‹ De la paralysie considérée chez les aliénés. Recherches faites dans le service de feu M. Royer-Collard et de M. EsquirolChapitre 77 sur 122 · PE · texte numérisé non relu

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prononcialion nécessitait des efforts qu'on aperce= | yait en suivant avec attention les mouvements de

37% ANNEE La PARALYEE; 0) tout ce qui lui vient à l'esprit ; sês discours Liv dénués de sens, et ses propos incohérents; on observé en un mot les DHIRENNRAE signes de’ la dé

mehce. La | | Mot.

ses ont son in dc la een et ts tete avaient perdu en grande partie leur mobilité ; le malade se reprenait plusieurs fois en parlant eh ne pouvait prononcer distinetement les mots. En le \ suivant de l'œil à la promenade; on s’apercevait | dans certains instanis que les jambes manquaient de force, la progression était pénible ; du reste la ” sanié physique paraissait fort bonne.

: Au commencement de la quatrième année; dans À l'hiver, l'état du sujet rs’aggrava d’une maniere sensible : il passait la journée dans le voisinage du poêle, la tôte penchée tantôt sur une épaule; tan- | tôt sur l'autre. Sa physionomie était stupide; à mangeait d'une njanière qui inspirait le dégoût; 1 paraissait étranger à toute espèce de sensation # agréable; sés idées étaient insignifiantes, détachées. et deyenaient on ne peut pis rares. Lai

lèvres , desjoues et même du gosier ; la pluparsies mots étaient inintelligibles. L’aliéné avait pout ba bitude de se tenir debout une partie de la journée. sans que cette attitude parût le fatiguer : par ui contraste bizarre, dès qu'il essayait de marcher

4 Te jambes ne pouvaient plus snpporter le poids : - du corps , et, pour prévenir une chute, le milade : se hâtait de prendre un point d'appui contre la muraille ou contre tout autre objci résistant: Les

mains conservaient manifestementun degré de mo-

bilité plus étendu, mais. leurs efforts de contrac-

tion se bornaïent à peu de chose. Les impressions

douloureuses étaient vivement senties ; les organes

des sens exécutaient régulièrement leurs fonctions; fa figure s’altérait; la maigreur gagnait toutes les

} «parties du corps; cependant on n’observait pas de

symptômes fébriles, et il n'existait aucun signe

qui püt faire soupconner un dérangement dans le

ventre ou dans la poitrine. | | Dix mois plus tard, les accidents étaient encore

dans le même état. L’infirmier qui, le soir, avait.

- couché le malade le trouva ; le matin suivant,

étendu sur le dos et sans connaissance; la bouche

. étaittirée à droite et les lèvres étaient agitées de

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mouvements convulsifs, Le bras et la jambe du côté droit par aissaient à peu près frappés de resolution ,

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mais ils ne restaient pas une seconde en repos, &

.… laissaient voir une succession non interrompue de

secousses involontaires, dont le sujet n'avait pas même conseience : ces parties ne sentaient plus ;, a chaleur y était diminuée, Dans toute la partie … gauche dutronc,onn 'apercevait rien de semblable; le bras, la main, le pied, la jambe, conservaient

la polie radjgrinte dont ils jouissaient aupara=

À saisi da 3 RME ERP

chaine.) Saignée du bras, sangsues à la base. de. Ja mâchoire, vésicatoire aux deux FRE deux

moment où la vie cesse. TUE

. due par une énorme quantité de sérosité rougeûtre,

à droite, L Lai sur les côtésdes lobes , à la’

29611 DU DE LA PARALYSIE, | vant: leur sensibilité n avait point disp aru ; le pouls était: fréquent et battait avec force : carus, déjections involontaires. (Craintes d'une mort pro=.

demi-lavements purgatifs. | ‘hi Lelendemain , même libertéd’action dans le côté

gauche , mêmes phénomènes dans le côté droit. Lal} figure est rouge, la peau brûlante et la langue. très sèche ; fréquence extrême du pouls : : connais sance, nulle. | : KP Mort le troisième jour. Les symptômes convulsifs et les symptômes généraux persistent jusqu'au

Autopsie du corps. NU

Tête. La boîte osseuse n’a rien offert de remar=,. à quable : la dure-mère n'a pas contracté d’adhé- 3 rences avec la voûte du crâne. | Le Là J'incise la poche fibreuse : le cerveau , Fo de ses enveloppes, paraît d’un petit volume ; mais toute la grande cavité de l’arachnoïde est disten-

qui s'écoule en nappe, et laisse à nu la masse encéphalique ; on retire le cerveau du crâne, et | l'attention est fixée sur l’arachnoïde cérébrale et | sur la pie-mère. Ces deux membranes, examinées 1

