDÉRÉE CHEZ LES ALIÉNÉS. 269 - raison dans un court délai, et l’on commence à à D. des PES de paralysie générale vers l4

: he malade éprouve une joie ALL et a la férié . persuasion que la fortune l’a tout- -à-coup comblé | de faveurs. Il affiche une grande générosité, s’ima-

À \gine que ses richesses sont immenses et promet à

à tout le monde de l'or, des rubis et des perles, Les

applications de sangsues , l'emploi des révulsifs établis derrière le cou- n'ayant procuré aucun ‘ . changement tire > On at la réclu- sion.

| Au moment de la premiére investigation (août 1824), M. T** présenta d’ abord les apparences de A la plus brillante santé; la figure était pleine, convenablement colorée, et le système musculaire fortement dessiné sous la peau, les digestions étaient » rapides ; appétit vif, respiration facile. L’ espérance “se dissipe sans retour aussitôt qu’on arrive à l'exa- | men des fonctions cérébrales. Le sujet n’à pas l'intelligence abolie, mais elle ne conserve pas,

à beaucoup près, sa vigueur premiere. Il n est. . pas agité , mais aussitôt qu'on lui prète un peu d'attention , il s'étend. avec plaisir sur l'éclat de sa “fortune , et se perd dans les rêveries du iuxe le plus extravagant. Il marche FAIM tout le jour à remue facilement les jambes ; cépendant sa dé- märéhe a quelque chôse de cadencé , dans certains”

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moments les du s'embarrassentl'un dans} autre. À Il prononce difficilement les finales des mots, se reprend deux, trois fois ; et emploie, beaucou +4 temps à s'exprimer. Ses bras n'offreut aucun ins dice de faiblesse ; les organes des sens exéeutent lit. brement leurs fonctions. (Bains, tisanes délayantes,} saignées locales, régime peu réparateur ; plus tard 4) ”)) exutoire à la nuque.) : sf :: 10 + Cinq mois s’écoulérent sans changements a0a tables seulement à différentes reprises; la faiblesse des extrémités inférieures ,; l'embarras de la lan gue .parurent instantanément redoublés ; espèce | d'étonnement , de stupidité; air hébété, progres- | sion moins solide, mots inintelligibles, absolument ÿ comme s'il se fût formé vers la tête un commente cement de congestion sanguine. Gants il autres fonctions. se maintenaient dans un juste À équilibre ,et il ne suryenait aucuR symptôme ai aigu Quarante-huit heures plus tard, on ne: mes pour, l’ordinaire aucune, trace af accidents en} question, :. | a8 ha a.

Dans le cours de anvier 1825! (six mois sde sé- | | jour : à Charenton); le cerveau s 'affecta plus, prû=) “

liers ; ; et ne se mm même pas Les avoir : priss. d la démence augmentait d’une manière effrayante ; }

d'une semaine à l’autre ses progrès devenaient plus

| É Ne M

CONSIDÉRÉE (OHEZ LES ALTÉNÉS. 294.

sensibles. D'un autre côté la paralysie générale menacait d'atteindre son plus haut degré. Le: malade écartait les bras en marchant; l'équilibre du tronc était mal assuré, et tout en parcourant ‘un long corridor avec assez de vitesse; l’aliéné laissait trafner ses pieds, ce qui donnait à la progression un aspect tout particulier. Les membres thorachiques servaient encore à tous les usages qui leur sont propres : les sens ne présentaient rien de particulier. (Cet homme abandonne sa chambre, et passe à l’infirmerie.)

