DANS L ÉTAT NORMAL ET ANORMAL. II
chophonie (Cruveilhier), et la toux prendra le caractère tubaire. Enfin le râle crépitant ou sous-crépitant se passant dans les vésicules aériennes ou dans" les plus petits rameaux bronchiques^ fera ^souvent reconnaître que des liquides se trouvent déposés dans ces petites cavités, et fera apprécier la difr culté que l’air éprouve à pénétrer dans le tissu du poumon. Malheureusement beaucoup de ces signes manquent dans bien des cas : le râle crépitant luimême, document précieux, et qui est peut-être le résultat le plus important et le plus pratique de l’auscultation, ne se fait pas toujours entendre dans la* péripneumonie, lorsqu’on n’a pas une extrême habitude du stéthoscope. Il est si facile de le confondre avec les râles de certains catarrhes, qu’il exige le concours d’autres moyens de diagnostic pour démontrer l’existence d’une péripneumonie. Ni la toux tubaire, ni la respiration ou la voix bronchiques , ne font .reconnaître dans tous les cas les tubercules pulmo-
monaires à l’état de crudité; et sous ce rapport l’auscultation laisse beaucoup à désirer.
La percussion d’AvenÎDrugger donne des résultats dont l’importance est incontestable. Jusqu’à présent elle a été la vole la plus sûre de recherches pour démontrer l’augmentation de densité du poumon : elle n est pas cependant applicable à tous les cas ; et elle ne reçonnaît pas aussi bien que le fait la percussion médiate les états divers dans lesquels peut se trouver le poumon devenu plus dense que dan« 1 état normal; enfin elle ne distingue pas les degrés de matité qui existent entre tel on tel decré de maladie.
DES POUMONS