‹ De la pellagre, de son origine, de ses progrès, de son existence en France, de ses causes et de son traitement curatif et préservatifChapitre 13 sur 44 · DESCRIPTION DU MAL DE LA TESTE, OU PELLAGRE DES LANDES · texte numérisé non relu

DESCRIPTION DU MAL DE LA TESTE, OU PELLAGRE DES LANDES

Le docteur Hameau a tracé, dans son premier Mémoire", le tableau suivant de la maladie inconnue qu’il obsérvait depuis 1818 dans les campagnes des environs de la Teste :

« Cette maladie attaque les individus de tout sexe et de tout âge, mais je ne l’ai encore observée que sur des personnes pauvres, malpropres, et se nourrissant d'aliments grossiers; elle dure plusieurs années, et elle est d'autant plus perfide qu'elle est peu de chose en son commencement. Dans ce premier temps, elle ne se montre que pendant les chaleurs de Pété, à peu près depuis . le mois de juin jusqu’à la fin de septembre, et elle disparaît l'hiver; mais après deux où trois de ces apparitions, elle ne cesse plus, et les ravages qu'elle produit se continuent toujours d’une manière effrayante jusqu’à la mort, ainsi que je vais l'exposer :

Symptômes. — « Une rougeur vive sans gonflement, analogue à celle de la scarlatine, se ma-

‘ Lu devant la Société royale de médecine de Bordeaux, dans

la séance du 4 mai 1829. (Voir Journ. de Médec. pratique de Bordeaux, t. 1, p. 310 et sui.)

nifeste sur le carpe, et chez ceux qui vont nupieds elle se montre aussi depuis le dessus du tarse jusqu’à deux travers de doigt au-dessus des malléoles; les malades v sentent une légère démangeaison et une chaleur incommode, qui aug- , mentent s'ils s'exposent à l’ardeur du soleil. En regardant attentivement cette rougeur, on la voit parsemée çà et là de très-petites papules, surtout vers les bords; chez quelques sujets elle s'étend dans l'intérieur des mains, où il se forme des crevasses assez douloureuses; au temps où elle doit disparaître, lépiderme tombe en tres-petites écailles, et celui qui Ini succède reste rugueux et terne, de telle sorte que la peau ne reprend plus son incarnat primitif.

« Voilà tont ce qu'on aperçoit de cette maladie pendant les premieres années de son apparition, le malade jouissant d’ailleurs d’une santé parfaite,

« Si cetle affection était toujours telle que je viens de la décrire, elle ne mériterait guère l’attention des médecins ni le nom de maladie; mais malheureusement il n’en est point ainsi. Après un certain temps, dont je ne puis bien fixer la durée (je ne crois pourtant pas qu’elle soit de plus de trois ou quatre années ), elle porte son influence sur toute la membrane muqueuse du canal alimentaire, et alors elle ne se montre guère plus aux mains ni aux pieds: toutefois, elle ne s'étend pas en même temps sur tout ce canal : elle le suit successivement en:commencçant par

la bouche, lestomac, et le plus souvent par les intestins. Je vais dire comment elle se montre sur ces diverses parties.

Symptômes de la maladie quand elle affecte la bouche. — « Intérieur de la bouche d’un rouge vif; soif; petite fièvre continue; cuissons surtout aux levres, qui sont gercées et sanguinolentes; langue fendue en divers sens et très-douloureuse; malaise général; quelquefois ouie dure (c’est lorsque linflammation se propage jusqu'aux trompes d'Eustache); ptyalisme assez fort; déglutition facile. Cette inflammation dure tout l'été avec plus ou moins de force, et ne disparait plus entiérement l'hiver, car la langue reste toujours douloureuse et gercée.

Symptômes de l'estomac. — « Douleur à Meg:

gastre; fièvre; soif; langue quelquefois naturelle, mais quelquefois gercée; digestion pénible: et parfois vomissements; sensation d’une chaleur incommode qui de lestomac remonte le long de l'œsophage jusqu’au pharynx. Là, les malades se plaignent d'un sentiment de strangulation, et il leur semble qu'ils y ont toujours comme une eroûte depain qu’ils cherchent en vain à avaler; c’est ce qui les fatigué le plus: L'hiver voit diminuer ces symptômes, mais non Jamais disparaître complétement. |

Symptômes des intestins. — « Douleurs du basventre, surtout vers l’ombilic ; fièvre continue ét diarrhée séreuse trés-abondante. Sile malade est d’ailleurs bien constitué, cette espèce d’entérite

peut disparaître complétement ; l'hiver du moins la diarrhée cesse , et les selles reprennent leur cours habituel. Cela peut se répéter ainsi pendant deux ou trois ans; mais chaque année voit les malades s’affaiblir, quoiqu’ils puissent en-: core reprendre leurs travaux ordinaires pendant l'hiver. Enfin arrive un été où la maladie recommence pour ne plus finir qu’à la mort. Quel que soitJe point du canal alimentaire qui ait été affecté précédemment, dans ce dernier terme de la maladie, l'estomac et les intestins en sont fortement attaqués; les aliments ne se digèrent presque plus; la fièvre et la diarrhée reviennent avec violence; une émaciation générale ou un marasme des plus affreux s’établissent, et dans l’un ou l’autre cas, le malade meurt dans l'hiver ou le printemps suivant.