Le mois suivant (sept mois de réclusion ) , | maladie se complique de nouveaux éra ArRe te figure est colorée, l'œil brillants le délire est signalé par des cris , des mouvements d’impatience; on observe des secousses convulsives dans les bras et dans les jambes; la tête et le tronc ne restent pas un instant en repos , les muscles de chaque ré-

gion se contractent sans cesse et tout le corps s’ébranle à la fois. La peau est brûlante, couverte de sueur; la langue est rouge et sèche , le pouls fré- .quent , la soif difficile à éteindre; en vain on adresse la parole au malade, il ne paraît pas avoir conscience de-ce qui se passe autour de lui. (Sangsues derrière les oreilles, applications | froides sur la tête, lavements laxatifs ,‘tisanes dé- “layantes. ) Les symptômes aigus diminuent (la fièvre, la soif, la chaleur, etc ); mais, pendant trois jours, les mouvements cloniques continuent

272 Me LA PARALYSIE, non

sans sr pts le quatrième , ils disparaissent, à et le malade se plaint d’une excessive fatigue,

T** vivait encore vingt jours plus tard : deses-, chares gangréneuses profondes commençaient 4 se former sur nie points du Corps ; la mai-iw greur était excessive; l'intelligence était rigoureusement effacée ; le malade fut soustrait à notre fl observation, et mourut probablement peu dell Ai temps MyLes j | 44 |

N° LIII. — PARALYSIE GÉNÉRALE AU DEUXIÈME DEGRÉ J PHÉNOMÈNES CONVULSIFS.

Monomanie des richesses ; embarras dans la prononciation ; jambes faibles ; démence. La paralysie générale fait des progrès ; état co- 4 mateux; convulsions de la face et de la moitié droite du corpss sensibilité abolie de ce côté; mort. — Sérosité rougeâtre dans la. grande cavité de l’arachnoïde ; œdème et épaississement de la méningine et de la méningette ; adhérence de la pie-mère au cer- si veau ; substance grise qui s’enlève par plaques; défaut de consi- a slance dans la pulpe; couleur lilas. Substance blanche, sabiée: … on) substance grise du cervelet , bleuätre (1). j

: En 1820 l'aliénation mentale débuta tout-à-. coup chez un père de famille qui, plus tard, vint, 4 terminer ses jours dans l'établissement, et dont W

pe a

; nous traçons ici l'observation. Get homme , âgé + de trente-sept ans, avait reçu de l'éducation, pos-, M sédait de la fortune, et ayait fait des excès d’abord, 1 avec des maîtresses, ensuite avec une épouse. à | d’une constitution éminemment ardente. Il n° avait: he 4 jamais abusé du vin, du café, des liqueurs alcoo-

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CONSIDÉRÉE GnEz LES ALIÉNÉS. 295 f liques ét on ne lui connaissait aucun parent aliéné, . La maladie paraissait avoir été déterminée par l’ac- . tion d’un soleil brûlant que le sujet avait recu à plomb sur la tête, et qui avait produit une espèce … de rubéfaction de la figure. Pendant long-temps, il avait éprouvé des chagrins domestiques aux- quels la famille attachait peu d'importance, mais qui l'avaient vivement affecté; quelques jours avant le début des accidents , le malade avait fait | des opérations de commerce qui lui avaient rapporté beaucoup d’argent et s'était abandonné à - une joie déraisonnable.

Les premiers symptômes s'étaient annoncés sous les apparences les plus fâcheuses; le sujet, sans se livrer à aucun désordre d’action, et tout en conservant sa douceur et sa tranquillité habituelles, écrivait une foule de choses propres à caractériser l’aliénation. 11 voulait faire bâtir un bas zar, et prétendait pouvoir rivaliser de luxe avec … les cours les plus puissantes; il n’entendait plus * rien aux affaires , et dissipait sa fortune » pensant … réellement posséder des trésors inépuisables. ( On … provoque la réclusion, on applique un traitement méthodique.i} La maladie cérébrale prend très promptementun accroissement qui ne laisse aucune espérance : la mémoire se perd, le jugement … Paffaiblit; l'indifférence est extrême, la malpro- preté excessive; cet aliéné conserve à peine le souvenir de sa femme et de ses enfants , et dit

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