CONCLUSIONS
1" Partie.
I. — Les traumatismes du crâne avec ou sans fracture des os et blessure du cerveau peuvent produire la paralysie g-énérale, en dehors même de toute prédisposition personnelle.
II . — La paralysie générale peut débuter peu de jours après l'accident, mais le plus souvent elle n'apparaît qu'après un assez long- intervalle de temps (des mois, des années même).
III. — La paralysie générale produite par un traumatisme n'a pas une forme particulière permettant à première vue de reconnaître son origine.
IV. — La paralysie générale d'origine traumatique s'observe sur des sujets qui ont l'âge auquel se montre d'ordinaire cette affection, ce qui semble indiquer la nécessité pour son développement d'un certain consensus de l'organisme.
V. — La pathogénie de la paralysie générale d'origine traumatique n'est pas une, mais multiple j elle est trop imparfaitement connue pour qu'on puisse la formuler nettement.
VI. — Les traumatismes du crâne, quand ils portent leur action sur des sujets prédisposés, jouent le rôle de cause déterminante.
VIT. — Les Iraumatismes du crâne survenant chez des individus déjà atteints de paralysie g-énérale précipitent la marche de la maladie.
VIII. — En face d'une paralysie g-énérale, rechercher toujours avec le plus grand soin s'il n'y a pas eu au début un ictus chirurg-ical. L'existense de cette cause étant reconnue, on peut tranquiliser la famille sur l'avenir intellectuel des enfants nés avant l'accident.
IX. — En présence d'un blessé de la tête, faire des réserves sur les conséquences éloig-nées du traumatisme et instituer une hyg-iène en conséquence, c'està-dire éviter toutes les causes de cong-estion de l'extrémité céphaîique.
X. — Eviter aux paralytiques généraux les chocs de la tête même lég'crs comme celui de la douche descendante.
2* Partie.
I. — La paralysie g-énérale produit dans la plupart des cas une raréfaction du tissu osseux qui prédispose aux fractures et rend la formation du cal lente et incomplète, quelquefois même impossible. Cependant on peut observer des cas de g'uérison de fractures chez les paralytiques.
II. — Les Iraumatismes des parties molles chez les paralysés g'énéraux donnent lieu souvent, mais pas toujours, à une suppuration abondante.