CONCLUSIONS
1° Des faits nombreux démontrent qu'il existe une variété de paralysie qui mérite le nom àe, jKiralysie diphthérique , survenant dans la convalescence des affections pseudo-membraneuses , angine couenneuse ou croup ; elle est évidemment la conséquence de l'affection primitive.
2" Cette paralysie peut être locale : paralysie du voile du palais et du pharynx.
3° Souvent elle siège sur les parties éloignées , tantôt limitée aux membres inférieurs (paraplégie) , tantôt s'étendaiil successivement à tous les muscles du corps , muscles des membres, muscles du tronc, muscles de l'œil , et affectant alors la forme généralisée et progressive.
4° Une angine couenneuse bénigne peut entraîner après elle une paralysie grave et étendue.
5° L'albuminurie n'est nullement la cause déterminante de la paralysie, puisque, dans quelques cas, les urines n'ont jamais contenu d'albumine.
6° La paralysie diphthérique parait être le résultat d'un trouble de l'inervation, sans lésions appréciables des centres nerveux.
7° La paralysie généralisée peut se terminer par la mort, mais le plus ordinairement laguérison survient dans un laps de temps qui varie de deux à huit mois.
Au moment de mettre sous presse, nous apprenons que M. Gubler a lu, à la Société médicale des hôpitaux (séance du 14 décembre) un mémoire sur les paralysies qu'on observe à la suite des maladies aiguës. Nous regrettons de n'avoir pu prendre connaissance de ce travail important.