DÉMENCE ET MANIE RÉUNIES
Si Jon pouvait douter un seul instant dk la fée quencé du délire maniaque, pendänt le coûts dé Ja maladie qui nous occupe ; il suffirait, # pour savoir à quoi s’en tenir, de jéter un coup. d'œil rapidé sûr les observations n° XXI, XII F XXIV, etc. Les caäractèrés du délire général s'ÿ. trouvent parfaitément exprimés. Souvent l’agitae. tion ét même la fureur rendent les aliénés paralÿ= tiques très difficiles à gouverner. Les yeux 6ont brillants, la figuré est animée , les paroles ge suc cédent avec rapidité. Les idées ne se suivent. pas ; On n'entend que cris confus, que bourdonnements, qu'éclats de voix ou de chant. En vain on menacé, On ne parvient pas à fixer l’atténtion, et souvent : l'individu ; emporté par une mobilité incoerciblé, est déjà loin de 13 lorsqu'on cherche encore à le | rappeler. Il porte ses bras en tous sens : il fait des signes avec sa tête; renverse tout ce qui lui opposé un obstacle; déchire ses habits, et ne peut être contenu qu'à l’aide des plus fortes camisoles. Dans quelques cas , le délire se prolonge très avant dans la nuit, et le soriieil ne duré que quelques heures |
(1) Je traite de la monomanie et de la manie qui accompagnent {k | paralÿsie générale ; comme si elles étaient toujouts compliquées de dés mence, Peut-être trouvera-t-on des exemples de paralysies générales compliquées d’une monomanie ou d’une manie simple, sans que lin-
telligence soit notablement affaiblie; mais ces cas m'ont semblé &i rares que jé N’äi pas cru devoir y attacher d'importance.
+ consIDÉRÉE CHEZ LES ALIÉNÉS. 231
À d'autres fois on est porté à croire que le sommeil est absolument nul ; on entend le malade s’agiter, À épuis le moment où on le couche jusqu ’au mO- ment où on le lève. Le colonel G: (n° XXIV) n’a “jamais permis qu’on l’approchât ; il élevait la voix in blasphémant et crachait à la figure. Dans les . derniers jours de sa vie, il n'était pas plus trai- » table ; couvert d’éschares gangréneuses, 1l ne vous
lait pas qu'on.le pansât ; et poussait les hauts cris en, voyant qu'on ne lui obéissait pas. — Le malade
cité dans l'observation n° X, n’a pu:se passer un \ | seuljour d’entraves.et a été furieux jusqu'à la mort. » Épuisé par la continuité de l’insomnie et de la - diète qu'il s'était LR , il imprimait encore at mouvements à tout son COIpS er menaçait
ceux qui lui prodiguaient des soins. — Üne fille,
- dont la maladie paraît avoir pour cause l'abus du Puit ét l'abus du mercure, reste en blouse de-
puis lé commencement jusqu'à la fin de l’année. Ete n’ést pas violente, mais elle: parle seule, crie, chante, fait des grimaces. Pour peu qu'on la laisse * en liberté, elle déchire son linge, ramasse des pa-
‘quets d'herbes et s'en amuse comme un enfant. 1 Elle n’a aucune idée suivie ; elle divague généralement sur tons les sujets. S à Phare est à là deuxième période. LE
Le délire maniaque débute goes avéc la MAhiyéte générale, mais quelquefois il vient remplacer les idées fixés et ambitieuses dont il a été
532 ï A DE ta PARAEYSIE, * «| question pag. 526. —— Souvent il est intermittent GE | et les accès sont séparés par quinze, vingt. jours
de calme. Dans quelques cas, il est continu et. De | s’étéint qu'avec la vie. (N° XXI, XXIV, etc. ) Come | munément il perd de son acuité à mesure que Le lésion des mouvements devient plus intense , etil a est beaucoup plus vaste pendant les deux premibss. res périodes que pendant la dernière. |
En résumant tout ce qui concerne l'état 100 j
ca pendant que la paralysie générale parcourt ses 1 riodes , nous voyons : ‘4
1° Que l'intelligence s’affaiblit d'une manière : constante et qu'elle finit par s’abolir, quand la ma-. ladie dure long-temps ; "à
2° Que l’affaiblissement moral peut Spa sans que l'agitation survienne aucunement;
3e Que la fypémanie est rare, et que la plupart du temps le délire roule sur des objets qui fuel fi l'imagination , et plongent les individus. dans unes joie imaginaire des plus vives ; TS
4° Que souvent la monomanie des Had dl et des richesses fait place à un délire plus ou nc vague qui appartient à la manie, et qui tantôt dis= paraît quand l'intelligence est abolie , tantôt per-. siste jusqu’à la mort ; 15.10
9° Que quelquefois le délire maniaque débute de : prime abord avec la paralysie générale , et conti=. “ nue plus ou moins long-temps ;
a ; pour tous les
ue nan je, et une re Le ii AS une pi fixe à cet |
Bale. Brochure citée. : : MAN E 14 a 7e de éd FA : 4 t At) UNS A) 604ES : 4 Jo (REUR FIAT 2 { se LU GC L }
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Depuis long-temps on sait-que l’une des fonctions. cérébrales, la sensibilité par exemple, peut être. lésée sans que les autres le soient; ce qui, d'une part, suppose un état maladif de l'instrument, et“ de l’autre, un état sain , deux choses qui s’excluentM Ces considérations, et beaucoup d’autres dont no ne pouvons nous Occuper ici, ont fait croire plusieurs physiologistes qu'il y avait dans la mas encéphalique des points chargés de présider a actes de la locomotion, d’autres chargés de pré = der à la manifestation de la pensée, d’autres enfin chargés de présider aux phénomènes de la sensi=\ bilité. En raisonnant dans le sens de cette hyp: thèse , qui paraît très vraisemblable, et en l’ap li quant aux sujets qui font l’objet de nos rech + chés , on devrait conclure à l'existence d'un triple. désordre dans le cerveau de chacun d'eux, parce=
que présque toujours leurs trois sortes de fonctions.
LCA
coxsménis CHEZ LES ALIÉNÉS. 535 cérébrales sont simultanément dérangées, Mais en admettant , comme une chose démontrée, la présence d'un triple désordre, il.se présente endore une question. Les altérations qui. existent dans le crâne ont-elles débuté toutes à la fois, ou bien la maladie s’est-elle d'abord manifestée dans un point ( dans celui qui préside à la locomotion , ‘parexemple) d’où elle se serait ensuite propagée aux autres avec plus ou moins de rapidité? Comme de semblables problèmes ne peuvent être résolus à priori, attendu que nous ne voyons pas ce qui se passe dans les organes, tant qu'ils sont vivants, nous nous contenterons d'examinerla manière dont les symptômes se présentent , en remontant au début, ét chacun tirera ses conclusions à ça manière. vi résulte d’abord du rapprochement d'un grand nombre de notes prises à dessein sur la paralysie générale ; que tantôt.elle débute aprés l’aliénation mentale , et tantôt en même temps qu’elle ; rarement elle la précède. | 1ÂÀ On voit dans les hospices des aliénés dont Rnadie est passée à l’état chronique, .et dure depuis quinze à vingt ans , sans qu’on ait jamais remarqué la moindre faiblesse dans les membres abdominaux, ou le moindre embarras dans la prononciation : il arrive quelquefois que ces malades présentent plus tard tous les signes propres à la paralysie générale, L'intelligence s’efface, la Progression devient incertaine, le langage n’est