CHAPITRE VIL
ceUe de la France à vingt-sept millions , au dans la proportion de deux et demi à un^ Au commencement de cette période, les crimes capitaux, en Angleterre, formaient le double, ou , relativement à la population , çnviron le quintuple de ceux de la France. Ils sont msUntenant quadruplés , ou , relativement à la population , à peu près ep proportion décuple. En France , dans les trois premières années de cette période , ils se montèrent à 294 ; dans les dernières , à 3o3 ; tandis qu'en Angleterre, le nombre de ces crimes , ^bxïs les trois premières années , fut de 349 , et dans les dernières , de 1249 9 ^^ T^^ ^^^ ^ P^^ P^^ le quadruple. Il y eutunaccroissement de crimes, en France, pendant ^s années de disette 18 16 et 1B17 ; mais en Angleterre, l'accroissement a étérégu* lier, en prenant le total des trois ou des cinq dernières années (i).
Je ne prétends pas que cette différence résulte entièrement
(1) Voici le nombre annuel des crimes et délits juge's eor Angleterre depuis 1810 jusqu'à i8a3.
ToUl 47,522. 93,080.
Pendant une seule année (i833), il y a eu, en Irlande, 25,38^ arrestations sur une population d*un peu plus de 6 millions !
( V. le 6« Rapport pour t amélioration des priêom*,)
de rppposiiion <{ue Ton remarque entre les lois çrimineUes. des deux pays ; mais , quoique d'autres causes puissent y contribuer, on doit Timputer en partie à celle dont je parle, et il est impossible de n'en pas tenir compte. En examinant les raisons de ces efrajans progrés du crime , il faut considélier que les lois pénales ne sont pas indifférentes et sans résultat ; et quand deux codes sont si diamétralement opposés, il ser^t déraisonnable de ne pas attribuer une partie de ces résultats si divers, au contraste que présentent nos lois pénales ooaoqMireea à celles de la France.
On pouiTait prétendre, à la vérité, qu'il y a deux autres causes qui peuvent avoir exercé une grande influence , et qui peuvent être considérées comme deux objections contre mon induction.
L'une est la police de France, qui, dit-on, prévient le crime. — Quant à, ce système de police, je réponds que, quelque chose qu'il puisse faire pour découvrir les coupables, son efficacité me semble bien dquteuse pour prévenir {es délits.
La seconde est la déti*esse générale , et toujours croissante qui a , depuis quelques années , affligé n^tre pays. — Il est certaineiRçnt impossible de nier, et ce dernier argument est bien loin d'être concluant, que, depuis quelques années, le peuple de France n'ait jQ^i d'une grande prospérité , tandis que le peuple anglais a enduré de grands maux. Mais je réponds à ces objections , d'abord que les quatre cinquièmes des punitions , en France , consistent dans Femprisonnement : il faut , en second lieu , considérer que la France est un pays qui a été deux fois envahi par des armées étrangères. Si je ne suis pas disposé |l m'étendre sur les malheurs de ma patrie . je ne suis pas plus porté à m'arrêter , d'une manière qui puisse un sçuL moment paraître humiliante , sur les revers d'une na*