PARAPLÉGIE
Observation XX. — Une petite fille de quatre ans et demi bien constituée est amenée à la consultation de M. Blache, au mois de no- Tembre 1857; six mois auparavant elle a été atteinte d'une fluxion de poitrine qui a guéri rapidement. Jusque là elle avait toujours eu une santé excellente. Au mois d'octobre elle a une angine couenneuse, la gorge était ^ au dire des parents, couverte de peaux blanches qui ont disparu à l'aide de cautérisations avec la pierre infernale. La maladie a duré huit jours et la fièvre a été modérée, il n'y a point eu d'engorgement au cou. Rétablissement rapide, appétit, sommeil , on remarque seulement la pâleur de la face ; dix jours après, voix nasonnée, rejet des liquides. Quelques jours plus tard l'enfant accuse pour la première fois des douleurs dans les genoux ; faiblesse, hésitation dans la marche. Lorsqu'on la conduit à M. Blaclie, la paraplégie est complète, les bras ont conservé leur force, les doigts leur adresse. Pas de strabisme, pâleur prononcée, pouls à 68, petit, faible, rien aux vaisseaux du cou. Appétit conservé, un peu de constipation, sommeil agité, caractère irritable.
Pendant quinze jours la maladie fut stationnaire, puis, peu ù peu, la faiblesse diminua, et la guérison eut lieu trois mois après, sous l'influence d'un traitement tonique : fer, quinquina, bains sulfureux.
Observation XXL — M. Trousseau en rapporte aussi un exemple. En 1857, dit-il, une femme amena dans mes salles un enfant âgé de neuf ans. Il avait de la difficulté à avaler et une faiblesse considérable des jiimbes qui l'empêchait de se tenir debout.
La mère raconta qu'il avait eu quelque temps auparavant un rhume de poitrine et de cerveau, qu'il avait rendu par le nez et par Ja bouche de grandes peaux blanches comme des tubes.
Le fait suivant m'a été communiqué par M. le docteur
46 PARALYSIE DIPHTIIÉRIQUE.
Sellerier, il offre surtout ceci d'intéressant, que les accidents consécutifs ont débuté avec une brusquerie inusitée.
Observation XXII. — Le maire de la commune de Francheville, îigé de quarante ans, d'une constitution vigoureuse et de bonne santé habituelle, est pris de fièvre intense et de mal de gorge. Le second jour, l'angine est devenue une angine couenneuse, les fausses membranes recouvrent les amygdales , la luette , elles sont épaisses et résistantes ; il y a un engorgement ganglionnaire considérable , les fosses nasales sont entièrement libres, aucun suintement ne se fait par le nez, pas d'enchifrènement, la fièvre persiste; des cautérisations vigoureuses sont faites avec un pinceau imbibé d'une solution d'azotate d'argent au tiers. Frictions sur les glandes engorgées avec une pommade composée d'onguent napolitain et d'extrait de belladone, chlorate de potasse, cinq grammes en potion. — Le cinquième jour, les amygdales étaient presque complètement dégagées, lorsque,; la toux enrouée, l'aphonie, de l'oppression signalent l'invasion du larynx par la diphthérie; les angoisses et la suffocation étaient telles que dans les accès de suffocation le patient se dressait debout sur son lit. — Sous l'influence de vomitifs répétés, de cautérisations, la maladie diminue peu à peu d'intensité, il y eut expulsion de pseudo-membranes tubulées, et le douzième jour la guérisoa était complète, la voix restait seulement un peu voilée.
Quinze jours après, la convalescence ayant marché rapidement, le malade partit pour un voyage au Havre , il avait seulement conservé une paralysie palatine, caractérisée surtout par le nasonnement.
Arrivé à Bernay, où il dut faira un court séjour, il est pris de fourmillements et d'engourdissement dans tes membres inférieurs; la faiblesse survient rapidement : bientôt le malade ne peut plus se tenir debout ni marcher, il revient en toute hâte chez lui.