« Je dois noter un symptôme qui a toujours lieu dans ce dernier degré de la maladie : il consiste en un défaut d'équilibre dans les muscles locomoteurs , de telle sorte que pendant que le malade a réellement assez de force pour pouvoir marcher d’aplomb, il éprouve tout à coup en marchant des tremblements dans les membres, et il tombe. Il peut se relever lui-même et parcourir encore, sil veut, un certain espace sans rien éprouver, puis il tombe de nouveau. Plusieurs malades m'ont dit qu’ils sentaient dans l’épiue du dos un mouvement qui se portait jusqu'à la tête, et que c'était ce qui les faisait tomber. J'ai aussi remarqué que dés le commence-

LA

ment de cette dernière période quelques malades étaient atteints d’une sorte d’idiotisme.

« Voilà les principaux caractères de cette horrible maladie , qui mêne infailliblement à la mort ceux qui en sont attaqués... »

Dans le second Mémoire ‘ du docteur Hameau, on trouve une série d'observations et quelques détails nouveaux. Je transcris les deux premières observations, qui représentent assez exactement la maladie, et font connaître les deux premiers

cas de pellagre constatés dans le midi de la France. On verra comment M. Hameau fut conduit à distinguer, au milieu des sympjômes qu'ilohservait, un cachet spécial et jusque-là méconnu.

PREMIÈRE OBSERYATION. — « Je fus appelé au mois d’ août 1818 dans la commune du Teich pour donner mes soins à Marie Bosmorin, veuve Dutruch, âgée de cinquante ans, dont l'occupation principale avait toujours été les travaux des champs. Cette femmb avait trois filles très-robustes adonnées aux mêmes travaux, savoir:

Marguerite Dutruch, âgée de vingt-quatre ans; autre Marguerite, âgée de, vingt et un ans, et Jeanne, âgée de quatorze ans, non nubile : celte dernière avait toujours couché et couchait encore avec sa mêre.

« Voici l’état dans lequel je trouvai la malade : en flure considérable des jambes et des CUISSES ;

‘ Deuxième Mémoire sur la maladie de Ia peau, observée dans les environs de la Teste. (Journ. de méd. de Bordeaux, tt, septembre 1829, p. 141 à 166).

ventre un peu tendu; le reste du corps trésamaigri; diarrhée séreuse fréquente ; urines rares et rouges; langue gercée et douloureuse; petite fièvre continue; rougeur sur les deux carpes; gercures dans l’intérieur des mains; idiotisme bien prononcé; impossibilité absolue de marcher, parce que lorsqu'elle se levait elle éprouvait des tournoiements de tête qui la faisaient tomber; poitrine en bon état. Pendant qu’elle était dans son bon sens, elle s'était plainte d’un feu tout le long de l'œsophage et d'un resserrement de la gorge ; elle avait parfois des vomissements.

« Voyant un tel désordre physique et moral, je jugeai que l'art ne pouvait que peu de chose pour le soulagement de la malade, et rien pour sa guérison.

« Pensant que cette maladie dépendait de quelque obstruction dans le bas-ventre, je palpai cette cavité, mais je n'en.pus point découvrir; seulement je distinguai un léger épanchement. La malade était épuisée par une mauvaise nourriture, et surtout par la diarrhée. Je prescrivis du bouillon de volaille, de la viande bouillie et du poisson frais. Voulant diminuer le trouble du côlon, j’ordonnai des lavements émollients et une tisane adoucissante. Je revis la malade six jours après; la diarrhée avait presque cessé, la digestion se faisait bien, mais l’ascite faisait des progres. L’oxymel scillitique fut mis en usage. Elle mourut peu de jours apres.

