‹ De la pellagre, de son origine, de ses progrès, de son existence en France, de ses causes et de son traitement curatif et préservatifChapitre 33 sur 44 · OBSERVATION IL · texte numérisé non relu

OBSERVATION IL

Je n'étais plus interne à l'hôpital Saint-Louis lorsque ce nouveau cas de pellagre a été reconnu par M. Gibert. Ce médecin, qui était mon chef dé service l’année précédente, eut l’obligeance de m’en donner avis, et en l’absence de M. Bourguignon, alors son interne, il voulut bien me confier la publication de ce nouveau fait, dont voici les détails tels qu’ils ont été consignés dans la Revue médicale : j

Le malade dont il s’agit s’est présenté, le 15 mars dernier, à M. Gibert, qui, dès le premier examen, a reconnu l'existence de la pellagre. Cet individu, nommé Jean-Denis Lemaïtre, journalier, âgé de cinquante-huit ans, a déclaré qu'il était né à La Chapelle-Saint-Denis, qu’il était domicilié en ce moment dans la commune de Belleville (chaussée de Ménilmontant), et qu’il avait toujours habité les environs de Paris, travaillant à la journée, et le plus souvent comme terrassier; dans ces temps derniers, il était employé aux travaux des fortifications. Il n’a jamais été marié; il ne peut donner aucun renseignement sur ses parents. Tout ce que l’on peut conclure de ses réponses, c'est qu’il a toujours vécu au jour le jour, dans une condition voisine de la misère, et qu’il y a assez longtemps que sa santé a commené à s’affaiblir. Son corps offre un amaigrissement notable , sa physionomie exprime

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