CONSIDERE SOUS LE RAPPORT DE LA PERCUSSION
MÉDIATE
La cavité thoracique, variable en dimension suivant que les nombreux organes qui la remplissent , ou que les parties qui la forment , exécutent ou non les actions qui leur sont confiées , s’étend plus inférieurement en arrière qu’en avant.
Les organes qui s’y trouvent n’ont pas tous , dans l’état normal , la même densité : les uns contiennent des fluides élastiques, les autres sont musculeux ou remplis de fluides • et dans plusieurs circonstances ils reçoivent des quantités d’air ou de liquide variables. Ils peuvent encore être le siège d’expansions ou de refoulemens , soit par suite de leur propre action , soit par l’influence qu’exercent sur eux les fonctions des parties voisines.
Dans l’état anormal, les mêmes variations peuvent avoir lieu ^ et de plus des cavités qui contenaient jieu ou point de fluides sont susceptibles d’en recevoir une assez grande quantité ; des, parties qui étaient molles peuvent devenir dures ; des organes dont le tissu était rare acquièrent c[uelquefois de la
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densité; d’autres qui étalent mobiles cessent, dans certains cas, de l’être, etc.; de là un grand nombre de changemens dans l’état physique de ces parties , changeraens qui sont souvent assez marqués pour que la percussion donne des résultats qui leur corl espondent et qui puissent être saisis.
Examinons successivement les inductions que la percussion peut fournir dans les maladies des parois thoraciques, de la plèvre, du poumon, du péricarde et du cœur.