‹ De la percussion médiate et des signes obtenus à l'aide de ce nouveau moyen d'exploration, dans les maladies des organes thoraciques et abdominauxChapitre 57 sur 94 · DE LA RATE · texte numérisé non relu

DE LA RATE

qui avalent été obtenus sur les cadavres d’autres individus chez lesquels le plessimètre avait fait exactement distinguer l’organe splénique. Le plus souvent la rate avait les dimensions normales, c[uelquefois elle était plus petite que d’ordinaire , et dans un assez grand nombre de cas on la trouvait hypertrophiée ; cela eut lieu notablement chez certains sujets dont la couleur était plombée et qui présentaient cette teinte spéciale à laquelle on a donné le nom à' ictère splénique. Dans cjuelcjues cas où la rate , très-volumineuse, dépassait le rebord costal et pouvait être sentie à la main, la percussion médiate faisait trouver un son mat depuis la région splénicjue jusque dans la région gastrique latérale; et jusque sur le point où la palpation faisait sentir l’organe. Dans, la plupart des cas, le toucher ne faisait pas rencontrer la rate , tandis c|ue le volume de ce viscère porfvait être exactement mesuré par le plessimètre. Il y avait cependant des circonstances où l’on ne distinguait pas cet organe, même à l’aide du plessimètre ; mais il était rare qu’il en fût ainsi . Dans l’état de vacuité de l’estomac , lorsque des alimens étaient contenus dans le ventricule, je ne pouvais distinguer la rate : elle devenait reconnaissable, par les sons qu’elle fournissait , dès que, chez les mêmes individus, ‘la digestion était faite. Chez plusieurs malades dont le foie était hypertrophié,, et qui avaient un ictère prononcé , on pouvait suivre l’organe hépatique jusqu’à la rate; mais presque toujours quelques anses d’intestins ou quelques portions d’estomac se trouvaient placées entre le viscère splénique et le foie. Dans plusieurs cas d’asçite ob-

serves pendant la vie, on pouvait, comme on l’avait fait sur le cadavre, circonscrire la rate et reconnaître son volume.

Hors le cas d’epanchement abdominal, l’organe splénique devenait beaucoup plus facile à distinguer lorsque le malade était couché sur le côté gauche et un peu incliné en arrière, 'que dans toute autre position du sujet.

' Corollaires. '

1° La percussion médiate fait reconnaître dans le plus grand nombre des cas, sur le vivant comme sur le cadavre, la situation, la forme, le volume de

la rate.

2° C’est spécialement en arrière et un peu a gauche qu’il faut chercher l’organe splénique. Il fournit, cpiand il n’est pas très-épais , un son dont la matité est un peu moins grande que celle à laquelle le foie donne lieu. Autour de l’espace où ce son est obtenu se font entendre, en haut et souvent en dedans , le bruit pulmonal j en bas et en dehors, et à des degrés variés, la résonnance stomacale ou intestinale. Lorsque la rate est tres-développée de ■ haut en bas, il est difficile de la distinguer du rein. S’il arrive quelle soit déplacée, on trouvera un son clair sur la région splénique , tandis que la palpation et la percussion médiate pourront faire reconnaître la rate sur d’autres points de 1 abdomen.

5° La forme de l’espace dans lequel le son mat est obtenu correspond en général a la configuration de la rate.

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