‹ De la peine de mortChapitre 60 sur 163 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

tiiu feriips qui doit peut-être encore s'écouler avant que ces Htés utiles ne triomphent et qu*on n'ctavisage enfin chez ss tes peuples Tinfanticide sous son véritable caractère. 11 est indispensable que les législateurs se forment ici une «nion fixe et déterminée , fondée sur Tétude approfondie Il accîdens diverses qui peuvent produire ces crimes atroces, 4es moyens propres à les prévenir d'une manièi*e efficace. ■Qu'ils se pénètrent de Tidée , qu'il est cei*tains forfaits dont "Ciudrait autant que possible faire oublier jusqu'à l'existence li société ; que la publicité des procès et des débats auxquels l'peovent donner lieu , que leurs détails affreux dont nous Étretiennent nos journaux , que les récits souvent exagérés ■Tils font naître, que tout cela peut avoir les suites les plus Iftenses sans qu'on puisse en attendre aucuu résultat salu- BM;que les exécutions surtout, auxquelles on appelle le peu- } comme à des solennités publiques , peuvent être la source le des attentats qu'on croit ne pouvoir prévenir qu'à l'aide rees moyens sanglans. Je ne puis assez le répéter ; il n'est pas de présenter aux mères le cadavre d'une infantipour leur inspirer l'amour de leur progéniture ; il n'est de faire jaillir aux yeux des enfans le sang d'un par- I, pour fortifier leur attachement aux auteurs de leurs ; mais il est indispensable d'écarter tout spectacle hideux pourrait exercer une influence funeste par le trouble moqu'il pourrait occasionner. Qu'on tremble que la vue de biafaud n'excite dans quelques esprits l'affreuse mono- Mnie homicide , et que le sang inutilement versé d'un scéhrty n'appelle la mort et le crime sur la tête de plusieurs ci-

Jie conclus : que le parricide, l'infanticide et tous les autres kiies atroces retombent dans la généralité de la loi sur l'ho- Ecide , le meurtre i$ l'assassinat ; qu'un lieu séparé dans les

prisons engloutisse ceux qui s'en seront rendus coupables, leurs remords et jusqu'au souvenir de leurs for£aûts ; que gouvememens se reunissent aux citoyens pour diriger la dance de l'opinion ; qu'ils mettent en œuvre tous les mo; de prévention; que les parens soient bons et indulgens Êdblesse , que les enfans leur vouent cet amour , ce qui leur est dû à tant de titres , et ces attentats et le cl)|ii qui les suivait, ne viendront plus outrager la nature, l'humanité.

G)mbien il est consolant, après avoir retracé des erreun des abus si féconds en funestes conséquences, de pou s'arrêter enfin à la pensée que la société tout entière les frappés de réprobation, et que les tribunaux et le pouvoir, traînés eux-mêmes par Timpulsion irrésistible de la vérité de la justice , ne balancent plus à infirmer presque touj des sanctions dont tous les vœux , dont tous les intérêts i|n pellent la réforme ( i } .

NOTE Vin.

On peut diviser les criminels en trois classes : la premièil est composée de ceux qui, dominés par les passions le besoin , ne raisonnent pas , ne s'aiTêtent pas aux coi quenees possibles du crime, ou qui, profondément perv< et naturellement féroces, ne tiennent pas à la vie , et sarc

(i) Pai entendu répe'ter à différentes reprises , par deux coi aussi distingue's par leurs lumières que par leur amour pour Thui appelles plusieucs fois à pre'sider des assises, et qui s'e'taient troi dans le cas de de'cider dans des causes d*infanticide , que si jamakl cours des proce'dures devait les obliger à prononcer la sentence mort contre une mère coupable de ce crime, ce jour serait celai dtl remise de leurs fonctions.

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