‹ De La Péricardite Séro-Fibrineuse TuberculeuseChapitre 34 sur 44 · OBSERVATION XIII · texte numérisé non relu

OBSERVATION XIII

Péricarditetuberculeuse ; péricardotomie d'urgence sans drainage;

£güérison, par M. Duguet

Le Th...,21 ans,entre au Val de Grâce le 10 décembre 1920 pour amygdalite aiguë banale, qui dure quatre jours. Pas d’albumine. Convalescence rapide.

On a noté dans les antécédents une double fluxion de poitrineil y a trois ans ; une grippe compliquée d’otite il y a un an.

Le 5 janvier x921, Le Th... éprouve brusquement, en pleine santé, de la gène respiratoire avec douleur précordiale. A l'examen son médecin traitant (Prof. agrégé de Lavergne) ne constate rien de particulier ni aux poumons, ni au cœur. Le soir température 38 degrés.

Le 6 janvier, température 38 degrés le malin, 3905 le soir pouls 130, régulier. Accès de suffocation, cyanose, dyspnée dans le décubitus gauche.

Pointe du cœur non perçue, bruits du cœur réguliers mais lointains, mieux perçus à la base. Pas de souflle ni de frottements. Compression du phrénique non-douloureux.

Le 7 janvier, au matin, on appelle d'urgence le médecin

— 114 — Se traitant : état syncopal avec imminence de mort, cyanose, dyspnée très accusée, pouls à 130, filant. Température 3995. À l'examen, l'aire cardiaque légèrement augmentée, frottements péricardiques, œdème des jambes. Diagnostic de péricardite aiguë,

Radioscopie (M. Gibert) « ombre du cœur et de la base des vaisseaux agrandie dans tous ses diamètres. Contours flous, sinus cardio-péricardiques effacés, Pas d’épanchement pleural. Rien à signaler au point de vue pulmonaire.

Diagnostic : péricardite avec épanchement assez abon-

dant. »

Le soir : température 40 degrés, pouls 130.

Au cours de la nuit suivante se déclarent deux nouvelles crises graves d’asphyxie, faisant redouter une issue fatale. Le8 janvier, M. de Lavergne nous montre le malade. Température 3998. Facies pâles, lèvres violacées, dyspnée très accusée (respiration à 40-45) extrémités froides, pouls à 130, régulier, bien frappé (il a été doppé la nuit) non paradoxal. La matité cardiaque, modérément accrue, dépasse d'un

travers de doigt le bord droit du sternum. La pointe du

cœur est nettement perçue. Les bruits du cœur sont assour- °

dis; frottements péricardiques. Notre impression première est qu'il s'agit d'un épanchement péricardique modéré provoquant des signes fonctionnels en désaccord avec le faible volume présumé de l’'épanchement. Ce qui domine c'est la dyspnée, impressionnante qui fait redouter la mort à trois reprises et contre laquelle il faut agir. Notre collègue de Lavergne, à qui revient le mérite d'avoir posé d'emblée

le diagnostic et l'indication thérapeutique, nous demande de

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