M. le docteur Sellerier constate une paralysie complète des membres inférieurs, impossibilité de tout mouvement, la sensibilité èst nulle, on peut pincer la peau sans provoquer la moindre sensa-
tion. Aucune douleur à la pression le long de la colonne vertébrale.
Application d'un large vésicaloire à la région lombaire , frictions avec un Uniment ammoniacal camphré, bains sulfureux.
A l'aide de ces moyens et d'un régime tonique très-bien supporté, la guérison eut lieu en un mois.
Les accidents ayant une remarquable tendance à se généraliser , on observe aux membres supérieurs les mêmes troubles delamotilité, que nous avons signalés aux membres inférieurs. Ces tro'ubles varient • quelques malades n'éprou- Vent qu'une faiblesse plus ou moins marquée, tandis que '•(d'autres se trouvent dans l'impossibilité absolue de se servir de leurs bras.
On remarque d'abord un léger tremblement, avec défaut ■de précision dans les mouvements , les mains ne serrent l'objet qu'on leur présente qu'avec mollesse; les malades ne peuvent porter la main à leur tête ou se servir de leur cuiller et manger seuls : on est obligé de les alimenter. . A un plus haut degré, la paralysie est complète, les bras, Jorsqu'on les soulève , retombent inertes et comme une masse.
A l'aide du dynamomètre, on constate un affaiblissement ■anarqué ; alors que chez un adulte d'une vigueur moyenne , Tinstrument marque de 50 à 55 kilogr. La pression exercée par les malades peut n'être que de 20 à 25 kilogr. Ces expériences ont été faites dans le service de M. Trousseau.
L'observation suivante donne un exemple de cette diminution de la puissance musculaire.
Observation XXIII.— Le nommé Mottet (Nestor), âg;é de vingt-sept
48 PARALYSIE DYPIITIIÉRIOUE.
ans, domestique demeurant ù Paris, rue de TArcade n» d5, entre le ik mars 1859 à l'IIôlel-Dicu, salle Ste.-Agnès, n" 16.
Cet homme est d'une constitution vigoureuse; jamais il n'a fait de maladie grave, il est seulement sujet à avoir des maux de gorge, et, il y a sept ans, il s'est fait enlever les amygdales. Depuis cette époque il n'avait point eu d'angine, lorsque le 12 décembre dernier (il habitait alors le Havre), après avoir passé la nuit entière à servir dans un bal, et après avoir eu à plusieurs reprises des alternatives de chaud et de froid, il fut pris de difficulté à avaler et de fièvre.
Le 13, la douleur est beaucoup plus violente , la déglutition est extrêmement pénible. Malgré le malaise qu'il éprouvait, Motlet, alla consulter M. le docteur Marchessaux , qui lui prescrivit un gargarisme.
Le lendemain, M. Marchessaux constata la présence de fausses membranes dans la gorge , et lui dit qu'il avait une angine couenneuse.
M. Marchessaux toucha les parties affectées avec la poudre d'alun; sous l'influence de ce traitement l'angine guérit rapidement , et le dixième jour, Mottet put reprendre son service.
Quelques jours après, survinrent les premiers symptômes de paralysie palatine, la déglutition des liquides devint difficile; les liquides sortaient par le nez, et le malade ne pouvait boire qu'avec les plus grandes précautions, les aliments solides passaient sans obstacle; puis la voix s'altéra à tel point qu'à peine pouvait-on distinguer les paroles qu'il prononçait.
Dans le milieu du mois de janvier, la paralysie du voile du palais existait encore très-prononcée, lorsque survinrent de nouveaux accidents : la vue se troubla et devint tellement faible, qu'il y eut impossibilité de lire ou d'écrire, le malade avait devant les yeux un brouillard qui l'empêchait de distinguer nettement les objets. Ces troubles étaient surtout plus marqués le matin que dans le reste de la journée. M. Marchessaux examina les yeux avec soin, examina aussi les urines : il prescrivit un régime tonique , il engagea Mottet à quitter son service et à aller passer quelque temps dans son pays.
