‹ De la percussion médiate et des signes obtenus à l'aide de ce nouveau moyen d'exploration, dans les maladies des organes thoraciques et abdominauxChapitre 79 sur 94 · DES GROS IM'ESTINS · texte numérisé non relu

DES GROS IM'ESTINS

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l’ieure tle l’os des îles; mais de plus, sur la partie Ha plus ëlevee de l’espace où le plessimètre faisait idistiiiguer de la matité, et dans rëteiidue d’uu ipouce et demi à deux pouces,- la résonnance luiimorique devenait tout à fait évidente.

Une troisième injection fut pratiquée ; la résoninance humorique disparut complètement dass le Uieu où d’abord elle avait été observée ; elle y fot irempiacée par un son’mat. Celui-ci s'éleva même (dans la région colique gauche. Dans cette même réfgion enfin , et supérieurement à l’espace où la ma- Itité était observée, se rencontrait encore le bruit I humorique.

Plusieurs selles suivirent ces injections; elles euii’ent Heu à cjuelque intervalle les unes des autres. ILa percussion médiate fut pratiquée à différentes (reprises. Le plessimètre fit découvrir le retour d’un - : son clair sur les points où la matité avait été observée. Ce retour eut Heu d’une manière successive et graduée: d’abord le son clair reparut en haut, puis plus inférieurement, puis enfin sur les parties les' plus déclives de la l’égion iliacjue, et enfin dans toute cette région.

La résonnance humorique s’abaissa aussi d’une manière successive : elle parut toujours se manifester sur les points de f inted'ân où le liquide coirespondait aux fluides élastiques contenus dans ce viscère.

Le son de la région iliaque étant devenu claiiy, quelques coliques eurent Heu. La percussion de cet espace fit de nouveau reconnaître la matité. Une selle survini , beaucoup de liquide s’écoula ; le

. 3o2 l'ERCUSSlON MÉDIA! tt

plessimètre , appliqué sur l’aine gauche , donna lieu à la résonnance claire que cet espace olFre ordinairement.

Dans quelques autres expériences sur le vivant, des injections abondantes dans le rectum ont été suivies de l’apparition du bruit humorique dans la région cœcale , où auparavant cette résonnance n’avait pas été obtenue, ‘

M. le docteur Edwards donnait des soins à un malade qu’il savait être atteint d’un rétrécissement du rectum. Il me fit l’honneur de m’appeler en consultation. Nous examinâmes conjointement ce sujet, qui avait eu plusieurs hémorrhagies intestinales. Le doigt introduit très-profondément dans l’anus trouvait, à cinq pouces et demi au dessus de cet orifice, un bourrelet que surmontaient des végétations volumineuses, et dans lequel l’extrémité du doigt pénétrait avec peine. Nous désirions savoir si cette maladie s’étendait vers le grand bassin et dans l’abdomen , mais la percussion médiate des régions qui correspondent à ces parties donna presque partout lieu aux résultats cjue l’on observe dans l’état normal. Cependant la région cœcale fournissait un son très-mat et assez analogue à celui qui est le résultat de la percussion du foie. Cette région était dépresslble, et le bruli , qui n’avait pas le caractère ostéal , continuait à être le même , soit que le ]desslmètre fût superficiellement appliqué , soit qu’il fût appuyé davantage et qu’il fût porté à une profondeur plus grande. Ce fait fut constaté par nous avec le plus grand soin. Les intestins grêles , situés au dessus et à gauche du lieu où la maf'té était ob-

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servée , fournirent, par la percussion médiate, la résonnance tympanique qui leur est particulière (son I). La palpation ne faisait pas découvrir de tumeur sur le point où le son mat était observé. Ce son mat enfin ne variait pas en raison des attitudes diverses que nous fîmes prendre au rr>alade.

Quelle était la cause de la matité observée dans la région cœcale? M. Edwards etmoi nous raisonnâmes ainsi : Ce n’est pas à une tumeur ni à des matières fécales endurcies qu’on peut attribuer l’obscurité de la résonnance. Le plessimètre en effet déprime la région cœcale à une grande profondeur sans trouver de résistance. Le bruit qui y est obtenu n’est pas sec ou ostéal , comme cela a lieu dans le cas de tumeur cancéreuse , et la main ne découvre pas non plus rien cjul ressemble à une affection de cette nature. C’est donc une substance molle qui correspond au point dont il s’agit : or le cæcum est ordinairement situé dans cet espace; l’individu est sujet à des hémorrhagies intestinales abondantes, tout porte donc à croire que du sang est contenu dans le pVemler des gros intestins, et c|ue c’est lui qui y donne lieu au son mat.

Un quart-d’heure après, et pendant que nous conférions encore sur l’état de ce malade , une selle eut lieu. Elle donna issue à beaucoup de sang noir et en partie coagulé. La percussion médiate fut alors pratiquée de nouveau : le son mat de la région cœcale avait disparu et était remplacé par la résonnance tympanique que présente ordinairement cet espace. Ce fait nous porta à admettre que la source du sang était bien au dessus du rétrécis-

3o4 l’EUCUSSION MÉDIATE

seinent rjne le iloigt^falsait sentir dans le rechnn* Nous convînmes cependant qu’il était possible que le üiiide eût reflué de la partie Inférieure vers la partie supérieure du gros intestin.

1° Lorsque le plessimètre fait distinguer, par des nuances de son caractéristiques , le volume et le siège de restomac, on peut fréquemment juger, par l’emploi de cet instrument, de la place qu’occupe le colon transverse.

2” Lorsque cette portion du gros intestin est plus volumineuse et plus dilatée par des gaz que le jéjunum et l’iléon, il est( possible d’assigner approximativement la place qu’elle occupe. Or, le plus souvent l’arc du colon a une grande dimension. Il cVonne Heu , au dessous de l’estomac , à une résonnance tympanique très-différente de celle qui est produite par la percussion de ce viscère- Cette résonnance est aussi bien distincte du bruit intestinal auquel donne Heu plus bas l’exploration plesslmé-

trique de l’intestin grêle.

5° Le son qui caractérise le colon transverse existe ordinairement dans la hauteur de deux pouces, et s’étend de la région sous-hépatique aux régions colique-moyenne et intestinale.

Si les différences de timbre entre le son dont il s’agit et le bruit auquel donne Heu la percussion des réglons occupées par l’estomac et les intestins ne sont pas très-manifestes, H faut se défier du diagnostic que l’on établit. Ces premières tentatives ne

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