SYMPTOMES ET MARCHE
Il suffit d'analyser les observations que nous rapportons dans le présent travail pour que cette conclusion s'impose: La péricardite blennorrhagique n’a pas de signes propres: ses symptômes sont ceux de la péricardite ordinaire.
LEHMaANx dit : « On constatait une péricardite notable ; le bruit de frottement fut très fort ; les mouvements du cœur irréguliers ; la percussion donna un son mat dans une plus grande étendue, il y avait des palpitations et des douleurs dans la région précordiale; pouls accéléré et tendu. » — C’est bien là le tableau classique de la péricardite.
Tixier se contente d'inscrire le mot péricardite au titre de son observation, sans plus.
Hervieux : «Le malade éprouve un malaise général: il a dela fièvre le soir, et le lendemain matin se déclare un sentiment de gêne à la région précordiale : nous avons les signes d’un épanchement péricardique, les bruits cardiaques sont sourds, éloignés de l'oreille, en même temps qu'ils présentent une certaine irrégularité, le tout sans modifications dans le timbre. »
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Günrz dit simplement : « Une péricardite avec tous ses symptômes se manifesta. »
Vinarr signale seulement à l’autopsie le dépolissement, sur une très petite étendue, du feuillet épithélial du péricarde.
Baise parle d’un « léger frottement péricardique. »
GLuznski, Mac DonnELL sont aussi précis, posant nettement le diagnostic de péricardite sans s’attarder.
De même SoupLerT et Morax.
Ainsi au point de vue symptomatique la péricardite blennorrhagique ne présente rien de spécial.
Dans plusieurs de nos observations il est spécifié que le rhumatisme n’est pas l'intermédiaire nécessaire entre l'affection du cœur et l’uréthrite. Dans les observations de Gluzinski, de Lacassagne, de Souplet les articulations furent indemnes.
Dans les cas de Mac Donnel, de Baisle, de Leloir, les manifestations articulaires furent très peu marquées. Il y à plus : un fait montre nettement que la péricardite est sans rapport avec le rhumatisme franc non blennorrhagique, c’est que dans plusieurs cas il est noté expressément comme dans les observalions de Baisle, de Mac Donnel, etc., que le malade n'avait pas d’antécédents rhumatismaux.
Si dans certains cas, on a voulu établir, à juste titre, peut-être comme dans le cas de Güntz, une relation avec le rhumatisme france, il n’est pas possible de généraliser l’explicalion. Pour le malade de Baisle on note dans l'observation l'inefficacité du traitement qui fut tenté