‹ De la percussion médiate et des signes obtenus à l'aide de ce nouveau moyen d'exploration, dans les maladies des organes thoraciques et abdominauxChapitre 30 sur 94 · I2Ô UU COEUR ET DU PÉRICA.RDE · texte numérisé non relu

I2Ô UU COEUR ET DU PÉRICA.RDE

que j’ai eu, l’occasion d’observer, je crois pouvoir conclure qu’il est possible, dans un grand nombre de cas , et lorsqu’il y a peu de liquide , de distinguer certaines lésions des poumons des epanchemens libres dans la cayite des plevres.

Il est une remarque importante à faire relativement à l’engouement du poumon des cadavres, et aux moyens de reconnaître les épancliemens pleurétiques; c’est que l’existence de l’infiltration cadavérique dans les lobes pulmonaires est presque constante en arrière, et qu’elle s’oppose a ce qu on puisse tirer tout le parti possible de la percussion médiate pratiquée postérieurement. Il faut donc , pour éviter les erreurs dans les expériences cadavéri([ues , faire asseoir le sujet , et pencher fortement la poitrine en avant, puis la placer dans la supination. C’est en percutant les divers points du thorax dans ces deux attitudes , et en réitérant ces épreuves , que le diagnostic deviendra évident.

Cette précaution sera d’autant plus utile à prendre qu’il y aura moins de liquide dans la plèvre et que l’engouement sera porté plus loin.

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