DEUXIÈME OBSERVATION. -— « Au mois d'août

1810, je fus appelé pour Jeanne Dutruch, la plus jeune de ses trois filles. Elle avait aux mains et aux pieds une rougeur sans tuméfaction apparente, mais aussi vive que laréole de la vaccine. Jamais depuis je n'ai pu voir sur aucun sujet cette rougeur des pieds aussi prononcée. Elle se terminait d’une manière tranchée à deux travers de doigt au-dessus des malléoles; et aux mains, qui étaient gercées, elle finissait aussi à deux doigts au-dessus du poignet. Au premier aspect de cette maladie, je me rappelai la rougeur que javais vue sur les mains de sa mère, rougeur qui, comme on le pense bien, n'avait pus beaucoup fixé mon attention, la voyant alors pour la première fois. Je commencai dès ce moment à croire qu'il pouvait y avoir de l'analogie entre ces deux maladies. D'après cette idée, je me livrai à un examen scrupu-

leux et très-détaillé de la malade. | « Elle avait quinze ans; elle était bien réglée depuis six mois, et aussi forte qu'on puisse l'être à cet âge. Elle me dit qu’elle avait eu cette rougeur pendant les deux derniers étés, mais aux mains seulement, sans avoir été dérangée, et ce qui l'avait décidée à m'appeler, c’était la diarrhée qui lui venait par intervalle, et qui la fatiguait beaucoup. « J'ai aussi, me dit-elle, la Jangue dou- « loureuse; inais cela ne serait rien si je n'avais « pas le cours de ventre. » Ce sont ses expressions traduites. Je vis les évacualions, qui me parurent telles qu'elles sont dans les indigestions le plus communément: la langue était fendillée en long

et en travers; l'intérieur de la bouche, quoiqu'elle ne s’en plaignit pas, était plus rouge qu'il n’est ordinairement; elle crachait souvent une salive claire et muqueuse... Pouls régulier, un peu faible ; parfois des tranchées en allant à la selle. Légère diminution des accidents à la fin d'octobre; ils cessent entièrement, si ce n’est que les pieds et les mains restent rugueux et la langue un peu gercée. On la crut guérie pendant l'hiver. Ses sœurs n avaient aucun mal. »

Au mois de juin suivant (1820), la malade s’adressa de nouveau à M. Hameau; il y avait un mois qu'elle était reprise de ses souffrances. « La rougeur des mains était revenue, non celle des pieds; on y voyait seulement quelques taches et lépiderme. écailleux; légère démangeaison et sensation d'un feu particulier sur ces parties. Tous les accidents de l’année précédente s’étaient fortement reproduits, et de plusune légere fièvre continue. (Bains tiédes, onctions avec une poimmade faite avec de l’onguent citrin, de l’huilé et des fleurs de soufre; en août, bains sulfureux, préparations mercurielles, etc.)

« Au mois d'août l’éruption disparut, mais l’épiderme était brillant comme sur les cicatrices des brülures. Eu septembre, tout fut en s’améliorant; en octobre, la malade se trouva assez bien, seulement la langue douloureuse et gercée; elle reprit de la fraîcheur jusqu’au printemps suivant , et elle était régulièrement menstruée. »

Lé »4 juillét 1851, M. Hameau füt rappelé bour célté fille, qu'on lui dit étré dévenueé folle. 11 la trouva taciturne, ralliant difficilement 8és idées et déraisonnant wiême, mais n’aÿänt pas dé vrais accès dé folie. Déjà depuis un mois, äû rapport de ses sœurs, ellé chancelait sur ses jambes. Les mains étaient rugueuses et gercéés, mais point rouges, la langue énflamméé ét très: douloureuse; fièvre lente; diarrhée très-forté. (Révulsifs, sinapismes. )

« Bientôt cette jeune fille, qui avait été trèsintéressante, devint si hébétéé qu'elle ne Coinprenait presqué rien et qu'ellé ne faisait qué balbutier quelques mots qu’on avait peine à comprendre ; ménorrhagie qui dura six mois ; cependant elle vécut éncôré jusqu'en février 1824. Elle eut dans lintervalle quelques m6ments lücides (par les temps froids); la diarrhée s'arrétait en même terhps quelquefois; éllé mou: rut dans un marasme complet. » (Pas d° autôpsie.) \

Cette dernière observation et cellés 12 sui:

vént offrent des éxkeémplés bien cardctérisés du délire pellagreux et de là déiience incurablé qui términe 4sséz souvent la maladie ; phénémènes &i inpoñtähts et qui étaient négligés dans la preriète notice de M. Hameau, faute d'observations suffisantes. Cé praticien recomimandable ajouté que là dufée de la maladie n’est pas fixe, quoiqu'elle paräisse plus rapide chez les individus jétinés ét d’un tempérament sänguih. « L’éruption, dit-il, m'a paru pouvoir se montrer sûr

(Hi) toutes les partiés du sa exposées à | a l’a soleil ; je l'ai vué au cou. »

Les observations tlherédteent trop concisés dé M. Giäirac ! Wajoutent rien à‘la descriptiôh dé M. Hämédü ; ais nous trouvons dans les travaux plus étendus de M. Léon Marchand > plusieurs détäils dignes d’être ajoutés à à ceux qui précèdent :

