DIVISIONS CLASSIQUES
en trois degrés semblables h ceux qu'on veut, dans les livres, assigner à la pellagre endémique, serait cbaquc jour démentie par les faits cliniques.
La troisième période se limite facilement par le marasme ultime et la mort; mais la première, mais la deuxième, où les arrêter?
A la dermatose ? Mais elle peut manquer ou différer longtemps dans les cas les plus graves.
Aux troubles digestifs? Mais ils peuvent n'arriver qu'à la fin de la maladie.
Aux troubles cérébraux? Mais ils peuvent se montrer seuls et d'une manière effrayante au début même de la maladie.
Toutes ces divisions arbitraires, faites dans le cabinet sous prétexte de faciliter les études Ibéoriques , ont le grave inconvénient de créer des types artificiels qui , ne se retrouvant pas au lit du malade, jettent souvent les praticiens dans le plus grand embarras.
La distinction en continue, rémittente et intermittente, établie par Strambio pour la pellagre endémique me paraît s'adapter encore moins a la pellagre sporadique.
Evidemment, l'affection est essentiellement rémittente, puisqu'elle n'est pas continue, et qu'elle laisse après chaque exacerbation vernale des traces de plus en plus manifestes, a moins qu'elle ne tende vers la guérison.
La pellagre intermittente ne serait que la pellagre récente , les vestiges du mal pouvant être , après l'accès vernal , assez faibles pour paraître nuls.
La pellagre continue ne serait que la pellagre ancienne, a la période ultime, alors que la fièvre hectique et les phénomènes colliquatifs annoncent une fin prochaine.