BÉSULTATS DE LA PERCUSSION
4“ Expérience. « Un malade de rhôpital de la Pitié « présentait les signes de rafifection de l’im des reins. « Le plessimètre fit distinguer une différence énorme w de son dans la région rénale d’un côté, et dans (( celle du côté opposé ; M. Bally a été dès lors porté (( à conclure que le rein qui fournissait le moins « de son , était dans un état pàthologique avec ac^ « croissement de volume. » '
‘ Expérience. Une femme de rhôpital Cochiii était dans le même cas, elle présentait les mêmes signes, et on en tira les mêmes inductions.
Dans le cas d’une suppression d’urine , et lorsque le cathéter, introduit dans la vessie, prouve que ce viscère est vide, il est fort utile de savoir si les uretères ne sont pas dilatés par le fluide sécrété par les reins. La percussion médiate) réunie à la palpation , pourra , dans quelques cas , éclairer ce point obscur. Dans l’hypothèse d’une tumeur considérable de l’uretère, cette méthode donnera en effet les signes de l’hydropisie enkystée (voy. pag. 179^ 180); et, dans une supposition contraire, à quelque profondeur que le plessimètre soit porté, il donnera lieu au bruit tympanique. Dans un cas dont je ne puis, pour des raisons particulières, donner les détails, et ou l’urine , 'pendant dix-sept jours, n’arriva pas dan? la vessie , un seul des uretères présentait une petite accumulation d’urine qui y était retenue par un rétrécissement et par un calcul. Le plessimètre avait fait très-bien reconnaître, pendant la vie , que l’abdomen ne contenait point de tumeur dont le volume fût un peu considérable.
DES BEINS.
Corollaires.
1° Sur le vivant comme sur le cadavre, lorsque la rate et le foie seront Lien limités , et que Testomac sera vide. Usera possible de mesurer approximativement , parla percussion médiate, le volume des reins.
3° On ne pourrait cependant distinguer cet organe d’une tumeur qui en serait voisine ou qui occuperait sa place. Toutefois, si l’étendue de l’espace où se trouve le son mat correspondait à celle que le rein offre dans l’état ^in, oir pourrait en inférer que le viscère est sur ce point , et qu’il n’est pas hypertrophié. Si le son était beaucoup plus clair que dans l’état normal , tout porterait à croire que le rein est plus ou moins atrophié.
3“ C’est dans la hauteur de trois ou quatre pouces et dans la largeur de deux , que l’on entend ordinairement, dans les régions rénales , le son mat auquel donne lieu la percussion de l’organe de la sécrétion urinaire.
4° Pour avoir des notions exactes sur le siège et le volume de l’un des reins , il faut percuter l’autre , et tirer des inductions du parallèle que l’on établit entre les sons fournis par ces deux organes.
5^ Pour bien limiter le rein, il faut tâcher d’en éloigner le foie à droite et la rate à gauche. Dans cette intention , les mains d’un aide élèveront les viscères en pressant de bas en haut sur l’abdomen du sujet de l’expérience -, par cette manœuvre , le foie , et surtout la rate seront soulevés, parce qu’ils sont mobiles; les reins, au contraire , fixes dans leur po-
254 résultats de la percussion des reins. sltlon et circonscrits par des anses d’intestins, pourront être reconnus, à l’aide du plessimètre, par le son mat auquel ils donneront lieu.
6" La plupart des considérations applicables ii la percussion delà rate le sont également aux reins.
7° La percussion médiate , dans le cas de tumeur urinaire de l’uretère , donnera Heu aux mêmes résultats que s’il s’agissait d’une tumeur enkystée (page 179).
Diagnostic de Vétai physique des reins.
Les signes fonctionels directs et indirects des lésions des reins donnent des résultats assez satlsfaisans, parce que les fonctions de ceS organes sont assez bien connues. Les troubles de la sécrétion urinaire peuvent appartenir à l’un ou à l’autre de ces organes ou à tous les deux, ou bien encore aux uretères ou à la vessie. De là résulte une très-grande Incertitude. Les lésions organiques des reins ne peu- . vent guère être soupçonnées; caria palpation n’est fjue d’une Importance secondaire pour foire apprécier ces afl’ections. En effet , ellene peut être exécutée en arrière à cause de l’épaisseur des parties. Elle n’est possible en avant que chez des sujets d’une maigreur extrême. La percussion directe est, dans ce cas, tout-à-folt inutile. Le plessimètre ne donne encore que des jjrobabilités : mais ces probabilités sont quelque chose, dans un cas où quelquefois l’on n’en possède même pas. De nouveaux faits doivent être recueillis sur ce sujet, et donneront peut-être qiiel- (jiies résultats plus certains.