D1A.GK0STIC DE3 LÉSIONS PHYSIQUES
Tantôt la douleur manque , et les digestions seules s’opèrent avec difficulté ; ce qui peut être le résultat du défaut d’influence nerveuse tout aussi bien que l’effet de la phlegmasle gastrique. Ailleurs, bien que la membrane muqueuse stomacale soit presque détruite ou du moins atteinte d’une vaste dégénéràtlon organique, la langue est plus pâle que dans l’état normal. Le plus souvent la soif n’a pas lieu. lies nausées, les vomissemens sont peut-être plus fréquemment observés dans la néphrite et lamétrite chronique, que dans les phlegmasies lentes de l’estomac; la fièvre , dans cette dernière affection , est souvent tout à fait nulle, etc. Je ne veux pas inférer de tout cela que les signes fonctlonels de la gastrite aiguë ou chronique soient d’une importance secondaire ; mais je veux établir au moins qu’ils ne sont pas tellement certains, qu’ils rendent Inutiles les signes physiques qui peuvent augmenter leur valeur.
Les signes fonctlonels démontrent bien la souffrance de l’estomac, mais ils n’en dévoilent pas toujours la cause primitive. Des corps étrangers séjournant dans ce viscère, et le stimulant (ainsi que cela a eu lieu dans un cas remarquable observé parM. le docteur Hervezde Chegoin,); des liquides irritons ou des fluides élastiques accumulés dans l’organe; une lésion nerveuse, tout aussi bien que la congestion sanguine des capillaires, peuvent produire des accidens gastriques. Il ne faudrait cependant pas prendre ceux-ci pour le résultat d’une gastrite, dans le sens grammatical de ce mot.
Les signes physiques des lésions de 1 estomac sont peu nombreux. L’inspection , dans certains cas, fait
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I uger de là j3résence d’une hernie où l’estomac peut >t>e trouver placé. La distension de ce viscère et son 'linorme dilatation ont été quelquefois distinguées [oar l’examen de la forme du ventre ; c’est ainsi que HI. Andral reconnutpendant la vie d’un individu que f’eslomac était très-dilaté , et que la chose fut vériiiée par l’ouverture du corps. Mais un diagnostic aussi remarquable ne peut avoir lieu que dans des "as exceptionnels. Le plus souvent l’inspection ne weut faire distinguer, sur l’homme vivant, quels ;cont le volume et le siège du ventricule.
L’examen des matières vomies a plus de valeur > ^fct peut faire découvrir des faits importans* Il en est iiurtout ainsi dans les cas d’indigestion et d’empoinement.
La palpation, lorsqu’il s’agit de tumeurs gastriques, est d’une haute importance; et suivant \ld. Andral, c’est la présence seule de ces tumeurs qui peut faire distinguer de la gastrite chronique kes affections cancéreuses de l’estomac. Les signes, Hans ces deux affections , sont effectivement les iiuêmes.
Le toucher ne fait pas apprécier si l’e-stomac conliient des liquidés, et à plus forte raison ne peutill en mesurer la quantité.
Quant à la succussion , elle pourrait avoir de l’u- [illlté , car s’il y a des gaz et des liquides contenus à la fois dans le ventricule , un bruit de flot devra ptre le résultat d’une légère secousse imprimée au malade. Il me semble que l’on peut tirer quelque •)arti de cette idée, surtout si la fluctuation est eneendue au moment où le stéthoscope est appuyé