LIMITE DE LA RÉSISTANCE DES PETITS VAISSEAUX
Je viens d’indiquer les principales conditions capables d’amener une augmentation de tension dans les petits vaisseaux.
(4) Sur celte question de l’attraction du sang par les tissus, voyez Brown Sequard, Course of lectures on the Pkysioloyy and Pathology o / ihe central nervous system., p. 174, et Lecture X, passim. Philadelphia, 4860.
Si cette tension vient à dépasser la limite de la résistance du vaisseau, il se déchirera et l’hémorrhagie se produira. Mais, sur un système vasculaire sain, les causes que j’ai passées en revue ont-elles le pouvoir d’exagérer tellement la pression que la rupture doive en résulter. C’est une question à laquelle on ne saurait répondre catégoriquement quand on ne connaît pas la puissance de résistance des diverses parties de l’arbre circulatoire, ni les limites dans lesquelles les variations individuelles peuvent la faire osciller.
L’expérimentation, qui seule peut renseigner sur ce sujet, est fort difficile à réaliser à cause des éléments multiples qui compliquent le phénomène en apparence très-simple de la résistance des vaisseaux. C’est pourtant à l’expérimentation que j’ai voulu recourir en l’absence de tout document qui pût m’éclairer sur cette question.