Mottet partit pour le Calvados, et au bout de quelque temps la paralysie palatine avait presque disparu; l'appétit était bon, mais les troubles de la vue persistaient, et, en outre, le malade commençait à ressentir de la faiblesse dans les jambes et des fourmillements aux pieds; il consulta notre collègue et ami M. le docteur Notta de Lisieux, qui lui prescrivit un collyre, et lui conseilla remploi du sous-carbonate de fer.
Mottet quitta Lisieux le 28 février , vint à Paris , se plaça comme domestique, mais bientôt il fut obligé d'abandonner son service; la faiblesse augmentait, les fourmillements devenaient déplus en plus incommodes : d'abord limités aux pieds, il les ressentait alors aux mains jusqu'aux coudes; les troubles de la vue persistaient, quoique moins prononcés; il y avait anapbrodisie complète, depuis le début de la maladie.
Le Ih- mars, le malade entra à l'IIôtel-Dieu ; engourdissement et fourmillements depuis les pieds jusqu'aux genoux, et depuis les mains jusqu'aux coudes. Dans ces points, anestbésie et analgésie des plus prononcées, la marche est difficile ; Mottet ne peut se tenir longtemps debout; la jambe droite est plus faible que la gauche, celte faiblesse est aussi plus marquée au bras droit , qu'il ne peut élever jusqu'à la tête. Au dynamomètre, on constate 22 kilogr. adroite et 28 à gauche; la vue est meilleure ; le malade lit facilement, toujours un peu de brouillard devant les yeux. L'intelligence est intacte; pas de douleur de tête ; érections nulles, les urines ne contiennent point d'albumine. Bains sulfureux, deux pilules ferrugineuses.
Le 25 mars, l'état du malade est toujours à peu près le même, seulement le dynamomètre marque vingt à droite et vingt-trois à gauche.
Le 8 avril, on suspend les préparations ferrugineuses et on prescrit trois cuillerées de sirop de strychnine.
Le 14 avril , les fourmillements ont presque cessé, les forces ont augmenté; le malade marche plus facilement et peut descendre, quoique avec peine, les escaliers, et aller se promener dans la cour. Au dynamomètre 30 kilogr. Il y a égalité pour chaque côté, les bras se meuvent plus facilement. La strychnine a donné lieu à quelques
50 PARALYSIE DYPHTHÉRIQLE.
élancements dans les membres; la vue est bonne; anaplirodisie complète; on continue le sirop de strycbnine.
. Le 19, le malade se trouve beaucoup mieux, il se croit assez fort .pour quitter l'hôpital et demander son exeat.
Le 26, Mottet rentre de nouveau à l'FIôtel-Dieu, il n'a pu reprendre son service, les forces lui ayant manqué : les fourmillements et l'engourdissement des membres ont disparu, mais la marche est toujours pénible , la sensibilité obtuse aux bras et aux jambes. La vue est bonne, la face est pâle, le pouls à 68, faible et depressible, pas de souffle dans les vaisseaux du col, les érections manquent toujours. M. Trousseau prescrit de nouveau la strychnine, les bains sulfureux.
Peu à peu, sous l'influence du traitement, les forces revinrent, et le 15 mai , Mottet quitta définitivement l'hôpital, conservant encore un peu de faiblesse et une anasthésie assez prononcée (Observation communiquée par M, Heurteloup, élève du service ).
Lorsque je vis pour la première fois ce malade dans le service de M. le professeur Trousseau, j'appris que M. le docteur Marchessaux du Havre , qui lui avait donné ses soins , avait examiné avec soin les urines , et je m'adressai à cet honorable confrère pour avoir des renseignements sur la maladie dont Mottet avait été atteiiit. M. le docteur Marchessaux me répondit qu'en effet, cet homme avait été atteint d'une angine couenneuse, que cette angine, caractérisée par des plaques diphthériques sur les amygdales, n'avait point eu de gravité, que le malade avait pu chaque jour sortir, pour Venir le consulter, que la fièvre avait été de très-courte durée et qu'il n'y avait eu aucune trace de coryza couenneux ; que èous l'influence d'attouchements avec l'alun et de garga- Hsmes , la guérison avait été rapide : qu'enfin lorsque les troubles de la vue apparurent, l'examen des urines avait démontré l'absence d'albumine ou de sucre.
