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de la PRE ‘que ; ai a de bien connaitre et a oravité des questions que soulève la pellagre, et la licune qui éxiste à cet égard dans notre littérature médicale. | sig
Rien : n'est aussi important pour l appréciation d’un fait, que le point de vue où l’on se place pour Je considérer. indépendamment des 6bstacles que j'indiquerai plus loin et gui s ‘oppôsaient à la con-
naissahée de lt péllagre, cette maladie né pou
(1x) vait être hien étudiée tant que, décrite sous différents noms, considérés à leur tour comme indiquant chacun une endémie particulière, elle n'était point envisagée dans son ensemble et comme un seul fait nosologique. IL fallait que les éléments é épars de cette étude nouvelle fussent tous rassemblés, pour que les liens de la pellagre avec le reste de la pathologie, et ses rapports intimes avec une révolution récente dans l'alimentation des peuples européens, pussent apparaître à avec évidence, et conduire à des données pratiques pour le traitement des pellagreux et l'extirpation de la maladie.
de crois que cet ouvrage, dont je suis loin du r'este de me dissimuler les imperfections, approche plus qu'aucun autre de ce double but. J'espère, en effet, démontrer que la pellagre s’est établie dans chacun des pays où elle existe aujourd'hui, à la suite de.l introduction d’une culture inconnue à nos pères, la culture du maïs, et qu'elle s "étend et s aggrave à mesure que | la féconde céréalé d’Amériqué prend elle- mêrne une place plus considérable dans le régime alimentaire des classes inférièures.
Mais avant d'aborder cette question d’étiologie, qui soulève autour d’elle un grand nombre de questions accessoires , je dois montrer que l’existence d’une maladie populaire provenant de Pabus où dès altérations d'un aliment "végétal, n'a rien de nouveau et d exceptionnel dans È histoù ire de la médecine: |
En étudiant les influences des climats sur l’état physique et moral des peuples, les médecins, comme les philosophes', se sont attachés d’une manière trop exclusive aux effets immédiats des modificateurs atmosphériques. L'homme n’est pas subjugué seulement par latmosphère qui lenvironne; il l’est encore puissamment par plusieurs causes externes, dont la plus efficace, après l'air, est le régime alimentaire *.
L'alimentation n’offre-t-elle pas en effet la voie le plus largement ouverte à l'invasion du monde extérieur dans l’économie vivante, et n’est-ce point par ce chemin qu'arrivent la plupart des matériaux employés au renouvellement incessant de la substance organique? Or, comment des différences marquées dans la qualité des maté-
* Cette tendance, si marquée dans l’ Esprit des Lois, est déja sensible dans le Traité des eaux, des airs et des lieux. Au reste, ce reproche s’adresse non pas à Hippocrate, mais à l'usage que l’on a fait de ses écrits : 1l suffirait de jeter les yeux sur le livre de l’{ncienne médecine pour voir que le médecin de Cos a comblé la lacune laissée dans le Traité des eaux, des airs et des lieux; cependant Galien lui à adressé un reproche à cet égard dans son commentaire (De nat. hom., hb. Il, comment, Îl, text. 3, p. 139, t. IL, ed. Chart.) du Traité de La Nature de l’homme. Hippocrate, aussi bien que Galien, a cité des exemples de maladies produites par les aliments corrompus, et le petit nombre de traits à l’aide desquels 1l caractérise ces maladies appartiennent évidemment au groupe des maladies céréales que nous connaissons aujourd’hur.
2 Sans doute on pourrait rapporter, en dernière analyse, les qualités des aliments aux effets du climat et à l'influence des modifications atmosphériques. Cela n’empêche ie que les aliments ne deviennent par eux-mêmes la source de modifications particuhères, qu’une alimentation différente empècherait de se produire.
(x) riaux de la vie n’influeraient-elles pas sur les manifestations vitales ? La plante est conforme non-seulement à l'air dont elle aspire le carbone. mais encore aux qualités du sol qui la nourrit ; l'animal et l’homme lui-même, sont assujettis également à porter la livrée des substances aux dépens desquelles ils vivent.
L'homme est omnivore : cette vérité, reconnue par tous les physiologistes, est tellement démontrée par l'expérience et par le raisonnement, qu'elle ne peut fournir matière à une discussion sérieuse. Placé par la disposition de ses organes et par sa puissance digestive entre les animaux tout à fait carnivores et ceux qui sont exclusivement herbivores, l’homme tient dans son régime une sorte de milieu dans lequel il peut largement osciller, et, suivant les conditions imposées par le climat et par l’état social, se rapprocher plus ou moins des régimes exclusifs.
Il n'existe pas en effet, au point de vue de l’alimentation', de différence absolue entre le régime végétal et le régime animal ; les différences sont uniquement relatives à la puissance d’assimilation des animaux qui puisent leurs aliments dans l’un ou l’autre règne. En définitive, le règne animal, considéré dans son ensemble, se nourrit du règne végétal; seulement, certaines espèces
‘ Lorry proclame cette vérité, lorsque sur cette question 11 dit : « Les principes sont les mêmes, l’altération seule est différente. » (Essai sur les aliments, p. HE, c. 1v. p. 352, in-12. Paris, éd. de 1754.)
