‹ De la paralysie considérée chez les aliénés. Recherches faites dans le service de feu M. Royer-Collard et de M. EsquirolChapitre 81 sur 122 · AMDE La tPararysir, (NN · texte numérisé non relu

AMDE La tPararysir, (NN

- restreinte; il est incapable d'apprécier sa position et n’a plus qu’un reste de facultés instinctives. : Un soir , il tombe dans un état comateux : la fi- | gure est rouge, Ja peau chaude et le pouls fébrile ; | | les deux bras, les deux jambes , et le tronc lui-. même, sont le siége de mouvements cloniques qui se renouvellent incessamment ; ; il est douteux que | : l'usage des sens soit conservé ; le décubitus a lieu . sur le dos; les yeux sont ouverts et fixes ; le malade . L semble n’avoir aucune connaissance. ( Me à 4 mes sinapisés aux mollets, sangsues au cou, la- 1 vements purgatifs, eau d'orge, diète.) Cet état

dure cinq jours. Le. sixième , les mouvements | vulsifs cessent , l'individu parle et parvient à com- | prendre quelques unes des questions qu’on lui J adresse; la figure ‘est encore rouge, et les traits À sont entièrement deécomposés. Cependant le danger n'est plus aussi imminent; le pouls revient à | l’état normal. (On continue la diète et les boissons 4 délayantes. ) Les symptômes aigus disparaissent ; À l'aliéné rentre dans les conditions où il était avant 1 ces accidents. ] Sept mois d'isolement. — Marasme, eschares Ë profondes sur différents points du corps; mouve- ï. ments à peu près abolis, tant du côté des bras que

du côté des jambes ; ; existence automatique; lan= gue rouge , sèche ; soif vive; ; selles liquides d fré- | quentes ; 3 Mort. | #

* je

CONSIDÉRÉE CHEZ LES ALIÉNÉS. 289 VA | Autopsie du corps.

Tête. Les os sont épais; la dure-mère ne présente rien de particulier.

La grande cavité de l’arachnoïde contient une quantité notable de sérosité; la méningine et la méningette, réunies, présentent un épaississement considérable qui est dû l’œdème deleur tissu. En exerçant une certaine pression sur ces membranes la sérogité s'écoule, l’épaississement et l'opacité diminuent; mais les vaisseaux sanguins n'en restent pas moins rouges et foncés en couleur.

he Sur la partie moyenne des hémisphères cérébraux, non loin de la scissure interlobaire, la piemère a contracté des adhérences avec la substance grise superfcielle, et lorsqu'on enlève la membrane la pulpe reste attachée par plaques à'sa surface.

En général la consistance de lencevhale ne Jaisse rien à désirer; sa coloration ne donne lieu à aucune remarque.

Il s'écoule plusieurs onces d’un liquidejaunâtre des ventricules latéraux.

Cervelet, protubérance «annulaire et moelle alongée exempts d’altérations.

Poitrine. Cœur sain, poumons légèrement en goués , pleurésie légère.

Abdomen. Teinte rouge, dont la nature est incertaine , dans la membrane interne de l'estomac.

20 4 Aù DE ‘LA PARALYSIE, |) — Non loin du cæcum, la membrane muqueuse de l'intestin grêle est d’un rouge vif, et le canali intestina/ est rempli d'un mucus Fnbinelane : 1 Li ”

N° LVI. — PARALYSIE GÉNÉRALE AU DEUXIÈME DEGRÉ, Lt PHÉNOMÈNES CONVULSIFS, } A ;

Perte de mémoire ; désordre dans les idées; embarras dans fr pro-

nonciation. Tout-à-coup, congestion sanguine vérs la tête. Le délire 1 * augmente, fureur aveugle; progression mal assurée. Phénomènes ” convulsifs pendant vingt-quatre heures : au bout d’un mois, morts R . + Durc-mère, injectée, sérosité dans la grande cavité de l’arach- 1 noïde , œdème et injection de la méningine et de la URL 1 * adhérences partieiles: substance grise superficielle colorée; sub: … stance blanche sablée ; granulations dans Les ventricules (1)«: À Marie-Marguerite B**, âgée de quarante-neuf 1

ans, demeurant à Paris, mariée en secondes noces, *

a été réglée vers sa quatorzième année et à offert pendant toute sa jeunesse une susceptibilité ner- À veuse tellement prononcée que la plus légère con- | 4 trariété suffisait pour provoquer de violentes atta- Ÿ ques de nerfs. Elle n'avait point de parents aliénés; | 4 son caractère était doux, et exempt de bizarreries 3 À ses passions étaient modérées; elle avait fait plu À sieurs fausses coùûches, et avait fait usage du mer- ; | cure, après avoir Nb pendant plusieurs an- 4 nées les ravages d’une affection syphilitique dont 1 la nature avait été méconnue.

Vers la quarante- septième année, la menstrüation se dérangea; un peu plus tard , les règles se’

"l Service de M, Royer-Collard.

supprimerent en totalité , et madame B*** resta su. jette à un écoulement blanc; déjà on remarquai: un défaut de mémoire qui s'accompagnait de faiblesse dans les idées; la malade s’adonnait à l'usage du vin, mais principalement des liqueurs alcooliques. L'aliénation mentale, proprement dite, n'existait pas encore , mais le caractère devenait ombrageux, jaloux; la famille redoublait de soin pour cacher au public l'étrange révolution qui s’opérait dans le moral. La prononciation était embarrassée , les extrémités inférieures manquaient de solidité, la progression était pénible. Ces premiers symptômes restèrent deux ans stationnaires: la malade atiei- | gnit sa quarante-neuvième année.

À cette époque, une circonstance funeste vint causer les plus grandes alarmes. Le sujet fut renversé par un coup de sang, perdit à peu près complètement connaissance , et resta dans l’impossibilité de prononcer un seul mot; quand la stupeur disparut, les membres étaient à moitié engourdis, semblaient d’une extrême pesanteur, ét agissaient difficilement. Bainsde pieds sinapisés, applications de sangsues au cou, diète sévère , ete. La congestion cérébrale se dissipa dans un court délai, mais la prononciation devint encore plus difficile qu'auparavant. La progression était mal assurée , chaque jour la malade faisait des chutes: cependant l’exaltation faisait des progrès manifestes ; cette femme prétendait que les Tuileries

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