DE LA PARALYSIE, D
l’aisance possible, ses nerfs seraient épargnés.
E. Le ramollissement chronique de la moelle kr alongée , avec désorganisation des pyramides an 4 térieures et des éminences olivaires, ne manque: %
gue; mais la paralysie devrait marcher également, vite du côté des bras et du côté des jambes ; * qui n’a presque jamais lieu quand on à affaire la paralysie générale des aliénés (1). |
F. Nous arrivons au cerveau proprement dit, € nous continuons l'examen que nous avons COM- …
mencé. Supposons d’abord que le ramollissement % chronique-occupe les parties centrales (centre du | cervelet, centre de la protubérance, voûte à trois 4 piliers, septum médian, corps calleux) (et Ja ®
chose devrait être rare, parceque le ramollisses
En
ble que ce ramollissement paralvserait d'abord |
comme le fait la paralysie générale? N'est-il pas”
(1) Quelques personnes ne manqueront pas d’opposer aux raisonn ments que je viens de faire quelques exemples de ramollissements la partie supérieure de la moelle vertébrale , coïncidant avec la liber d'action des membres thorachiques. (Nouvelle Bibliothèque médical tome V, n° 17-de la deuxième année, page 57.) Je ne prétends poi expliquer ces.faits; mais, de ce qu'on à vu l’hémorrhagie cérébral paralyser le côté du corps correspondant à l’hémisphère cérébral où … elie siège, en reste-t-il moins constant que pour l’ordinaire le contraire fi a lieu ? Dé même lé ramollissement complet des parties supérieurés de
la moelle vertébrale doit produire la paralysie de. tous les membres, NE ( Pinel fils, Notice sur l’inflammation de la moelle épinière. — Ros: #) tan, page 206.) La physiologie est d'accord avec la pathologie.
de Le
plus probable qu'il, ferait partout sentir son in- fluence au même degré? Joignons à cela que, sui vant toute probabilité , il détruirait assez promptement des surfaces qui ont pour la plupart peu d’étendue; et que la marche devrait. être plus rapide que ne l’est céllé de la ‘paralysie générale ; enfin , assez souvent le ramollissement borné à un point
s'accompagnerait de bonne heure de convulsions:
de contractures, symptômes qui sont étrangers à Ja. paralysie générale.des aliénés à, l'état siniple: G. Ilnenous reste doncplusquele ramollissement. chronique double ‘des hémisphères ; ce pourraitêtre un double abcès enkysté par: exemple ; il faut convenirqu’une méprise serait facile, mais la mar chede ceramollissement serait moinslenteque celle dela paralysie générale des aliénés ; la santé physique serait plus gravement altérée ; le sujet serait plus promptement forcé à s’alitér; on verrait !sur-: venir soit des rétractions, soit des mouvements cloniques, soit des accès épuléptiformes.. Ge serait un ha: sard si les symptômes existaient avec la même intensité à droite et à gauche (1). Enfin , dans le: plus grand nombre des cas, les bras cesseraient | Reise Due en même temps que::les RDA
Ù (a ) 1l est bien des casde Maralyaie Lénétale des Mir où la lésion de THRNS est plus profonde à droite qu’à gauche. (Voyez pagé 28.) Mais ces cas font exception, ils doivent fixer l'atténtiont LA: prédomi- nance de la paralysie indique qu’il existe dans l'hémisphère, opposé
quelque chose de particulier n’existant pas dans l’autre bémisphère ; il faut faire des efforts pour savoir en quoi consisté ce quelque chose! | ï 23.
t L S AA
muler la paralysie générale, dans le cas où elles
13° Les affections cancéreuses du cerveau, dont | le one est encore si obscur , attendu. ‘qu (1 à ds a rarement identité et presque toujours complication dans les symptômes 3 pourraient- -elles si
| se-manifesteraient chez des aliénés ? Il faudrait) il pour qu'une tumeur cancéreuse en imposät, qu elle \ eût acquis un volume considérable, de manière! à. comprimer les deux hémispheres ; ou qu’elle füt double: Elle en imposerait encore en se. ramollis=t sant peu à peu , el en faisant partager son état 1
de mollesse aux parties médullaires adjacentes ;
mais üil:est ‘À remarquer qu'avant de produire la q |!
