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est pour quelque chose dans la décharge vers la périphérie des cellules endothéliales.
Ce fait tend déjà à prouver que dans l’endocardite lente une fragilité capillaire existe, puisque chez des individus normaux ou atteints d'infections variées, sans rapport aucun avec celle qui nous occupe, le procédé de la friction n’amène aucune modification de l'équilibre leucocytaire, comme Wyss l’a montré dans sa thèse.
Ottander, en 1926, reprend la question; il trouve, dans certains cas, jusqu’à 80°, de cellules mononucléées endothéliales, dont il prouve pour ainsi dire l’origine en examinant l’endothélium des capillaires sur des coupes histologiques du lobule de l'oreille, de la rate, du foie et de la moelle osseuse. Il trouve cette couche cellulaire en prolifération et en voie de néoformation. |
Enfin, Merklen et Wolff, s'appuyant sur des documents histologiques irréfutables, prouvent la participation des en: dothéliites artério-capillaires au syndrome de l’endocardite lente et décrivent la mononucléose accompagnant l'affection comme une monocytose endothéliale.
Dans un article tout récent, Lian, Nicolau et Poincloux donnent l’histo-pathologie du nodule d’Osler, corroborant les dires des auteurs strasbourgeois, et établissant définitivement cette notion nouvelle en pathologie, soulignée à plusieurs reprises déjà par Merklen, de réticulo-endothéliite.
Les raisons qui nous ont fait nous étendre aussi longuement sur une maladie, à première vue étrangère à celle qui nous occupe, sont diverses. Pendant longtemps, les hématologistes se sont refusés à admettre pour certaines cellules mononucléées, une origine autre que lymphatique, et ceci bien souvent par dogmatisme ou pour toute autre cause pu: rement doctrinale. Il a fallu les recherches sur l’endocardite lente pour prouver d’une manière vraiment objective la provenance extramédullaire et extralymphatique de certains mononucléaires du sang chez l’homme.
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Les analogies présentées par les cellules mononucléées non lymphatiques de l’endocardite lente avec celles des angines à monocytes sont frappantes: la description des unes se superpose à celle des autres. En outre, dans les deux affections, les réactions périphériques à la peau ne sont pas rares, et si l’occasion se présente d'étudier par la biopsie l’histologie d'un exanthème d’angine à monocytes, peut-être trouvera-ts on les mêmes phénomènes d’endo-vascularite, à un degré moins sévère, que ceux qui furent décrits par Merklen et Wolff, puis par Lian et ses collaborateurs,dans l’endocardite.
Mais l’histologie du tissu réticulo-endothélial n'est pas aisée, et jusqu'à maintenant, à cause de ses nombreuses et si frappantes adénopathies, l’angine à monocytes fixait l'attention sur le système lymphatique à l'exclusion des autres.
Les auteurs qui ont fait des biopsies ganglionnaires ou amygdaliennes ont surtout examiné le parenchyme de ces tissus, sans penser que peut-être dans leur réticulum se trou vait la lésion primitive.
Patella, dès 1902, se basant particulièrement sur des don: nées morphologiques, a soutenu l’origine endothéliale des mononucléaires du sang ; il remarque que « l’endartérite aug: mente, selon son intensité, la desquamation normale des vaisseaux, induisant la mononucléose ».
Ces cellules blanches, tantôt comptées comme grands lymphocytes, tantôt comme monocytes, appelées par les uns cellules de Rieder, par les autres formes de transition, sont considérées actuellement par les partisans de la théorie trialiste comme dérivant du système réticulo-endéliothélial
d’Aschoff:Landau.
ORIGINE RÉTICULO-ENDOTHÉLIALE DES MONOCYTES
Pendant longtemps l'étude de ce système réticulo-endothélial ne fut poursuivie qu’en Allemagne et en Amérique, où, à la suite des travaux d'Aschoff:Landau, de nombreux auteurs s’attelèrent à la question qu'ils éclairèrent peu à peu par des démonstrations expérimentales variées, mais toutes basées sur un phénomène commun: l’imprégnation du tissu réticulo-endothélial par des substances étrangères injectées dans l’organisme.
Kiyono, le premier, procédant par l'injection de colorants vitaux, prouve l'existence dans le sang de cellules mononu-
” cléées appartenant au système réticulo-endothélial.
Dickmann, en utilisant les injections de vaccins, irrite ce système, le voit proliférer, et retrouve dans des cellules mo: nocytaires les produits injectés. Schittenhelm constate des poussées de mononucléose dues à des injections de vaccins ou de bacilles. De leur côté, les auteurs américains poursuivent des recherches semblables, et Florence, Sabin et Doan, en arrivent à admettre une participation constante du tissu réticulo-endothélial à l'équilibre de la formule sanguine, par desquamation endothéliale vasculaire.
Mais l'identification des cellules réticulo-endothéliales aux monocytes du sang, quoique rendue presque flagrante par ces travaux, restait encore sans preuves décisives. De nombreux arguments d'ordre pathologique avaient déjà été avancés par Merklen et Wolff dans cet ordre d'idées, basés sur l’histo-pathologie des leucémies à monocytes, et des monocytoses en clinique.