CHAPITRE Vn
George I«', pour le maintien de la sécurité publique? L'aboli-, tion du supplice capital contre le voleur d'un mouton ou d'un arbre , ne peut-elle s'effectuer qu'en occasionnant un bouleversement universel?.... (i)
Pénétré de la nécessité d'^ne reforme déQnitive, fort de l'opinion des hommes les plus éclairés , encouragé par des concessions précédentes , déterminé pa^ les pétitions nombreuses et pressantes adressées de tous les points de l'Angleterre, sir James M ackintosh , proposa en 1822 , à la chambre des communes , une résolution tendant à établir le principe de Taméiioration sui' la base d'une révision systématique , effective et prochaine des lois criminelles pendant le session suivante. (2) ' La chambre la prit en considération à la majorité de 117 voix contre 10 1. Elle fut renouvelée le 21 mars i823; mais l'éloquence désir James Mackintosh, fortifiée de celle de MM. Buxton et Scarlett, 9^ put triompher dans la plus juste cause , celle de la nation anglaise tout entière ; sa proposition fut rejetée par 86 votans sur ^6. — Tel est l'état actuel
(i) V. les débats à la chambre des communes pendant les années 1808,9, '^« *^> ^^9 insérés dans le recueil de B. Montagu. — C'est là qu'on apprendra à comparer les doctrines du Dr. Paley , de MM. Windham et Frankland avec celles de sir Edward Coke , sir Thomas More, lord Bacon, lord Ashburton , Johnson , sir W. Blackstone , Pitt, Fox^ sir Samuel Romilly, sir James Mackintosh, Bentham, Canning,etc.
(2) Cette résolution était rédigée en ces termes : u La chambre, dans n les premiers tcjaps de la prochaine session , donnera la plus sérieuse K attention aux moyens d'augmenter l'efficacité des lois criminelles, » en adoucissant l'extrême rigueur des peines, en donnant plus d*acti- » yité à la police, et en rendant le système de déportation et d'emprij* sonoement plus puissant pour l'exemple et pour l'amendement des 11 coupables. it Le discours remarquable, prononcé à cette occasion par ûr J. Mackintosh, se trouve dans l'appendice à l'ouvrage de M. Taillandier sur les lois pénales de France et d'Angleterre.
de la législation criminelle en Angleterre : cette obstinatioa dans Terreur ouvre un vaste champ à laréflexioi\...
NOTE IIL
Bien ne prouve mieux l'incompatibilité de ces lois sangui* naires avec les besoins et l'opinion d'une civilisation nouvelle, que la comparaison successive, pendant environ 80 années, du nombre des exécutions à Londres et dans le comté de Middlesex , avec celui des condamnations à mort.
coDilamn^ exicutit
ToUl pend. 33 ans 1 882 11 57
moins des deux tîert.
plus des deux tiers.
deux tiers.
environ trois quart.
un peu moins des trois quart.
beaucoup plus de la moitié'.
un. peu moins de la moitié.^
moins des deux tiers.
environ un dixième.
u,n neuvième, environ un neuvième* environ un sixième, environ un cinquième, environ un cinquième,
un vingt neuvième.
Tôt. pend 7 ans. 528 67 * un peu plus d'un huitième.
Dans l'espace de 43 ans, pendant le siècle passé (i 781 à i^^^ et 1^49 ^ 1782), il y eut 1624 exécutions capitales, (envii'on 38 par année) ; dans l'espace de 7 ans, au commencement du siècle actuel , il n'y en eut que 67 (environ 10 par année) ]