convulsions que provoque l'administration de la
noix vornique. Le sujet conservait encore sa con- -naissance , et souriait en voyant le mouvement que
son corps imprimait à ses couvertures; l'intelligence
; était | presque abolie; les pupilles étaient très lar ges,
282 NACRE CA PARALYBIE, | 100
à peu près immobiles ; Ja sensibilité était conservée
dans toutes les parties du corps; les organes de
la vue, de l'ouie, de l’odorat , étaient encore légé- : | rement impressionnables; le pôuls était fébrilé} | l'estomac ne supportait plus que le bouillon, tout | annonçait une mort prompte. L'individu résista |
jusqu'au mois de mai : les mouvements convulsifs
dés quatre membres et du tronc re cessèrent qu'a- A vec là vie, Dans les derniers instants , le maladé M n'avait plus de connaissance, mais il sentait.en= M
core/vivement la douleur. Il avait de la fiévré; la peau était couverte de sueur; la langue était desséchée ; les déjections coulaient involontairement,
Autopste du corps.
Tête. La voûte du crâne est fort mince, eton … l'isole facilement de la dure-mére. Cette mem-=
brane n’est pas injectée.
Je pénètre dans la grande cavité de l’arachnoïdes;
cette cavité est remplie par de la sérositéilimpide dont la quantité est évaluée à six onces.
L'enveloppe qui résulte de la réunion de l’arach-
noïde cérébrale avec la pie-mère, est mince, tran-
sparente ; dépourvue d'injection et d'infiltration,
et son aspect diffère totalement de celui que pré- |
sentent ordinairement lés méninges des paralytiques. he ; vise La pie-mère n’adhère pas à la superficie du cér-
veau; ‘elle s’enlève facilement et sans endommager : Ja substance corticale.
Aussitôt que-le cerveau est dépouillé de ses
£ “membranes , nous l'examinons avant de pratiquer
L aucune coupure, dans toute sa périphérie :, cet OT- - gane présente une rougeur érysipélateuse ; à l'in- . térieur la substance grise est comme ‘boursouflée , | comme tuméfice; on dirait qu’elle a été mélangée . avec une matière colorante violacée ; son aspect est comparable à celui de la lie-de-vin : la consistance À n'est cependant pas altérée. ; | La substance blanche, et ORAN UT dans le 1 voisinage des ventricules , est très consistante : elle est comme imprégnée de sang liquide qui suinte de toutes parts, sous forme de gouttelettes.
Il n’y à pas de sérosité dans les ventricules latéraux ; les parties qui concourent à leur formation se trouvent fermes et résistantes.
H n'ekiste pas d’altérations locales dans ls corps striés, dans les couches optiques , la voûte à trois piliers , le septum lucidum, le corps calleux, les commissures, les pédoncules du cerveau dans la protubérance, etc. , 4 D ‘Le cervelet se sépare facilement de ses mem- “ branes, il a ic degré de consistance normal , mais à la couleur de sa substance grise ressemble à celle . dela substance grise du cerveau.
… Le canal rachidién est ouvert avec précaution : 2 ne s'écoule pas de liquide de l’étui membraneux
mn” D'OR N e
284 WADE ‘LA: PAPRALYSIERS NU A à
qui protège la moelle ; la consistance para r natu ‘1
relle, sa substance grise est couleur lilas.” k. Thorax. Les poumons sont parfaitement crépi-
tahts; le cœur et les gros vaisseaux parieosss i
sains. *° #4)
cun Au dans Ia rate, le ue la vessie, x 4 les reins. ] 2 4
La surface interne de d estomac est décolorée.— M 4 La membrane muqueuse du duodénum présente | 1 une blancheur parfaite. Les intestins grêles sont 1 singulièrement rétrécis; en aucun point ils ne peu- à { vent loger le bout du petit doigt; ils n’offrent au- 4 cune trace de rougeur. — Le cæcum est rempli de 1 matières dures et comme calculeuses; sa citcon= … férence est appliquée sur ces espèces de pelotes stercorales , et les vaisseaux capillaires de la mem- | brane muqueuse sont notablement injectés —Dans « le rectum et dans toutes/les portions du colon on ni renconire des matières fécales endurcies et une M
vive injection.
fé ‘# ‘ 1er N° LV. — PARALYSIE : GÉNÉRALE AU TROISIÈME DEGRÉ,
PHÉNOMENES ANNEE
» Bizarreries; excitation. Manie aiguë, actes désordonnés; prononciation obscure; faiblesse des membres pelviens. La paralysie augmente graduellement, le délire persiste, le sujet tombe dans la