Paralysie généralisée. 51
Je reviendrai sur ce fait lorsque j'aurai à examiner si on peut établir un rapport entre la gravité de Tangine couenïieuse et les accidents qui en sont la conséquence.
L'observation suivante m'a été remise par M. le docteur Marotte, qui avait été consulté par le malade, médecin lui-même ; les symptômes paralytiques attinrent un liaul degré, les jambes, les bras, les muscles du tronc, furent envahis et tout mouvement impossible pendant un certain laps de temps.
Observation XXIV. — Le docteur BretignièreS;, médecin à Sairif- André (Eure), âgé de 49 ans, d'une santé délicate et sujet à des migraines périodiques (tous les 15 jours), est atteint dans les premiers jours de mai 1858 d'une diphthérie qui envahit d'abord la "narine du côté gauche, les fausses membranes ne tardent pas à s'étendre à l'arrière bouche et au pharynx. La narine gauche est le siège d'un écoulement abondant et fétide, des lambeaux gangreneux S'en échappent, la lèvre supérieure devient gonflée et douloureuse. L'inflammation s'étend au canal nasal et gagne très- pronablement le sinus maxillaire, si on en juge par des douleurs très-violentes que le malade ressent dans cette portion de la face.
Peu à peu ces symptômes si alarmants se dissipèrent, la gorge se dégagea en quelques jours, les fausses membranes furent rejetées au dehors. La voix, d'abord altérée, reprit son timbre normal, mais la suppuration nasale et les douleurs de la face persistèrent plus longtemps. Le malade se crut en convalescence pendant une douzaine de jours : il n'en était rien. L'arrière bouche, le pharynx débarrassés des fausses membranes qui les avaient envahis, perdirent, ainsi que la langue, le mouvement et le sentiment. Le voile du palais et la langue purent être impunément piqués avec une épingle, la voix devint de plus en plus voilée, la déglutition extrêmement difficile; les solides ne pouvaient passer qu'avec peine et les liquides revenaient par le nez, l'expuition et l'action de souffler sont impossibles.
32 PARALYSIE DYPIITHÉRIQUE.
Peu après l'apparition de ces symptômes, de nouveaux accidents plus elTrayants se manifestèrent.
Les membres n'obéirent plus à la volonté, et les mouvements étaient indécis, la marche mal assurée, titubante, des fourmillements et de l'engourdissement se font ressentir aux mains et aux pieds.
M. le docteur Marotte, qui vit notre Confrère à cette période de la maladie, prescrivit la strychnine à l'intérieur, des bains froids ou des affusions froides, des frictions excitantes sur tout le corps. Un régime fortifiant, fer, quinquina, etc. Les affusions froides furent abandonnées, le malade, privé de tout mouvement, ne pouvant réagir. Les instructions données par M. Marotte ayant été dépassées, on essaya la strychnine par la méthode endermique; des crampes, des secousses violentes se manifestèrent et forcèrent de cesser un mode de traitement qui n'avait pas été employé avec assez de prudence. D'après les conseils de M. Marotte on eut recours à l'électricité j au bout de 15 jours le pharynx, le voile du palais et le larynx reprirent un peu de sensibilité. Le malade parvint à avaler avec moins de peine, non les liquides, ils revenaient toujours par le nez, mais des demi-solides, tels que crème au café ou au chocolat, lait caillé, etc. La gêne de la déglutition avait été telle pendant quelques jours, qu'on fut sur le point d'être obligé de recourir à la sonde œsophagienne pour alimenter le malade.
Trois semaines après un peu de viande put être avalée, et la digestion s'en fit facilement. La maigreur excessive commença à disparaître.
