ANUDE LA PARALYSIE SAONE
plus intelligible; ces symptômes s'aggravent, et
De AU A
qu'après treize années d'isolement qu’on aper chez le malade cité n° LIV un commencement den tremblement musculaire ,. qui fut bientôt sui d’une paralysie plus complète et d’une série d'a cidents que nous avons décrits ailleurs avec: déta Il peut se faire que les cas analogues ne soient p s. rares ; cependant j'en ai peu rencontré jusqu'ici}, et si l’on veut consulter les observations, n° XX, YI, XXI, XXVI, XXVIT, etc. , on s’assurera par soi-même qu’à Charenton la paralysie s'est pres-! | que toujours manifestée peu de temps après!l’alié-® nation mentale. Û 8 otiusèt 10 B. Il n’est pas plus difficile de trouver dessin: dividus chez lesquels le début de la paralysietgr | nérale ‘et celui de l’aliénation mentale. ontre lieu en même temps, qu'il l'a été d’én trouve chez lesquels le trouble de la raison à précédé celui des mouvements. Dans Îles observations n°’ VIT, | XXII , etc: ; l'invasion des deux: maladies date de. É la même époque; cependant, c'est ici le lieu. à faire une remarque importante: il est beaucoup” plus facile aux parents de saisir les premières nuan “4 ces de la folie , si on peut s'exprimer ainsi, queles premières nuances de la paralysie générale; le : moindre mot déplacé dans uneconversation,estrez | | | ul
| marquédes assistants. le moindre écart detonduite, Pouvant avoir des conséquences graves > évéille l'attention, et jette l'alarme dans la famille; une Joie folle, et non molivée , des idées de luxe et > degrandeur sont aperçues par tout le monde; mais il n’en est pas de même d’un léger embarras dans la langue , d’une légère faiblesse dans les cuisses, quand du reste le malade peut marcher
pr sr à
etmême faire plusieurslicues à pied. Ilrésulte de 1à que, si on ne pèse les choses avec attention, on
- fera remonter à une époque moins éloignée qu'il ne le faut le début de la Päralysie générale (1).
G. Nous en sommes maintenant à là question de savoir si la raison peut rester intacte lorsque
déjà la paralysie générale a jeté des racines assez
profondes pour être aperçue? Pendant long:temps j'aïcru que la paralysie générale ne Précéduit jamais l’aliénation mentale : à cinq à sixreprises ; il est
. vrai, desiparents d’aliénés m'avaient affirmé que: les malades qu'ils conduisaient dans l'établisse ment avaient eu la démarche chancelante bient :
avant d’être fous ; mais en cherchant à approfondir ce qu'ils entendaient, par folie, il se trou . vait qu'ils voulaient parler d'agitation et de fureur
RCE
(1) Chaque jour il entre à Charenton des sujéts qui présentent “ un très grand désurdre de la locomotion | sans que ce désordre soit relaté dans le’ certificat du médecin qui a donné les premiers soins | au malade. M. Esquirol a vu des confrères habiles lui soutenir que la * langue n'était pas paralysée, lors même que la prononciation offrait ‘un émbarras auquel ne pouvait se méprendre une oreille exercée, |
398 (DE LA PARALYSIE, 0 y Aout "hui, il est certain que la lésion éncépha- “4 lique qui provoque la paralysie générale peut exister avant que le moral s'affecte. (N° XV.) M. Esquirol a donné des soins à un aliéné frappé de paralysie générale, qui, pendant plusieurs noi avait conservé toute la vigueur de son intelligence et avait continué encore à Jouer un rôle important dans les affaires; le délire éclata plus tard la) M longue: pratique de M. Esquirol lui a Frs ph L. sieurs exemples semblables. : 40 00 D. Nous examinerons, en terminant, les phéno= mèênes que présente la sensibilité pendant tout le À cours de la paralysie générale. Elle paraît lésée | beaucoup moins profondément que les deux autres + fonctions, exceptéidans les derniers instants dela troisième périodes; presque jusqu'à la fin les ma À lades jouissent de l'usage des sens, et ce n'est qu’à la longue qu’on acquiert la certitude que les perceptions se font malet sont incomplètes. Le paralytique distingue encore la lumière de l'obscu-" rité, il entend un bruit violent qu on fait à des-" sein à ses oreilles ; il sentles odeurs fortes qu'on 0 met sous le nez, etc.; mais si onlui touché Hp peau avec deux corps, dont l’un est froid ‘et l'antiel de chaud , il n’apprécie pas la différence : il faut ll pincer trois, quatre fois avant qu'il donne un u signe de douleur ; si on lui fait boire successive- l merit du vin et de l'eau, ilne de DR ue) eue | est le vin, etc. |
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Voici en définitive comment traduirait tout ce qui précède un partisan de la HAPACHOD du siège
Eu fonctions cérébrales :
° Quard la portion de l'encéphale qui préside aux actes de la locomotion est affectée, et quand
Ja paralysie générale commence à se développer, le
point du cerveau qui préside à larhahiféstation de
la pensée à coutume de s affecter aussi.
2° Dans quelques cas, l’altération de tissu commence dans la portion du système nerveux qui préside à Ja manifestation de la pensée; et ce
n'est que consécutivément que celle qui préside aux
4 et devient malade.
° Très rarement la Jésion matérielle débute ie le point de l’encéphale d’où les mouvements
tirent leur origine , la partie quipréside à la mas
nifestation de la pensée restant saine.
4° Souvent les deux altérations débutent en
même temps.
2° Le point d’origine ou les points d’origine pis sensations ressentent les derniers l'influence de la
* maladie, et ne paraissent lésés que quand l'in-
teligence et les mouvements le sont depuis long-
temps.
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