CHAPITRE V
Théorie «TOshornc.
Osborne a fait remonter la cause de toutes les manifestations urémiques à une arachnoïdite subaiguë. Il ne nous est pas possible de nous rallier à cette manière de voir, qui n'a du reste rencontré que peu de défenseurs. Comme l'a fort bien établi Oppler (l),l'analomie pathologique ne vient pas confirmer la théorie d'Osborne. Nous avons eu l'occasion de faire l'autopsie de sujets humains qui avaient succombé à l'urémie, et pas plus chez eux que chez les animaux chez lesquels nous avions déterminé l'explosion des troubles de cette catégorie, nous n'avons trouvé dans l'état de la séreuse cérébrale des lésions qui puissent nous permettre de rendre compte des faits que nous avions observés. Dans certains cas, il existe un peu d'apaisissement et de changement de couleur de l'arachnoïde; mais ces lésions n'offrent rien d'assez tranebé, outre qu'elles ne sont pas assez constantes, pour pouvoir être considérées comme le point de départ de tous les troubles.
D'autre part, nous n'avons le plus souvent rencontré dans ces organes aucun désordre anatomique appréciable; et la rareté de la lésion de l'arachnoïde dans les cas d'urémie suffirait déjà pour nous faire rejeter la théorie d'Osborne, comme impuissante à nous faire connaître la pathogénie de l'urémie.