PRO
# 2. bras peuvent encore être épargnés ; mais il est mare que les affections rhumatismales se fixent au .m même degré sur plusieurs endroits à la fois: et. … lorsque cela arrive, on remarque pour ordinaire, vers la partie malade , du gonflement , de la chapienr, et une douleur, que le moindre mouve- - ment fait ressortir ; la langue conserve sa mobilité, EE elrence ne va pas en Ss’affaiblissant, les ac- : cidents, au lieu d’ augmenter lentement, ont coutume de disparaître avec une certaine promptitude. . En effet, on ne citerait guère de rhumatismes qui - aient produit la paralysie pendant un an, deux- * ans, sans s'être déplacés , ou sans avoir laissé de longues intermittences. Joignons à cela que pour l'ordinaire pendant le cours d’une phlegmasie du système musculaire, la santé physique est troublée , tandis que les individus atteints de paralysie générale paraissent très long-temps bien portants. | ,2° Une artère peut s’oblitérer et déterminer la . paralysie d'un membre (Rostan ouvrage cité, pag. 230 et 255 ); le même effet peut survenir à Ja . suite de.la compression qu'exercerait sur un nerf . une tumeur quelconque , développée dans son voi- * sinage; des altérations spéciales des plexus ou des cordons nerveux eux-mêmes produiraient des réd. sultats analogues ; mais ces accidents sont presque » toujours limités à un bras ou à une jambe; jamais à … ils, n'atteignent un certain degré d’ importance sans . s'accompagner de symptômes propres à éclairer
316 | VIAINDE LA PARALYSIE, | + Sur Jeur nature; puis la langue ne s’embarrasse | pas, et la terminaison seule suffirait pour! faire 1
DU
cesser toute espèce de doutes. Qi Te
9° La congestion cérébrale, ou coup de sang, | dont plusieurs auteurs ont cité des exemples | u {Rochoux, Recherches sur l’apoplexie ; Rostanis | ouvrage déjà cité) , ne ressemble en rien à la pie u ralysie générale des aliénés : la lésion de mouved ment qu'elle détermine est subite; elle affecte bien 4 la langue et les quatre membres, mais elle jette les ; individus dans la stupeur, et les tue sur-lé-champ 1 (n° XXXIX) * ou se dissipe en peu de jours 5 il n'en est pas ainsi de la paralysie générale, dont la durée semblé devoir sé prolonger à l'infini, et dont les apparences sont si bénignes, Un les suites doivent être fâcheuses. | É
4° L'hémorrhagie locale du cerveau paralysel les | ; membres du côté du corps opposé au côté du crâne. où siège l’épanchement(Morgagni, Epist. II, n°11. è et 15; Rochoux, observation 1°; Rostan, pag. | 1 545 et 559, etc.) ; il en est de méme de l'hémorrha- hi gie qui occupe un seul côté de la protubérance an- M aulaire , un seul côté du cervelet. 11 n’y a pas à | confondre ce genre de lésion des mouvements L volontaires avec la paralysie g générale des aliénés, Ÿ puisqu'elle agit en détruisant les mouvements dés deux bras et des bé “hubiatl mais il est une! autre différence qui n’est pas moins frappante : : l'hémor- ! rhagie locale produit l'hémiplégie d'une manière È
er
CONSIDÉRÉE CHEZ LES ALTÉNÉS. 343 ne, et compromet l'existence dès son début; au ; contraire , la paralysie générale ; lorsqu'elle n’est à encore que peu avancée, ne porte aucun trouble \ dans les fonctions éloignées. \ 5° L'hémorrhagie simultanée des deux hémi- | rm (hémorrhagie double ) produit la paralysie . des quatre membres (Morgagni, Epistola IT, n° 6; Wepferi, /istoriæ apoplecticorum ; pag. à) ; . ilen est de même de l’hémorrhagie de la moelle alongée , de la moelle cervicale ; de même de celle qui occupe le centre du cervelet (2°: partie de cet . ouvrage), de celle qui occupe le centre de la pro- . tubérance annulaire, de celle qui détruit Îles parties médianes du cerveau ( trigone cérébral, ‘cloison transparente , Corps calleux); mais dans . tous ces cas, on a encore affaire à ‘une! maladie
des plus aiguës, dont l'issue est prompte, et plus
rédoutable encore que celle de l’'hémorrhagie lo- | cale : de tels symptômes ne seront jamais con-
fondus avec ceux de la paralysie générale des.
. aliénés.
