TRES
lules mononucléées dans le sang circulant des typhiques, constate que leur nombre n’est pas augmenté par la friction préalable du lieu de la piqûre, et n'hésite pas à accorder à ces cellules une origine endothéliale ou réticulaire, profonde ou périphérique. Il les décrit comme des éléments de grande taille à cytoplasme basophile, le plus souvent sans granulations, mince, lamellaire, à contour tantôt net, tantôt irrégulier, souvent déformé par les éléments voisins, parfois replié sur lui-même; les granulations existent, mais sont toujours en petit nombre. Le noyau est unique, arrondi, ovalaire ou réniforme ; la chromatine, au May-Giemsa, dessine un fin réseau rouge violet. On ne voit que rarement des nucléoles.
Mais l'affection qui a suscité peut-être le plus de recherches hématologiques tendant à éclaircir la question des mononucléaires non lymphocytes du sang, est l’endocardite lente ou ulcéreuse.
En 1913, Netousek signale une mononucléose endothé: liale dans cette maladie. Il constate des cellules mononucléées, non seulement isolées, mais encore en placards endothéliaux réunissant jusqu’à onze éléments.
Le même auteur, en 1914, produit expérimentalement chez le cobaye le passage de cellules endothéliales dans le sang circulant, par injections intracardiaques de cultures de staphylos et de streptocoques. Il remarque en outre une mononucléose endothéliale de taux très variable dans une série d'états pathologiques, en tête desquels viennent les infections de l’endocarde et le typhus abdominal.
En 1919, Schilling rapporte deux cas d’endocardite lente avec grosse participation d’éléments endothéliaux à la for: mule sanguine (52°/, et 35,8°/,), éléments dont il place l'origine dans le foie, la rate et la moelle osseuse, et qui
auraient desquamé à la suite de la stase provoquée par l’infection dans ces organes.
La même constatation est faite en 1920 par Bittorf, qui montre en outre que la friction préalable de l’endroit piqué