paralysie , le cancer décèlcrait sa présence par un
certain nombre: de: signes assez constants. Des à douleurs de’ tête lancinantes se déclarent, elles. redoublent par instant , elles s accompagnent d’é 2 tourdissements , dé convulsions, lesquelles sont! fe
UN nie la peau de la au pts
temps qu'on es HbEne de tous cés bu Î qui sont étrangers à la paralysie générale des alé ù nés, etce ne serait que par le plus extraordinaire | di des hasards que le cancer offrirait assez de traits de ressemblance avec elle pour qu'on ne Jen distinguât pas dé bonne heure (1). ‘à
(a) Une jeune dame ; très Lis constituée , jouissant d’une bonne
VALIER Je :
* Des tumeurs fibreuses, qui, chez un aliéné,
se aspines dans la cavité droite et dans la cavité gauche du crâne, et acquerraient un volume considérable, détermineraient-elles , en comprimant le cerveau, une: lésion des mouvements volontaires comparable à celle que je dé-
signe sous le titre de paralysie générale? Il semble,
au premier abord, qu'il doit y avoir beaucoup
d’analogie dans la marche de l’une et de l’autre affection ; mais les tumeurs de la dure-mère pro-
duisent rarement la paralysie des membres avant
de se montrer hors du crâne. Le malade éprouve
des maux de tête, la boîte osseuse est (perforée ;
santé physique, mais éprouvant de temps en temps des accès de manie, et tombant du haut mal, se plaignait de maux de tête violents, qui , étant devenus habituels, n’attiraient plus Pattention, ct:étaièent | négligés. Un soir, elle est prise de convulsions épileptiques ; la veille, ; elle se promenait dans le jardin , ‘jouissait de toute sa raison, et n’a- . vait pas eu d'attaques depuis six mois. En arrivant auprès d'elle, je la trouvai sans connaissance ; les convulsions se succédaient avec une rapidité effrayante. Le tronc était comme tordu sur lui- même ; la torsion allait très loin au cou; les muscles de cette région étaient tendus et comme tuméfiés ; les yeux étaient fixes et les traits de la face déviés; la bouche était contournée ; toute la figure était sous l'influence dé . mouvements spasmodiques et désordonnés ; les bras et Les jambes pre- | naient part aux accidents, ils se contractaient et se relâchaient inces-' . samment. Respiration bruyante, écume à la bouche, tous les sens abolis. À peine un accès était fini qu’un autre commençait, sans que - la malade eût le temps de reprendre connaissance. (Une saignée abon- | dante, des sinapismes aux pieds.) Les convulsions persistent , et on |, - compte dix accès épileptiques par heure.) Nouvelle saignée, lavements Purgatifs, cataplasmes sinapisés aux, mollets, potion avec l’opium.)
Mêmes symptômes jusqu'à la mort, qui arrive au-bout de soixante
558 JADE ua PARALYBIE,T 2AN
on. sént au-déssous du cuir chevelu une tumeur à rénitente, et-quisuit les mouvements d’ élévation | et d'abaissement du cerveau; quand on la! com. | prime on la fait rentrer en tout ou en partie "en | provoquant de la douleur, et quelquefois des acci= dents comateux. Il n’en faut pas davantage Le. éclairer le diagnostic.
15° Le propre d’une éxostosé interne qui occu=, perait toute la voûte du crâne, par exemple, se- “ rait de paralyser graduellement les quatre mem ‘ bres ; laamarche de la maladie serait lente, eton | n’observerait aucun symptôme aigu ; il serait diffi- “cile de diagnostiquer un pareil désordre sil n’y
heures. — Le crâne a de belles dimensions ; il se brise sans dificulté: wi On incise la duré-mère , on chérche à la détacher de lapophyse crista u gallis on s'aperçoit que la partie antérieure du cerveau est malade. On découvre l’altération et on voit qu’il s’agit d’un cancer. Il s'étend M depuis l’apophyse crista-galli jusqu’à deux pouces plus haut, sur le 1 \ côtés des deux lobes, eh suivant le trajet de la faux du cerveau; à Le ‘droite, il s'arrête un peu plus tôt: transversalement , il occape | plus Mi d'espace encore ; il va d’un : fosse temporale à celle du côté opposé » en passant dévant la scissure interlobaire ; et en recouvrant la partie antérieure de chaque hémisphère. L'une de ses faces est incrustée dans la substance grise , l’autre fait saillie au-dessus des cireonvolutions et adhère aux méninges qui sont épaissies : le tissu cancéreux est dur, Jardacé, homogène ; ‘criant sous le scalpel; il n’a pas commencé à se. ramollir, Au pourtour du noyau, il me semble que la substance grise à a perdu un peu de sa consistance, et qu’elle se racle plus facilement qu'ailleurs. Il me semble encore que sa couleur tire sur le vio- ‘1 let, et qu’elle contraste avec celle du reste de l’organe. M. Royer-Collard , qui était présent à l’ouvérture, n’adopta pas cette manière de voir, et pensa que la coloration et'la consistance de ja pulpe étaient Ja semblables à peu près partout, - Le reste du cerveau est sain, 14}
| avait au. dehors aucune saillie des surfaces 0S-
seuses, et l’idée d’une paralysie générale se présen- . terait probablement; heureusement les exostoses | sontrares, surtout les exostoses placées de manière
à agir en. même temps et avec le même degré dé force sur l'un et sur l’autre hémisphère du cerveau. J'ai supposé que la tumeur était entièrement
cachée , ce qui n'est guère probable. En effet, c'est “<
un hasard si la table externe de l'os ne se déforme
pas tôt outard ; il s'établit un travail dans l'exos-
tose, ou ii se forme dans le voisinage des tumeurs de même nature ; elles sont le siége de douleurs d’un caractère particulier, et on ne tarde pas à apercevoir d’autres traces d'infection syphilitique. Beaucoup d’autres particularités , difficiles à pré-
voir, sufliraient pour mettre sur la voie ; quoi qu'il
en soit, il pourrait se faire qu'on ne soupçonnât pas l'existence des tumeurs osseuses ,; mais, elles ne peuvent donner lieu qu'à des. erreurs de peu d'importance.