- … G° L'idée de cette maladie pourrait se présenter
Un aliéné a éprouvé dans le cours de sa vie une double hémorrhagie cérébrale; la résorption du . caillot s'est en partie opérée, et les mouvements généraux 5e sont passablement rétablis; mais la parole est restée embarrassée, et les bras ainsi que les jambes ont conservé de la faiblesse. On recon-
à plus juste titre dans la circonstance suivantes
348. DE LA‘ PARALYSIE, * naîtra de suite Le genre de Zésion auquel onaaffaire en remontant aux commémoratifs; on s ‘assurera que le malade à éprouvé, à une certaine époque, des accidents graves (ceux de l’ POUPEE que le: danger n’a jamais été plus grand qu’au moment de | son appartlion ; qu a été toujours en diminuant , ét que ce n'est qu'à la longue que les nent ee ê abdominaux et thorachiques ont recouvré la mobi- “ lité imparfaite dont ils jouissent. Dans la paralysie | À générale des aliénés , la marche est inverse; les | symptômes vont toujours en s’apgravant, et de très légers qu’ils sont en commençant, ils deviennent déplorables à la fin. .
7° Nous arrivons au ramollissement aigu de l’en- céphaleæ Il produit une lésion des mouvements en: tout semblable à celle qui correspond à l’hémorrhagie cérébrale ; l’hémiplégie quand il est local, limité à un hémisphère (Morgagni, EpistolaF ,n°6. W Dissertation de Dan de la Vauterie, n°6; —Rochoux, pag. 195 et 198 ; — Rostan, pag. 25, 65, 76, etc. ); il en est de même du ramollissement partiel du cervelet (Lallemand, pag. 154, n° 6); de même du ramollissement partiel de la protubérance annulaire ; mais outre que la paralysie est limitée aux membres d’un côté du corps (ce qui suffit ordinairement pour exclure l’idée de la pa= HUBie générale des aliénés), le ramollissement : partiel ne dure que quelques jours, le plus sou vent au moins, et s'accompagne, avant de pro-
: duire la mort, de signes spéciaux , tels que les “fourmillements et les engourdissements des memres, la contracture, les secousses involontaires, la fièvre, la chaleur à la peau, la prostration, | Ja somnolence , etc. Nous ne trouvons rien d’ana- | logue dans la marche de la paralysie générale vs aliénés.
8° Le ramollissement aigu double détermine la paralysie des deux côtés du corps. (Bricheteau, “Journal compl. du Dict des sc. méd., 4° cahier, 1818, pag. 303 ; Lallemand, pag. 15,n°6; Rostan, pag. 72.) Il en est de même du ramollisse- “ment central du cervelet (Lallemand , pag. 152, n° 5); de même du ramollissement central ou complet de la protubérance (Bricheteau, Journal compl. du Dict. des scienc. méd., 4° cahier, 11818, pag. 304; — Lallemand , pag. 158, n° 10). Voilà de l’analogie avec les signes principaux de la paralysie générale des aliénés. Cependant, que ‘de différences sous tous les autres rapports! Dans tous ces cas de ramollissement , symptômes aigus , . marche rapide, bouleversement de la santé physique, mort prompie. Qu'on se rappelle combien.la paralysie générale des aliénés est plus insidieuse. 9° Nous retrouvons encore la paralysie des bras Let des jambes dans les observations de ramollise \sément aigu affectant les parties centrales du cerveau , tellés que le corps calleux, le trigone cérébral, la cloison transparente (Lailemand ;
350 { ji DE LA. PARALYSIE « FAN re É pâg. 179% n°18 ;— pag. 184, D° 195 — Page pui n° 20 ); mais les réflexions faites à l'occasion du ramollissement aigu double doivent être! reproduites:ici et suffisent pour éclairer le diagnostie,
10° Le ramalisse ent aigu de la moelle Rs fi
Li bataus pag. 188.) Qu'il nous sutiss nee dire. que pour l'ordinaire , dès les premiers jours , line | :
Ep:
ni
dividu ne marche plus, qu'il peut à peine porter
ses bras à sa tête, et qu'il paraît si gravement
pris ; qu’on juge de suite que sa mort est peu éloignée. On doit se souvenir que j'ai calculé ailleurs
qu'au début de la paralysie générale on pouvait |
compter encore , terme moyen, sur treize mois |
d'existence : iln’y a donc pas moyen de commettre. e. Ve
une hu 400
° La phlegmasie aiguë de toute la masse en2
/ qi (encéphalite aiguë générale ), à laquell il faut rapporter beaucoup de cas d’hydrocéphal
aiguë (hydrencéphale, Coindet), beaucoup de cas
Vs ra qe SR DE
d’arachnitis aiguës des auteurs, aussi bien qu'un grand nombre d'exemples signalés comme appars tenant aux fièvres atavique et adynamique , etc. w après s'être annoncée par des signes qui lui sont propres , se termine souvent par le ramollissement .ou par la suppuration de la pulpe cérébrale, ët \ produit alors la paralysie de tous les mor à (Abercrombie, the Edinburgh journ., etc. cité Ra
3e CONSIDÉRÉE CHEZ LES ALTÉNÉS. 554.
