‹ De la peine de mortChapitre 33 sur 163 · SECTION PREMIERE · texte numérisé non relu

SECTION PREMIERE

LA UOBT PEOT-ELLE ETRE KJLVaét àV NOMBEE DES PEIUBS 7

C'est une remarque perpe'taelle des a uteurs chinois , que plus dans leur empire on voyait augmenter les supplices , plus la révolution e'tait prochaino. C'est qu'on augmentailleasupplices à mesure qu'ea manquait de mœurs.

Il serait aise de prouver que, dans tous ou presque tous les e'tats de l'Europe, les peines ont dimineé ou augmente' à mesure qu'on s'est plus approche' ou plus e'ioigne' de la liberté'.

MoNTESQ.^5/7. des Lois, 1. 6, .c. 9.

Sous quel aspect les législateurs ont-ils envisage la mort lorsqu'ils Font placée en tête de l'échelle de leurs peines ? Gomment ont-ils fait du sort commun à tous les hommes , le châtiment réservé aux plus grands scélérats ? Sur quoi se sont-ils fondés pour espérer de transformer en un objet de répugnance et de terreur , une nécessité indispensable , conditionnelle de notre existence ?

Il faut Pavouer; c'est l'avilissement des peuples , c'est leur faiblesse , ce sont leurs préjugés qui ont en quelque sorte , à certaines époques , marqué le frein qui devait les réprimer , le joug qui devait les] écraser. Voyez les romains aux beaux jours de leur gloire et de leur liberté ,

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