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animales, douées d’une énergie digestive trop faible pour puiser directement dans ce dernier PERLE ont besoin, RO UT s’en appr oprier la sub subir à à era une | première TRE Ainsi, les herbivores, les plus puissants des animaux par la faculté digestive, prennent directement dans les végétaux les Aou que les carnivores leur enlèvent en les mangeant eux-mêmes, ét c’est ainsi que, dans cé cercle éternel que hi matière parcourt, passant d’un règne à l’autre, des créations animées aux créations inanimées, suffisant à toutes les existences sans augmenter ni diminuer jamais d’un atome, les plantes sont comme le premier échelon où elle s'arrête et se fixe un instant pour monter du monde inorganique au monde organisé ; les herbivores, à leur tour, sont comme un second échelon, une station intermédiaire entre les végétaux et les animaux plus élevés. der
L'homme, inférieur aux herbivores par la puissance digestive, comme il est inférieur aux Car nassiers par [a toits musculaire et énergie de ses manifestations vitales, mais le premier de‘tous les êtres par TJ'ensemble de ses facultés, l’honime, dis-je, tient, au point de vue de ses Prvaneé d’assinilation matérielle, un milieu dans lequel l’histoire nous le montre oscillant presque sans limite vers les extrêmes pour se conformer aux nécessités de son existence cosmopolite. Mais c'est seulement dans un certain milieu qu il trouve les
conditions favorables à à son développement ci et au maintien de sa Santé ; au contraire, en arrivant aux extrêmes, il rencontre toujours PARBIÈSEE ment où la maladie, comme une sorte de punition de la violation des lois de sa nature.
3 histoire de tous les peuples qui $e partagent en ce moment la surface du globe et de tous ceux qui les ont précédés, démontre à la fois la vérité des principes qui viennent d’être posés et les conséquences ( qui en dérivent. Je n’ai pas à traiter ce vaste Sujet, et je me bornerai à y puiser quelques faits 1 nécessaires pour l'intelligence des lois du régime älimentaire, lois dont là violation est poüt l'homme une source intarissable de maux, parmi lesquels se trouve là pellagre.
Le adrnet RE 71 les peuples pridi but quelque tradition, et que l’histoire nous montre établis sous les plus heureux climats de l’ancien monde, vivaient de glands, c’est-à-dire de fruits! js ét Juge que l’histoire et les voyages rious ont fourni des notions de plus en plus nonibreuses et positives. il a été facile de s'assurer que les peuples qui, s’adonnent de préférence à Valimentation végétale sont tous habitants des contrées méridionales et des climats chauds.
Ce que nous savons d'une partie de la Perse?,
à Voir Pline , Varron, Lucrèce, Horace, etc. Quant à la définition du mot ‘gland. Je crois qu'on doit admettre celle. que donne Fribonien : glandis appellatione, fructus omnes percipiuntur.
2 V. Kempfer, 4méænitates exoticæ, fase. IV, relat, 9. Chardin, passim, etc.
( XIV de certaines castes de l’Inde:, de plusieurs tribus arabes, qui peuvent se suffire aujourd’hui, comme au temps de Salluste?, avec de la farine et du lait, ce que des voyageurs rapportent de diverses peuplades de l’Afrique et des régions intertropicales en général, prouve que, dans des conditions données, la nourriture végétale à peu près seule, et surtout la nourriture végétale aidée du laitage, peut donner aux hommes une santé assez robuste et ne pas changer le cours moyen de la vie; mais il ne faudrait pas s’y tromper, c’est beaucoup moins à l’organisation humaine qu'à la qualité même des productions de la terre qu’il faut demander l'explication de ce régime. Dans les contrées dont il s’agit, la végétation offre non-seulement plus de splendeur dans la forme, mais aussi plus de richesse dans sa composition : c’est là que
* Un grand nombre d'auteurs ont fait connaître le régime des Bramines et des Banianes. Voici ce que rapporte à cet égard Henri Groze, dans son ’oyage aux Indes orientales : « Les Banianes qui ne mangent point de viande, ni ne boivent pas de liqueurs spiritueuses, cherchent à y suppléer et à rannner leurs forces, non-seulement par la chaleur des épices ou du poivre long, rouge ou vert, qu'ils mangent cru ou cuit dans leurs ragoûts, mais encore par l’usage de la drogue assa fœætida, qu'ils appellent hing, etc. Cette puante drogue leur donne la plus mauvaise odeur, non-seulement du côté de l’haleme, mais même par la transpiration des pores. Pour se justifier, ils disent que cette drogue est saine, cordiale et très-propre à prévenir les crudités et les indigestions. »
Ailleurs, en parlant des Ketteris (p. 337), H. Groze dit : « Les Indiens de cette race ne sont pas si stricts que les Bramines et les Banianes ; ils boivent des liqueurs cordiales, mangent du poisson , de la viande, et ne s’abstiennent que de celle du bœuf... Aussi ils donnent davantage dans la pluralité des femmes. »
> Jugurtha, p. 216.