Élemand ; PAS. 190, n° 205 — Abercrombie, the Edinburgh journ. ete. cité par le même, pag. 191;
= Martinet et Parent-du-Châtelet (1), pag. 996,
566, 420,406. ) D’après cela, chaque fois qu on
; verra naître chez un aliéné un délire vaste, accompagné de fièvre, de chaleur à la peau, de | gonflement des veines du cou , signalé par des cris, de l'agitation dans les membres, la contraction des pupilles, les grincements de dents, les soubre:
sauts dans les tendons , etc. , il faudra fixer toute
Son attention sur les bras et sur les jambes, et épier, pour ainsi dire, la manifestation de la pa- ralysie, qui est toujours prête à les envahir : mais si Ja paralysie les frappe, les circonstances qui accom-
pagnent son apparition suffisent pour mettre sur
Ja voie, et nul praticien exercé ne prendra cette
lésion des mouvements pour la paralysie générale
. quiexerce ses ravages sur les aliénés.
19° Voici maintenant la question que je me fais
. moi-même : Une phlegmasie circonscrite à un point 2 Fi 4
. ou à quelques points du cerveau, affectant une . marche tout-à-fait chronique , et se terminant len-
tement par un ramollissement , ne dévrait-elle pas
donner lieu à des symptômes qui seraient en tout
semblables à ceux de la paralysie généralé des 4 aliénés ? Quelles que soient les recherchés qué j'aie
k . faites, soit dans les auteurs, soit au lit du ma- | lade » je n'ai jamais vu de ramollissément qui ait
ha 4) Recherches sur l’inflammation de l’arachnoïde.
.. des mouvements, même dans le plus haut degré de :
352 LANDE LA PARALYSIE, (MO ressemblé, par sa durée et par ses signes. ; ae maladie qui fait l’objet de mes recherches. Cependant supposons pour un moment qu'un ramollissement. puisse mettre un an, quinze mois à se former,
et voyons s’il pourrait être confondu avec la para
lysie générale des aliénés. | y A. Si le ramollissement supposé avait son siégel dans un côté seulement du système cérébro- -spinal,,. j il produirait l’hémiplégie, et ne ressemblerait en. À rien à la paralysie générale des aliénés : il faut donc” supposer que le ramollissement est double, ou qu'il. réside dans les parties de 1 HORS qui & sont sur Ja ligne médiane. | B. S'il occupe une partie de la moelle épinière | située au-dessous de la première vertébre dorsale, les bras et la langue ne participeront pas à la FE
la maladie, et il n’y aura aucune raison pour que : l'intelligence s'efface ; or, dans la paralysie géné % rale des aliénés, il existe de l'embarras dans la
prononciation , et dès la fin de la deuxième période"
le plus souvent, de la faiblesse dans lés bras, etc: D. c'est assez pour éviter une méprise. | 31 .. G. Un ramoillissement chronique qui se forme \ rait dans l’épaisseur de la moelle épinière, vis-à= à vis de la troisième vertébre dorsale, par exemple, | commencerait bien, comme la paralysie A
des aliénés , par altérer les mouvements des! mem
bres abdominaux , en laissant une liberté d’action à
CONSIDÉRÉE GHEZ LES ALIÉNÉS. 235 entière aux membres thorachiques ; si le désordre remontait ensuite peu à peu jusqu'à la cinquième ” vertébre cervicale, il paralyserait les extrémités antérieures ; €t Se comporterait encore comme ‘la Lo. générale des aliénés ; mais la langue serait hors de l'influence de la paralysie > à MOINS de supposer que le ramollissement s ’avançât jusqu au point d’origine des nerfs de cet organe , » chose qui doit être rare ; encore resterait-il cette considération que la langue aurait été frappée la dernière , tandis que dans la paralysie générale pute l’est communément la première.
D. Je vais prendre le cas où le ramollissement no. débuterait de suite par la portion cervicale de la moelle épinière. On sait que la moelle
| à } k St el à
n’est qu'un conducteur des mouvements volontai-
res; on sait que, suivant toute probabilité, les faisceaux antérieurs , d’ailleurs peu volumineux
\sont chargés seuls de transmettre aux bras et aux jambes l'impulsion qui les fait agir. On doit supposer que si ces faisceaux étaient assez ramollis pour qu il y eût paralysie des membres abdominaux, il ny aurait paralysie des membres thorachiques : or, dans | Aa paralysie générale des aliénés, avant la troisième période ; on voit précisément le conir aire ; les bras agissent encore lorsque les individus ont cessé de marcher depuis long-temps: Joi- &nons à cela que, dans le ramollissement supposé, Ja langue pourrait articuler les mots avec toute
rait pas de paralyser les quatre membres et la lan-
. ment aigu de ces parties l'est déjà), est-il croya:
Jangue, puis les jambes, puis -enfin les-bras