‹ De la pathogénie des hémorrhagiesChapitre 18 sur 20 · EXPERIENCE VIII · texte numérisé non relu

EXPERIENCE VIII

Section unilatérale du sympathique. Ligature des jugulaires des deux côtés. Augmentation artificielle de la tension artérielle. Pas d’ecchymoses.

Le 21 février 1869, à une heure, sur un lapin adulte, le grand sympathique cervical est coupé du côté gauche. Con-

gestion immédiate de l’oreille correspondante, contraction de la pupille, etc. Puis on lie la jugulaire externe de chaque côté. (Dix minutes plus tard la congestion n’était pas plus nettement prononcée d’un côté que de l’autre. El le était moindre qu’aussitôt après la ligature.) L’aorte est liée au-dessous de la rénale droite et une injection d’eau tiède est poussée avec force dans le bout supérieur. Après l’injection d’environ 200 grammes, un accident survenu du côté de la canule a fait suspendre l’opération, et l’animal est mort pendant qu’on déplaçait la canule. Il ne s’était pas produit d’ecchymose des oreilles ou des conjonctives.

Les déductions, d’ailleurs très-réservées, que nous tirons de ces expériences, tendent seulement à établir que les ruptures vasculaires se font plus facilement chez les jeunes animaux; mais il n’est pas démontré que ce soit précisément à cause de la fragilité plus grande des vaisseaux.

Il est certains organes de transition où les vaisseaux jeunes ne sont pas destinés à devenir adultes, où l’on peut supposer, par conséquent, que ces vaisseaux n’arrivent pas à acquérir les caractères physiques de force et de résistance auxquels doivent arriver les vaisseaux où le développement n’est pas entravé. L’expérience suivante, en nous montrant que ces vaisseaux transitoires sont plus fragiles que les autres, apporte à l’hypothèse de la fragilité des vaisseaux jeunes un appui, sinon une démonstration.

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