& Lé début du al, dit M. Marchand , wa rien qui doivé en apparence faire redouter dé graves acéidénts. D'ordinaire les malades ne se plaignent que la seconde où troisième année. C’est vers la fi dé mars où le commencement d’avril , lorsque le soleil conmence à se faire sentir, qu’a lieu Päpparition des premiers symptomes; ils grandissent péndant quarante à cinquante jours, et des la fin de juin ils déclinent sensiblement jusqu’en séptembré et en octobre; ils disparaissent én hivér pour réparaitre plus intenses le prin- RARES d’äprès. Ces symplômes sont :

« {° Une rougéur vive avec Ou sans gonflement, dhalogue à la séatidtiné où à l érysipèle, affectant plus ordinairement la fâce dorsalé des mains , quelque éfois lés parties des pieds qui sont éxposées äu soleil, plus rärement le pourtoür du col, ét plus rarement même la figure. Je l'ai vué üné fois se por ter au scrotum ét sur la poitrine

l'action du

Var Fragrèents de médecine clinique, par M. Gintrac. Bor deaux, 1841, in-8°, et Revue médicale, 1843; t.1I, p. 332-

è Güxèlte des Hôpitaux, ne du 27 juillet 1843.

antérieurement. 1] y a un peu de démangeaison et une chaleur légèrement incommode. Cette rougeur érythémaieuse se couvre dans les premiers temps de {rès-petites papules d’où suinte une sérosité inodore et quelquefois fétide, qui plus tard tombent en écailles de toute dimension, et laissent souvent après elles des fissures plus ou moins douloureuses qui gagnent par l’intervalle des doigts l’intérieur de la main. La face dorsale perd progressivement de sa couleur rouge vif, et reste lisse et luisante comme la cicatrice d’une brûlure ou comme une pelure d’oignon.

« La seconde ou troisième année et les suivantes, la scène s'agrandit; la maladie se porte sur les organes digestifs et sur ceux de Pinnervation; elle persiste encore sur le derme avec le même caractère.

« 2° Ainsi, après les symptômes appartenant à la lésion de la peau, voici ceux qui s’observent sur les voies digestives : muqueuse buccale rouge et quelquefois aphtheuse; soif avec ou sans fièvre; cuissons et gerçures sanguinolentes à la commissure des levres; langue fendillée ; gencives comme scorbutiques ; ptyalisme assez abondani, d’un goût tantôt amer, tantôt salé ou acide; déglutition génée quelquefois; douleur épigastrique toujours obtuse dans le principe, mais devenant plus ou moins évidente avec le progrès du mal; augmentation de la fièvre; digestion pénible; sentiment de strangulation ; chaleur interne fort incommode, se faisant sentir dans toute l’étendue

- de lœsophage; douleurs abdominales, surtout vers la région ombilicale; empâtement du basventre; la fièvre continue et la diarrhée se déclare : elle est séreuse et abondante: Chez les femmes, les menstrues se suppriment quelquefois, varient souvent, d’autres fois elles ne sont pas troublées. Ces symptômes divers se succèdent généralement dans l’ordre où ils viennent d’être exposés; cependant il ne faut pas croire qu'il en soit toujours ainsi. Il y a des variations, elles sont en raison de l’énergie des causes, des circonstances organiques et du caractère du patient. Quoi qu'il: en soit, ces symptômes s’affaiblissent toujours aux approches de l'hiver, mais point tous également; quelques-uns persistent même. Cela se concoit : la maladie arrivée à cette extrémité, l’émaciation devient générale avec l’accroissement de tous ces accidents, et le malade meurt l'hiver ou le printemps suivant, soit d’hydropisie, soit de fièvre hectique, lorsqu'il ne s’est pas détruit volontairement. ë

« Cette terminaison n’a pas lieu par ce seul fait; il est d’autres accidents qui sont venus aggraver le mal: ce sont ceux qui se rangent dans la dépendance des fonctions de Pinnervation.

« 3° Ces nouveaux symptômes sont les suivants: la sensation de chaleur signalée plus haut augmente et se fait sentir le long du rachis; il y a un malaise universel qui coïncide avec le déchet de la puissance musculaire. Les pellagreux sentent que leurs jambes s’affaiblissent et vacillent; l’ouie

déviéni dure; là vué diminue $ënsiblémefñt, je l'ai vüé ube fois tombée à l'état d'hémiérälopie ; les éblotisséments ont lieu, la têté tournoie, et l’intèlligence commenceàlanguit: Après desaberratiôns passagères, ils pérdént la mémoire; peu à peu ils tombetit dañs la plus profondé tristesse, qui finit par l’idiotisiné ét quelquefois par le Suicide: ils se fotent. Cés divers accidëénts arrivent lés derniers dans lä succession naturelle des symptômes: Il ést se sé és Sa tôt; ester où ils sont légers et pgtéses on les j juge sans sis pare tance. Ces diverses phases s’accomplissent ordinairément dans l’éspace de sept à huit ans; quélquefois moins, quelquefois plus. »

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