CONSIDÉRÉE CHEZ LES ALIÉNÉS.” 277 bite du cerveau, etc. , présentent un épaississement notable et un aspect opalin; on fait des efforts pour les séparer du pourtour du cerveau, en commençant par l'hémisphère droit; on trouve, presque

partout, la substance corticale soudée avec la

pie-mère, et lorsqu'on enlève cette membrane, la pulpe cérébrale la suit. La substance grise qui a été enlevée avec la pie-mère est ramollie, offre la teinte violacée, lie-de-vin. En examinant l’hémisphère qu’on vient de dépouiller de ses membranes, on le trouve raboteur, inégal, comme écorché ; avant de l’entamer avec l'instrument tranchant, nous examinons si les méninges du côté gauche ont également contracté des adhérences avéc la substance corticale, et si cette substance a subi les altérations mentionnées tout à l'heure : d’abord l'enveloppe membraneuse semble n'offrir qu’une faible résistance et se détache facilement, mais bientôt nous rencontrons des adhérences multipliées, et la substance grisé paraît M A ment malade.

On promène la lame du sémel à la superficie des circonvolutions de l’un et de l’autre hémibe. et, en pressant légèrement, on racle la substance corticale dont on enlève une demi-

. ligne à peu près, sous forme d’une pulpe molle et Wide couleur lilas; on coupe par tranches le reste de

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la substance grise, et cela dans toute son étendues | Partout la couleur grise a été remplacée par la tei nte

DST 0) DE LA PARALYSIE, it violacée. qui a été mentionnée dés le principe. 4 La substance blanche est examinée à sOn tour : b / saconsistance n’est pas altérée ; sa coloration est naturelle ; cependant , dans quelques points ; € le à offre une foule dé petites gouttelettes sanguino= 4 lentes, qui lui donnent l'aspect sablé. 4 * Les ventricules latéraux sont distendus par de ‘1 la sérosité, dont la quantité est évaluée à deux onces de chaque côte. | | Les enveloppes du cervelet s’enlèvent sans diff 4 culté; la substance grise est très boursouflée , et sa coloration est vraiment bleuâtre. Les cornes d'Ammon et les corps striés avaient offert quelque chose d’analogue. rs 44 Le prolongement rachidien , entouré de 565 enveloppes, est retiré avec précaution du canal osseux qui Jui sert d'étui: la sérosité a pénétré jusqu'à … sa partie la plus déclive , ets écoule au moment où … l’on incise la dure-mére.. Les membranes D ’adhèrent point à la moelle, qui ne présente aucune, des À altérations notéés dans Îe cerveau. L' et | Poitrine. À droite et à gauche, jes poumons À adhérent aux plèvres costales. L'adhérence paraît M ancienne ; à droite, le’ fond de la cavité pectorale contient six onces pe sérosité trouble. Les deux poumous sont tubereuleux ; les tubereulés sont gros. COIMmmMe des pois; il n'y en à pas en supp. À ation. — Le cœur paraît à l'état normal.

Abdomen. L'estomac est fendu , suivant la dig

rection de sa grande courbure : sà membrane in-

terne est enduite d’un mucus blafard ; qui finit par

se détacher à force de lavages. La membrane restéeà nu est pointillée en rouge; dans. quelques pointsil existé des plaques en forme d’ecchymoses, ét le tissu muqueux semble usé. Je ne sais si celte

usure est le résultat d’une phlegtasie, Dans le

duodénum on ne trouve plus ni stries rougés, ni ecchyMoses , mais les villosités sont toutes noir tres ; au contraire les villosités de l'intestin grèle sont grisàtres. -

Il n'existait rien de notable dans les autres organes € abdominaux.

N° LIV. Mélancolie; guérison; rechute; démence; prononciation difficile , progression incertaine, tremblements généraux. Plus tard, paralysie générale au dernier degré, mouvements cloniques, mort. — Sérosité dans la grande cavité de l’arachnoïde, altération générale de la substance grise ; substance blanche consistante (1).

D***, âgé de quarante-deux ans, célibataire, d'une

taille peu élevée, d'une constitution biliéuse bien

prononcée , aeu un premier acces de monomanie au commencement de 1809 ; d'abord cet accès

parut céder à un traitement méthodique que fut appliqué dans un établissement spécial, mais il

réeidiva au bout d’un délai fort court, attendu

à | que l'isolement avait cessé beaucoup trop tôt. Con- 4 duit à Charenton en 1810, cet homme laissa voir

: & Service de M, Buse Gold.

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