ES E EUR
démence. Pendant cinq jours , mouvements cloniques dans les qua-
tre membres; le sixième, cessation des accidents : mort au bout
de quelques semaines. — Sérosité dans la cavité de l’arachnoïde ;
injection et infiltration de la pie-mère et de l’arachnoïde céré-
| brale; quelques adhérences entre la pic-mère et le cerveau; sérosité dans des Fécnonles latéraux (1),
LA
C.., employé din: les contributions directes , d'un caractère léger, étourdi, AIDES beaucoup la . chasse et les 548 0 contracte, à vingt ans, une
- affection vénérienne , qu’il traite par le mercure et sans aucun ménagement. Sa barbe et ses cheveux tombent; il est rétabli à trente ans , et fait un ma- » riagc d’inclination.
A trente-quatre ans, il éprouve des contrariétés » dans son intérieur et craint de perdre son emploi : | l'étendue de son intelligence diminue sensiblex . ment. Les personnes qui le connaissent de longue à | date s’aperçoivent qu'il est excité, il ne peut rer . ter un instant en place, court continuellement à à . cheval et s’'abandonne à une gaieté extravagante; L cependant il vaque encore à ses travaux, et s'en
$ acquitte avec la plus Hate exactitude. Cet état » de choses continue jusqu’à trente-six ans.
j 1 À cette époque, l'aliénation n'est plus douteuse:
… (i) Service de M. Royer-Collard,
286 cu DE LA PARALYSIE, TN à st l'individu est aoetle de tenir ses livres « et 0) obligé de rectifier tout ce qu'il fait; in D de mémoire ; ; il passe, dans la même heure , d joie excessive à une tristesse profonde ; il ne
qu vil est contrarié. ï
. Atrente-sept ans, il s abandonne à à la boisson h se ivre à la masturbation, et commence à man quer d'assurance en marchant. I est encore pl difficile à contenir qu’autrefois ; il passe une par tie du jour à cheval , s'habille d’une manière bizarre, galope sans ménagement au milieu des rues, et fait des gestes qui attirent la multitude autour de” lui. (On est forcé de provoquer l'isolement.
Cet homme entra à Charenton au milieu des.
fortes chaleurs du mois d’août. Depuis quelqu jours, il souffrait de l'estomac et vomissait se aliments. On n’observait cependant ni fièvre, ni. chaleur à la peau, ni altération des traits dela face: M son médecin l'avait saigné, avait prescrit la diète 4 et l’usag e des boissons déiayantes. Sa gaieté nai | vait point de bornes; il courait seul dans le pro-\. menoir, poussait de grands éclats de rire, ét s'a- ! musait à la manière des enfants. Aussitôt qu’il m'aperçoit il m'embrasse. me prend pour son frère, ° et m'engage à partager ses amusements. Après | beaucoup de peine je parviens à fixer un instant M sa mobilité; mais il lui est impossible de rester. en place et il s'échappe: La langue était sensible 4 ë
CEE
| CoNSIDÉRÉE CHE LES ALIÉNÉS. 287 ment embarr assée, les fidales des mots s’enten- Mont difficilement. Au milieu de ses courses ex2 } travagentes. il chancelait d’une manière, subite, s'arrêtait pour reprendre l'équilibre, et recom- | mençait à courir. Ses bras décrivaient les mouve-
ments les plus variés et les plus étendus ; la sensi-
bilité était conservée. (Bains, applications réitérées
de sangsues au cou, potages, tisanes rafraichissantes. })
Trois mois d'isolement. — L'excitation persiste, et l’aliéné ne dort presque pas; et il s'échappe dans le promenoir aussitôt quil est levé , et emploie toute sa journée à parler, à rire et à courir. Les
jambes sont plus faibles qu’: autrefois; assez souvent le malade tombe tout- -à-coup, et. il be
. celle beauçoup plus qué dans les premiers temps.
Sa prononciation est très défectueuse ; il est mal- propre: la démence fait des progrès.
Cinq mois d’ isolement. — C*** tombe à chaque pas, il urine dans ses vêtements, maigrit de plus en plus et paraît à moitié hébété. Les muscles des bras, et même les muscies du tronc, manquent de force : le pronostic devient de: plus en plus ficheux. |
Six mois d dent — La progression est ab-
| solument impossible : lassensibilité est éMOoussÉe ;
le malade reste à 1 demeure sur un, fauteuil; il peut encore remuer les jambes ; il se sert assez facilement de ses mains ; cependant leur mobilité est