HISTOLOGIE PATHOLOGIQUE
Ganglions lymphatiques mésentériques.
La structure générale du ganglion est conservée, bien que les follicules et l'écorce ne soient pas nettement séparés. Les vaisseaux sanguins dans les ganglions sont en général dilatés, contenant du sang.
Les rapports entre parenchyme et sinus lymphatiques sont souvent effacés, parce que partout les lymphocytes sont moins serrés qu’à l’état normal, à cause d’un œdème de ganglion. Il n’y a pas de centres germinatifs nets.
À l'immersion, on distingue parmi les éléments mononucléés dans le parenchyme de petits Iymphos typiques et un nombre plus restreint de cellules plus grandes, à proto: plasma plus basophile et à noyau plus vésiculaire, avec des nucléoles distinctes.
Les cellules du reticulum sont un peu modifiées et sem: blent gonflées. On voit également quelques rares mastzellen, et parfois une cellule réticulaire ayant phagocyté quelques lymphocytes.
Amygdales.
À la surface de l’amygdale, il y a une zone de nécrose circonscrite logée au fond d’une crypte très dilatée, peu large, mais d’une profondeur qui varie. Cette zone est infiltrée par une quantité de microbes ; on y remarque cependant peu de polynucléaires. Au fond de l’ulcération on voit des lymphocytes parfois en caryorhexis.
La zone nécrosée repose sur du tissu fibreux, pauvre en noyaux, dans lequel on constate l’absence presque complète
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de polynucléaires. Dans une couche un peu plus profonde du tissu conjonctif, on voit quelques fibroblastes tuméfiés ; il y a également une tuméfaction des cellules endothéliales des vaisseaux, et quelques lymphocytes disséminés.
Plus profondément encore, on trouve quelques petits ress tes de tissu Iymphoïde au-dessus de la musculature striée.
Rate.
La capsule et les trabécules sont minces. Les follicules sont rares et petits.
La structure de la pulpe est effacée ; on voit très mal les veines capillaires, dont l’endothélium est souvent détaché.
Cependant on reconnaît quelques veinules un peu plus grandes, béantes, contenant de grosses cellules rondes mo: nonucléées, à noyaux tantôt ronds et clairs, tantôt pycnosés. Les noyaux clairs peuvent être volumineux, peuvent contenir Jusqu'à deux nucléoles et sont parfois en mitose. Ces
. cellules sont disséminées dans la pulpe; on ne distingue pas
toujours si elles sont dans les veines capillaires ou dans les cordons spléniques. Elles peuvent s’avancer jusqu’à la péri: phérie du follicule lymphatique, au milieu et autour duquel il y a des blocs cellulaires nécrosés. Si le noyau de ces gros: ses cellules est pycnosé, le protoplasma en devient hyalin. Dans certaines coupes on voit également quelques grosses cellules vacuolisées.
Au Giemsa, ces grosses cellules montrent un protoplasma faiblement basophile; elles forment par endroits de petits groupes. On ne voit ni microbes, ni cellules éosinophiles. En résumé : certaines de ces cellules sont en bon état, d’autres à l’état régressif, jusqu’à la nécrose.
Foie.
La structure est modifiée en ce sens que vers la périphérie des lobules, les cellules hépatiques sont de taille normale, alors que vers le centre elles sont atrophiées.
RER ee
Dans les centres lobulaires, le stroma est plus fortement développé, sans que l’on constate de dilatation des vaisseaux.
Parmi les cellules hépatiques atrophiées, il y en a de nécrosées, et la disparition de ces cellules peut expliquer l'augmentation du stroma.
Dans les espaces de Kirnan, il y a par-ci par-là des infiltrations de cellules mononucléées par petits groupes.
À l'immersion: lipofuscine au centre des lobules. Parfois, une goutte graisseuse dans le protoplasma.
Dans les capillaires, on voit des lymphocytes et des cellules mononucléées plus grosses.
Moelle osseuse du fémur.
Sur les coupes examinées, la moelle jaune prédomine, fortement vascularisée. Il y a des îlots plus ou moins grands de tissu hématopoiétique, jusqu'aux endroits où la myélopoièse prédomine.
Dans la moelle jaune, les cellules adipeuses sont bien conservées ; dans les vaisseaux, il y a peu d'éléments nucléés, parfois quelques cellules mononucléées de grande taille. Autour des vaisseaux, groupes de cellules du parenchyme mé dullaire formés en partie par quelques normoblastes, en partie par de grosses cellules mononucléées à noyau plus clair.
Sur l’une des coupes, près de la moelle rouge, on voit une artère dont l’intima est épaissie, et dont la musculature de Ja média est très mince. Les nerfs ne présentent rien de particulier.
Dans la moelle rouge, il y a passablement de mégacaryocytes à noyaux polymorphes, parfois pycnosés et rudimentaires. Les travées d’érythroblastes sont en quantité ordinaire. On voit également des mononucléaires à noyaux excentriques., fortement vacuolisés, dont le protoplasma est gonflé. Les mêmes cellules se retrouvent dans les vaisseaux, et l’on peut voir à l’intérieur des vacuoles les plus grosses, des particules arrondies de taille variée et quelquefois des
globules rouges. Les éosinophiles jeunes sont rares. Il y a en moyenne quatre mégacaryocytes par champ d'immersion.
On ne voit nulle part une augmentation du tissu lymphatique. Les endothéliums des veines sont tuméfiés et légèrement proéminents. Les cellules du réticulum paraissent par endroits tuméfiées également ; leur noyau est clair et plutôt petit.
Unna-Pappenheim: Peu de mitose. Dans le parenchyme, on voit de grosses cellules rondes mononucléées, dont le protoplasma est basophile et parfois vacuolisé. (Mêmes cellules que dans le sang.)
On voit des lignées d’érythroblastes en légère caryorhexis. Les mégacaryocytes à noyaux vésiculaires (jeunes) sont rares. Les cellules incluses dans les mégacaryocytes sont également rares.
On voit un peu de fibrine dans le stroma entre les cel: lules adipeuses. En général, la structure est bien conservée, mais les cellules du réticulum sont parfois vacuolisées.
Au Giemsa, pas de microbes. Quelques cellules du réticulum contiennent des globules rouges. Les artères contien: nent également des globules rouges. On ne voit presque pas de polynucléaires dans la moelle osseuse. Les cellules neutrophiles jeunes semblent réduites au profit des grandes cellules mononucléaires vacuolisées.
Sang.
Dans tous les frottis faits chez notre malade, on est frappé par la présence de cellules anormales quant à leur nombre et à leur forme, cellules que tous les auteurs ont signalées déjà, en les appelant monocytes, grands Iymphocytes ou grands mononucléaires.
Il s'agit de grosses cellules mononucléées de 10 à 12 « de diamètre, à protoplasma faiblement basophile, angulaire, volumineux, parfois replié sur ses bords, ce qui leur donne une teinte plus foncée. Beaucoup de ces cellules contiennent dans leur protoplasma des granulations du type azuro-