16 On trouve dans l'ouvrage di M. Olkxidr sur la moelle épinière , un exemple de rétrécissement du trou occipital. Si la moelle était interceptée, la paralysie serait générale; et on ne pourrait guère , avant l'ouverture ; soupçonner la cause des accidents; la compression Pourrait s'exercer sur ün point moins élevée. Il n'est pas une ver-
tèbre qui ne soit-susceptible de fournir des vé- gétations osseuses, et il n’est pas besoin pour que
! son aspect est rarement le même chez deux indi-
casion de rencontrer des cas semblables ; oignons
apophyses épineuses : l'étude , même superficielle,
le diagnostic.
toujours aussi facile à distinguer qu’on pourrait le 1
de metire ses caractèresien présence de ceux de la
T Ve
360). | MIDE ra PARALYSIE ; RON.
la paralysie se manifeste qu ‘elles acquièrent un grand développement ; le canal vertébral est étroit, la moelle est placée au milieu d’un cercle osseux, elle se trouve de suite entre deux surfaces résis-
tantes. Bien peu de médecins d’ aliénés auront oc-
à cela que la paralysie ne s’étendra à la langue et. aux bras qu’autant que le désordre siégera dan 6 voisinage de la moelle alongée. |
‘Je passe sous silence les paralysies qui dépen- D dent de la déformation de la colonne vertébrale , 1 telles que celles qui se manifestent quand les vertébres se carient, par exemple; la direction des
des symptômes qui accompagnent la lésion des mouvements, est plus que suffisante pour éclairer M
17. La chorée, ou danse de Saint-Guy, qui n est qu'un symptôme d'une affection cérébrale incon- 1 nue, et que M. Pinel avait placée primitivement *
dans la classe des asthénies musculaires, n’est pas «
croire de la paralysie générale des aliénés. Gomme
vidus différents, comme on a souvent décrit sous ‘4
‘4 le même titre des” objets qui selon moi manquent 1 entièrement d’analogie , je n ‘entreprendrai point
paralysie générale des aliénés ; mais je dois appeler
CONSIDÉRÉE CHEZ LES ALIÉNÉS. 361 l'attention sur le diagnostic différentiel de ces deux | maladies, parceque, dans quelques cas, il m'a -embarrassé, et que les lumières des personnes qui m'entouraient n’ont pu éclaircir mes doutes. Je reviendrai par la suite sur ce sujet,
18. Les tremblements (tremor des nosologistes ) m'ont parfois jeté dans la même incertitude ; j'ai eu sous les yeux des vieillards aliénés dont la voix était tremblante, dont la tête et les mains étaient continuellement en mouvement, dont la démarche était comme cadencée , et qui du reste jouissaient d'une bonne santé : une maladie accidentelle mettait fin à leurs jours avant que la lésion des mouvements se fùt accrue, et je me demandais s'ils avaient présenté les symptômes propres à la paralysie générale qui débute. J'espère que de nouvelles études m'aideront à résoudre ces difficultés. Combien voit-on naître de difficultés semblables lorsqu'il est question de rapporter à leur type une foule de désordres de la locomotion!
