CHAPITRE Vin
:HATTMEnT PROPRE A ACHPLACER LA PBINE I
Muiti Bunt qui mortcm ut requiem malurura coiit«iimuDt, ac graviter expiTMcunt ad captiTitatem et ignominioium
Higii id eumplum proGcit pciDa diaturnior.
(Gbotidb.)
? suffit pas de prouver que dans tous les cas le supapital est injuste, inutile, însëparaLle des consens les plus funestes; il faut recberclier de plus le eut propre à le remplacer : omettre ce point îm> t , c'est tout livrer à l'incertitude ; c'est montrer un
et négliger les moyens de t'ëviter. Cette Térité laà plusieurs des adversaires de ce mode de supplice;
autres en conçurent toute l'importance, presque rs ils manquèrent leur but, en se confinant dans ites bornées des peines en usage , en proposant des s d<!jà employas pour la répression des oElènses du
ordre , en hésitant enfin à provoquer une reforme 1 moins générale des sanctions pénales, doit éviter autant que possible , de diminuer ostcn* eut l'éclielle établie des cbfttimena : retrancher la
peine eictréme et se contenter de lui substituer, sans auti^ examen celle qui la suit immédiatement, serait s'exposer à confondre des offenses différentes , se priver sans coiU' pensation d*un moyen répressif, affaiblir par conséquent les craintes du méchant, lui accorder même une espèce de commutation dont il ne manquerait peut-être pas de profiter.
11 y a deux moyens d'échapper à cet écueil ; l'un, de refondre en entier le système pénal , en mi ti géant successivement f par rapport à chaque offense , les peines existantes , de manière à appliquer exclusivement celle qui suit la peine de mort , aux crimes réputés jusquMors capitaux ; l'autre, de conserver l'ordre établi, mais de remplacer la peine de mort par un nouveau supplice , juste , humain et d'ailleurs également propre à frapper les esprits d'une salutaire terreur. Le premier de ces moyens, en changeant lecoursdes idées, pare à l'inconvénient des rapprochemenset des comparaisons; tout en adoucissant le système pénal , il conserve la juste proportion qui doit exister entre les délits et les peines ; cependant il ne pourrait être adopté avec sécurité , que par la nation dont tous les membres auraient déjà plus ou moins participé aux bienfaits de la liberté et d'une éducation morale et industrielle : le second peut, pour ainsi dire,servir de transition au premier ; c'est celui qui convient le plus à l'état de la société actuelle , jusqu'à ce qu'elle ait atteint le point de perfectionQement dont je viens de parler.
Recherchons les principes sur lesquels doit s'établir le |châtiment qui prendrait la place du supplice capital.
Chaque degré de civilisation eut son génie et ses mobi