‹ De la peine de mortChapitre 59 sur 163 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

t pas moins évident, que son crime ne put être que celui ' la clémence la plus digne de pitié.

L'espèce de folie dont je viens de rapporter un exemple terrible , cette folie qui semble surtout être un des maux tachés à la grossesse des femmes , et à laquelle on a donné le on de monomanie homicide , a été tout récemment encore «ervée d'une manière toute particulière.

L'académie royale de médecine de France reçut, dans l'une t ses séances du mois d'août dernier , relativement à des faits Icents de monomanie homicide survenus par contagion d'iitation, plusieurs communications qui n'intéressent pas seu» anent les médecins , mais encore les juges , les moraUstes et Hisceux qui s'occupent de l'étude de l'homme. J'en emprunte le résumé au Globe du i5 août 1826: M. Barbier, médecin en chef de l'hôpital d'Amiens , auteur e plusieurs ouvrages très-estimés , adresse à l'académie une kervation dont il garantit l'exactitude. Une femme nouvelle- Int accouchée , ayant entendu parler du crime de la fille (onier, fut prise de monomanie homicide. Elle lutta d'abord, i*aveo peine , contre le désir qui la poursuivait ; tnais enfin de ne pouvoir résister plus long-temps,

en fit l'aveu à son mari , qui se vit dans la nécessité de la enfermer : elle n'est pas encore guérie.

^> M. Esquirol rapporte à cette occasion, que depuis que

détails du meurtre commis par Henriette Cornier ont été es , il a reçu dans sa maison de santé 6 ou 7 femmes at- Hites d'une maladie semblable.

* Un membre fait une communication du même genre. A yac , dans le Languedoc , une femme sur le récit du même

me , contracta aussi la monomanie homicide , et conçut le

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1) Cette malheureuse avait massacré un jeune enfant de la manière lus atroce.

projet de tuer un de ses enfims. Elle se munit i cet c&li rasoir qu'elle porta quelifoie temps caché sur elle ^ ellei une occasion ÊiTorable. Biais au moment de csoBunettei meurtre, une lutte Tiolente s'établit dans son esprit , et s*ôter la possibilité de céder k son affi«uz penchant , eUtj trouTa d'autre moyen que d'appeler du secours : oo il sarma, et on a été.<rf>ligé de Tenfermer.

» Un autre memfaoe. de l'académie affirme <{Die le meurtre commis, par Papâvoîne , a donné lieu k ^a fiût j blable en tout aux pcéoédenls. Une dame d'un piang élevé , dit-il , ayant eu la curiosité de yisitor le lieu oà U sioat avait été commis , fut prise aussi k Tinsta^t monomanie homicide.

I» A ces Ëdts observés et garantis par des médecias blés , on doit joîndbre celui qui fi»t consigné dans la Gi des Tribunaux le jour même où le jugement d'Qenriettei nier fut rendu. Il %dsg»$9â!L d'une îeune fiUe qui, monomane et poursuivie par le désir de tuer un des de son maître, avait été, disait*elle, arrêtée par la partager le sort d'Henriette Gnnier» -^ Il est éyident nous , que cette fille méoonnaissaity comme il anive soai «n pareil cas , l'origine de sa folie ; elle ne voyait pas dée qui la poursuivait n'était que le résultat d'une mentale , contractée par contagion d'imitation ; elle que l'exemple d'Henriette Comier avait été salutaire poor^ en l'arrêtant dans l'exécution , tandis que c'était au la cause de son affireux penchant. »

Les conséquences à tirer de ces faits sont toutes nal On fi-émit en songeant au grand nombre de mères ii dont le crime ne fut peut-être que celui de la folie, et rigueur excessive des lois et l'ignorance de ces phéi moraux firent péi*ir sur Téchafaud ; on frémit surtout à la]

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