B. — DIAGNOSTIC DES AFFECTIONS CÉRÉBRALES QUI COMPLIQUENT LA PARALYSIE GÉNÉRALE DES ALIÉËNÉS.
Une fois qu'on a constaté l'existence de la paralysie générale chez un aliéné, il ne faut plus le perdre de vue jusqu’au moment de sa mort; si on n’a pas cette précaution, l’autopsie présente une foule d'incertitudes.”Pendant les deux premières périodes , on reconnait facilement, aux si-
502 | ENDE dta PARALYSIE ; gnes qui leur sont propres, les congestions san 4
| guinés, les hémorrhagies “érébrales, les. ramol- à | | lissements aigus, les RACE sanguins de | | l’arachnoïde , etc. : mais, À, partir du commencez | à ment dela troisième période, la plus grande obseu-. au tité règne dans le diagnostic des complications. En | effet, les mouvements des jambes sont abolis, ceux | des bras sont peu étendus ou tout-à-fait impossibles; la langue est plus profondément paralysée i encore; qu'il survienne une hémorrhagie dans ja A pulpe, la santé physique ; qui jusque là m'avait pas été troublée , éprouvera un dérangement sensible ; . on apercevra de la fièvre, de la chaleur à la peau ; on verra que la prostration va en augmentant, et que la résolution gagne tout le système muscu 4 laire. Mais est-on fondé pour cela à annoncerila formation d’un épanchement? Toute altération grave qui surviendrait dans un viscère quelconque . suffirait sans contredit pour abattre le peu de force M qui reste, et pour déterminer des accidents sémblables ou à peu près. Il faut donc se contenter 4 de noter les symptômes, et s'abstenir de prononcer sur leur valeur. Cependant si la prostration, la 1
| fièvre, l’altération des traits de la face , la sterteur. ‘ et l'état comateux, se manifestaient d'une ma> M
nière subite chez un sujet dont la paralysie est ane 4 E troisième degré, dont la santé physique était ens | . î core assez bonne la veille pour laisser l'espoir d' un (4 mois à deux d'existence ; après aoig exploré at-
FR
ques , et s'être assuré qu'ils sont sains, on devrait ;
RE
tenlivernent les orgañes abdominaux et thorachi-
soupçonner une complication du côté du cerveau.Si le malade succombait au bout de vingt-quatre heures, il y aurait des probabilités pour une forte congestion sanguine , ou pour un épanchement ; ;
sile malade résistait huit jours ; les chances aug-
menteraient en faveur de l’hémorrhagie; mais ; en définitive, on n’a que des probabilités ; et elles ont d'autant moins de valeur, que, presque tour
jours, dans les derniers temps de la paralysie gé-
nérale , la poitrine et l’ abdomen sont affectés ; que
Te”? Corps est couvert d’eschares gangréneuses , et
qu'on ne sait d’où proviennent Îles DURS qu’on à sous les yeux. On sent qu'on n a jamais aucun moyen pour diagnostiquer, à l’époque qui nous occupe, la formation lente d’un coagulum albumineux, lors même qu'il exercerait une certaine compression sur un hémisphère, ou sur les deux hémisphères cérébraux; l’exhalation san-
guine peu intense existant dans là grande cavité de
l'arachnoïde présente les mêmes difficultés de
de diagnostic. L'état fébrile, la chaleur de la peau:
la rougeur de la face , l’état comateux , accompagné de mouvements cloniques des quatre RARE.
bres, ou des membres d'un côté seulement, an-
noncent qu'il yaun surcroît d irritation vers l'en céphale, et que l'irritation devient plus aigué;
mais ces signes ne suffisent Re pour caractériser
a MNT DE LA PARALYSIE, ME | le ramollissement, soit du cerveau, soit d’une portion, de la moelle épinière : ordinairement le malade succombe avant que la pulpe se ramo]disse. {N® LIV, LV, LVIIT, LIX , etc.) Cependant, F en ns cas, il est naturel que l’idée d’un ramollissement se présente. Je terminerai ce chapitre …
en rappelant que la coïncidence des convulsions épileptiques intermittentes avec la paralysie générale doit faire soupçonner dans le crâne (indépendamment d’un désordre général) une altération locale (N* XLIX et L); mais on se tromperait en annonçant toujours comme certaine l’altération locale parcequ'’il y aurait eu complica- | tion d’épilepsie. (Mémoire de MM. Casauvieilh et
Bouchet, Archives générales de médecine, tom, IX, pag. 510.) Enfin, on doit s'attendre à trouver
un désordre local, soit dans les méninges, soit dans le cerveau, quand, pendant tout le cours
de la paralysie générale, la faiblesse des membres a prédominé à droite ou à gauche. Il peut se faire
cependant que la prédominance de la paralysie soit due simplement à l'influence de la phlegmasie chronique, qui produit l’ensemble des accidentss M il suffit pour cela qu'elle règne avec plus de vio-
lence dans un hémisphére que dans l’autre. Toutes. ces particularités doivent être prévues avant l'ou= ‘verture des corps.
% NS ee 5 gs
PL à
vès «4 dir D. :
| LRRLLELBELEVLLVLE ET LES LLY LLLLAELLLORAEUEERLAR SEE LEE RÉ LUE EN ARTS a à - . {