‹ De la percussion médiate et des signes obtenus à l'aide de ce nouveau moyen d'exploration, dans les maladies des organes thoraciques et abdominauxChapitre 56 sur 94 · DE LA. BATE · texte numérisé non relu

DE LA. BATE

^Ves ont été tentées; et soit que les sujets fussent imaigres ou graS;, soit que la rate fût volumineuse l'ou petite f les memes résultats ont été ol)tenus ; quel— iques erreurs ont etc commises ^ elles ont ete signa— liées à l’occasion du diagnostic de l’état du rein.

3" Expérience. La base du poumon gauche d un (cadavre était remplie de nombreux tubercules qui irendaientle son beaucoup plus mat que d ordinaire; lime adhérence existait entre cet organe et les cotes : :MM. Manec, Miquel et moi nous pûmes cependant (distinguer le son mat de la rate, de celui c[ui appar- Itenait au poumon, et limiter le premier organe dans Itout son contour, ainsi que cela avait été fait dans lies (ias précédens. Lors del ouverture, les quatre i aiguilles entouraient exactement le viscère spléinique, dont les dimensions avaient ete bien appre— <c\ées à priori.

Lorsque l’engouement cadavérique du poumon est porté très-loin, il rend très-difficile l’appréciation du point oii commence la rate. Cette circonstance a ete la cause d’une erreur commise a laSalpetriere, relativement à l’appréciation exacte du volumede cet organe.

4' Expérience. Le cadavre d’une femme jeune et dont l’abdomen donnait peu de son , percute par MM. Maclouglhing, Hureau, Harisson,Van Puyfelick et moi , nous offrit, dans la région splénique, un son voisin dujécoral; et cela, dans l’étendue de quatre pouces de haut en bas, et de trois pouces d’un côté à l’autre. Nous trouvâmes en même temps les signes physiques d’un épanchement péritonéal assez considérable ( Fb/ez page 170). L’espace occupé par la rate fut circonscrit par quatre carrelets, et à l’ou-

PEnCUSSION MÉDIATE

verture on trouva l’organe exactement embrassé par les aiguilles : l’abdomen contenait un litre et demi de sérosité.

5® Expérie?ice. Le cadavre d’une vieille femme dont le ventre était médiocrement distendu , exploré par la percussion médiate, présentait les signes d’un épanchement péritonéal qu’on pouvait évaluer à trois litres; dans le coucher en supination le liquide s’élevait très-haut vers la poitrine. MM. Hureau, Manec , Harisson, Van Puyfellck et moi nous trouvâmes que la région splénique donnait un son mat dans la même étendue que dans le cas précédent. Il fut possible de limiter par en bas l’espace où cette matité était obtenue , et cependant le niveau de l’ascite était supérieur à cet espace. Les quatre aiguilles furent introduites, et l’autopsie cadavérique fit reconnaître que l’on avait bien jugé de la présence de l’épanchement et du volume de la rate.

Plusieurs fols, dans des cas d’ascite, la même expérience a été réitérée et nous a conduits aux mêmes résultats.

Expériences sur V homme 'vivant. ,

L’examen de la région splénique sur un trèserand nombre de malades ou d’hommes sains , a fourni les mêmes données que celles qui avaient été déduites de l’inspection des cadavres. Bien que je n’aie pas eu les preuves positives de la présence de la rate sur les points que j’examinais (puisque l’occasion de faire l’ouverture de ces sujets ne s’est pas présentée), l’analogie semblait devenir une preuve certaine; je trouvais en effet sur le vivant des sons dont le caractère et le siège étaient les mêmes que ceux

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