‹ De la paralysie considérée chez les aliénés. Recherches faites dans le service de feu M. Royer-Collard et de M. EsquirolChapitre 78 sur 122 · DE LA PARALYSIES À · texte numérisé non relu

DE LA PARALYSIES À

les signes qui caractérisent Ja monomanie : “moro-" |

sité sombre, tendance à l'isolement, interpréta- 4 tions sinistres, penchant au suicide, ete. Les ten-

tatives qu'on fit pour ie rappeler à la raison furent.

moins heureuses que la première fois. Au bout de | quelques années l'intelligence s’affaiblit, et le dé- M lire devint beaucoup plus général qu'auparavant. 4 Les idées fixes avaient fait place à une agitation | vive; on remarquait surtout une loquacité inta- 4 rissable et un besoin irrésistible de marcher: ce ï violent exercice épuisait les forces. À la longue, l'agitation se calma, mais la démence survint aussitôt, et la vie du malade fut FORATIERE végé-

tative.

L’isolëment durait depuis treize années, quand on s’aperçut que la prononciation n’était plus nette M cornme autrefois ; la voix Ctait tremblotante ; et les il sons étaient difficilement articulés. De son propre + aveu le sujet devenait chaque jour moins fort, et w souvent, en marchant, il sentait ses jambes plier 1 sous le poids du corps. Ces symptômes avaient été À

précédés d’un tremblement qui avait commeñcé

par les bras , et qui s'était ensuite propagé à la tête M et au tronc, La santé physique n’éprouvait aucun dérangement sensible; la température de la peau, l'état du pouls , n'offraient aucune indication PRE 1 ticulière. Le malade répugnait à se soumettre à un 11 traitement ; on attendit tout en observant la marche des accidents. | i House € 20

de l'hiver de 1824, l’aliéné tombait à chaque pas ;

are GHÉZ LES ALIÉNÉS. 281

La paralysie générale augmenta graduellement Bénin toute la fin de 1823 ; au commencement

il abandonna sa chambre et se rendit à l’infirmerie,

.. Nous avions rarement vu la paralysie générale se

compliquer de tremblements aussi marqués et aussi étendus. La tête ne restait pas une seconde dans la même position; les lèvres, les bras , les cuisses, les jambes , étaient le siège de frémissements qui

imprimaient à tout le système musculaire une espèce de mouvement ondulatoire continuel et qui

persistait, soit que le sujet se tint debout, soit qu'il

füt assis ou couché. La voix était presque convulsive ; la progression commençait à être difficile ; le malade perdait l'appétit; sa HEURE était rouge ; il était excité, parlait plus qu’à l'ordinaire, riait souvent aux éclats, et ne sentait pas sa fâcheuse situation. ( Sangsues au cou à plusieurs reprises, pédiluves irritants, Ramos délayantes en abon-

-dances) 1:

Au commencement d'avril, D°** cessa de se lever ; les tremblements s'étaient changés en véritables secousses convulsives et permanentes, qui, par leur aspect, avaient une frappanie analogie aveciles

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