Mais si le voile du palais et le pharynx avaient recouvré leur tonicité, il n'en était pas de même du tronc et des membres qui, pendant ce temps, étaient arrivés progressivement à une paralysie complète. Tout sentiment, tout mouvement avaient disparu. La pile de Breton frères n'avait aucune action sur les muscles du tronc et des membres. Après avoir reconnu l'impuissance de cet agent, M. le docteur Bretignières s'adressa à M. Chesnon , ancien directeur de l'école normale d'Evreux, physicien des plus habiles, qui employa une machine puissante (celle de Gueffe et Loiseau).
L'insensibilité était complète, la peau inerte produisait au malade l'effet d'un corps étranger, d'une enveloppe générale, annulant toute sensation.
Le 30 juillet, M. Chesnon appliqua l'électricité, qui causa de vives douleurs. Le 3 août, le malade put remuer le bras gauche, et en quelques jours l'élever même jusqu'au niveau de la tête; peu à peu les mouvements devinrent plus faciles. La 2« séance eut lieu 8 jours après. Sous l'influence de l'électricité, le bras droit commença aussi à exécuter quelques mouvements. Le malade put bientôt se soulever et s'asseoir dans son lit; jusque là les muscles du tronc étaient complètement inertes, la prostration physique était telle qu'il y avait impossibilité pour le malade de se remuer dans son lit. Après chacune des séances d'électricité, il se produisait une amélioration subite, d'abord peu durable, puis de plus en plus stable.
M. Chesnon, pour hâter la guérison, essaya l'électricité en plaçant les pieds et les mains dans l'eau salée, puis ensuite le malade étant entièrement plongé dans un bain d'eau salée. Bientôt M. Bretignières put changer ses pieds de place, croiser ses jambes l'une sur l'autre, sans cependant qu'il lui fût possible de se tenir debout.
Après une dernière séance, la station debout fut possible; mais, dit notre Confrère, il me semblait que mes pieds ne m'appartenaient pas, qu'ils étaient pour moi des corps étrangers.
• Quinze jours plus tard M. Bretignières marchait, d'abord avec des béquilles, puis avec une canne; enfin les forces se rétablirent complètement. La maladie avait duré 6 mois.
• M. le docteur Bretignières résume ainsi les phases de cette longue maladie :
1" Période : Malaise général, inappétence. (Premiers jours de mai. )
2" Commencement de mai. Apparition de la diphthérie. 3' Dans celle-ci qui dura une douzaine de jours, j'avais tant bien que mal repris mes occupations.
54 PARALYSIE DYPIITIIÉRIQUE,
A" Paralysie du voile du palais, du pharynx, de la langue, engourdissement des membres ; je fus obligé de garder le lit à partir du 13 juin.
5* Paralysie générale des muscles des membres, des muscles du tronc ; tout mouvement m'est interdit.
6* Décroissance des symptômes ; amélioration lente, puis guérison complète, (août, septembre, octobre.)
TRONC ET cou.
Dans certains cas , et nous en avons cité des exemples , la paralysie a été limitée aux membres inférieurs ; dans d'autres elle étend son action envahissante aux membres supérieurs. Nous allons la suivre dans sa marche progressive attaquant les muscles du tronc, du cou.
Lorsque les muscles du tronc et du cou participent à l'affaiblissement général, les mouvements du corps peuvent être (Complètement abolis , la tête vacille et ne peut se soutenir. Tantôt fléchissant sur la poitrine, elle est, dans d'autre cas, i^enversée en arrière . Dans l'observation XXIV, le malade était complètement paralysé du tronc , la prostration physique (le moral étant excellent) était telle qu'il y avait impossibilité pour le malade de se remuer dans le lit. Dans l'obsef-; vation XXXI, c< les muscles sacro-lombaires ont perdu leur énergie , la colonne vertébrale est infléchie en avant. » ML Faure (1) a aussi parfaitement décrit ce symptôme. «L'allure générale du corps est profondément changée : toute la partie supérieure du tronc est rejetée en arrière ; la tête au contraire retombe en avant et roule sur la poitrine ; toutes , les. masses musculaires du cou, du dos sont effacées. Quel-
(1) Union médicale, obs. V, février 1857.