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ide quatre-vingt fois par minute; à chaque instant l'individu rendait des déjections alvines. Il ne pa- raissait pas sentir et était sans connaissance.
. Autopsie du COTPS.
Tête. Le crâne est épais et sé brise difficilement;
la capacité de la boîte osseuse offre peu d'étendue
et le volume du cerveau est très petit.
‘Aussitôt que le bistouri a pénétré dans la grande cavité de l’arachnoïde, il s’en échappe de la sérosité dont la quantité est évaluée à près de six onces;
en abaissant légèrement le crâne, on voit que le liquide n'existe pas seulement au pourtour du cerveau, et il s’en écoule une oncé ou deux de la
cavité du rachis.
Il existe une quantité notable de sérosité dans le tissu de la pie-mère et dans l'intervalle qui la sépare du feuillet cérébral de l’arachnoïde; aussi la surface du cerveau, qui est encore recouvert des
méninges, offre un aspect gélatineux.
— On commence à enléver les membranes, la sérosité s'écoule dès le moment où on rompt leur continuité ; elles se trouvent moins épaisses, mais elles le: sont encore d’une manière notable ; leur résistance est très grande ; elles s’enlèvent d’un trait
. par larges plaques, etelles n’ont contracté aucune adhérence avec le cerveau, dont la surface'ést polie et nullement colorée.
. On attaque avec l'instrument tranchant la sub-
moelle alongée n’offrent pas d’altérations paipast
» , à pu à 1
14 AUDE LA: PARALYSIE GIE MON HS NDS k
stance grise dans différents points, pour prendre une idée générale de son aspect ; elle présente une
teinte violette; cependant elle ne semble pas bour:
souflée ; son tissu ne parait pas altéré et son état. diffère peu de l’état naturel ; elle ne manque 1 nulle: . À
ment de. consistance, et ne: laisse voir aucune ;
plaque ecchymosée comme cela arrive quelque=t | fois. | | JDA: 1 La substance blanche est exempte d’altérations À locales; elle est généralement ferme, et peut-être. même elle l’est trop, mais cette consistance n'offre rien de bien remarquable: sa couleur n’est pas d’un biance pur; les petits vaisseaux versent à la
Ces
suiface de chaque couche qu’on met à nu une pluie de gouttelettss sanguinolentes qui suintent de toutes parts; dès qu’on fait disparaître cette espèce de rosée. elle est aussitôt remplacée par, une nouvelle couche de liquide.
Les ventricules sont d'une -capacité ordinaire 3,
dans le quatrième, toute la surface de l’arachnoïde est couverte de villosités RE EN infiniment sail-
lantes et.qui lui donnent jusqu’à un certain point l'aspect de la chair de poule. UE Gi?
Le cervelet, la protubérance anoulaire et là
bles, On n’a pas ouvert le canal vertébral. Ta
T'horazx. La cavité thorachique est largement ouùverte, les deux poumons sontexempts d’adhérences et parfaitement crépitants; le cœur estun peu épais
“dans sa moitié gauche, mais nd tien de
volume ne ya pas jusqu'à Vhypertrophie. -
Abdomen. L'estomac est distendü par un liquide
aqueux ; sa membrane interné est décolorée ; dans
toute l'étendue du duodénum la membrane mu-
queuse est pâle et blafarde.
Dans les intestins grêles, 0 on note sur différents points une coloration rouge assez vive, qui devient très intense dans le cæcum, ét se propage ensuite jusqu’àela fin du rectum ; cependant la couleurn’est pas continue comme dans un lambeau de
pourpre, par exemple; elle est ramifiée, et on
distingue encore les capillaires.
Le foie accupe un espace considérable dans l'hypochondre droit, il est jaunàtre dans son
épaisseur , et graisse les instruments qui servent à le diviser. ä Les autres organes abdominaux ne présentent
aucun désordre sensible.
N°-LX. — PARALYSIE GÉNÉRALE AU DEUXIÈME DEGRÉ » | PHÉNOMENES CONVULSIFS.
D'abord , manie aiguë; plus tard , gêne ‘dans Ja prononciation , diffi- culté à marcher; tout-à-coup, convulsions suivies de contracture à droite; sensibilité presque éteinte; mêmes symptômes, à gauche, à part la contracture; mort. — Fausse membrane organisée sur les hémisphères; pie-mère adhérente au cerveau ; arrachement de la. substance grise ; coloration lie-de-vin ; substance blanche à Pétat sain (1). DE
Un officier, sur le compte duquelknous n'avons
(1) Service de M. Royer-Gollard.
obtenu aucun renseignement , passa d’ abord une année entière dans un état presque continuel d’agitation ; la nuit il dormait peu, mettait ses cou-
s Lot
| “ofiilres en désordre, se salissait avec es déjeea
tions; le jour, il déchirait ses habits, parcourait. le promenoir d’un air égaré, parlait seul et profé= rait des mots incohérents ; son délire était général. ét appartenait à la manie ; le malade était jeune et doué d’un tempérament sanguin bien pro= :
noncé > quoiqu'il fut très agité, il ne luifarrivait. jamais de se laisser aller à des actes de violence ,
et il n’était point difficile à contenir. !
: Vers le commencement de la deuxième année y l'excitation parut se calmer; l'individu continua à être malpropre, mais, au lieu de courir dans lé promenoir, il se tint habituellement à la méme
place, et parla beaucoup moins; il ne refusait
plus de répondre aux questions qu’on lui adressait,
mais il avait beaucoup de peine à trouver quel= .
ques idées du reste insignifiantes ; la raison était
manifestement affaiblie et la démence avait succédé |
à la manie. Jusque là il n'avait point manqué d’appétit, et la santé physique s'était maintenue aussi
bonne que possible ; un peu plus tard on aperçut
de l'embarras dans la prononciation ; l’aliéné hésitait en parlant, et le bégaiement devenait surtout sensible lorsque le malade voulait chanter. Une fois qu'on eut l'éveil, on sé hâta d'explorer toutes les parties du système musculaire ; alors on vit qué le
malade chancelait en marchant; le soir ses jambes s'enflaient ; après s'être assuré un grand nombre dé
fois de la vérité des faits, on pensa que la langue “et les jambes étaient sous l'influence d’une para lysie générale, commencante.
Vers la fin de l’année, les intestins s'enflammèrent , le dévoiement résista long-temps aux moyens qu'on employa pour le combattre , le:sujet-perdit
beaucoup de son embonpoint, la sommedes for-
ces diminua rapidement. Après différentes alternatüives d’un mieux apparent qui était toujours suivi de rechutes , cet officier fut conduit dans ureinfirmerie où il mourut six mois après, En arrivant dans
‘la salle il marchait encore, mais avec une peine
extrême: on comprenait facilement son langage , mais la prononciation était pénible et les progrès
de la paralysie étaient évidents; elle ne faisait point gncore sentir son influence sur les membres thora-
“hiques et sur les muscles du tronc, cepéndant la tête tombait sur la poitrine, et toute la partie supérieure du corps avait de la tendance à s’in-
cliner en avant; les organes des sens ne prenaient
aucune part au désordre; toutes les facultés men= tales étaient anéanties et il ne restait plus, nou |
l ainsi dire, que linstinct.
Un matin, qu'on, venait de placer cet homme
sur un fauteuil où il avait l'habitude db passer la
Journée, on vint nous dire que la paralysie AUG=
mentait et que le danger semblait pressant :
318 AANDE LA PARALYSIE