I. — LÉSIONS DE L’INTESTIN
1. — Dans les cas de fièvre typhoïde, les lésions observées sont en rapport avec l’époque à laquelle est apparue la péritonite. Leur siège habituel est l’iléon, dans quelques cas le cœcum (Obs. 20); quelquefois des lésions disséminées sur l’iléon et le
colon transverse (Obs. 14 et 20) et, enfin, dans notre
Obs. 22 on note des ulcérations jusqu’à 80 cent. au delà de la valvule.
Les ulcérations sont prédominantes, ce qui se comprend bien, puisque c’est du dixième au quinzième jour que se produit le plus souvent la péritonite ; elles siègent sur les plaques de Peyer, sont plus ou moins profondes, intéressent soit la
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muqueuse seule, soit cette dernière et la sousmuqueuse; enfin, elles peuvent même détruire la tunique musculaire en partie, comme dansl'Obs. 22, où une plaïue de Peyer était profondément ulcérée, de sorte que le gros intestin n'avait plus en eet en- * droit comme paroi que le péritoine.
Dans d’autres cas, la péritonite étant apparue au début de la fièvre typhoïde. on ne note que des plaques de Peyer saillantes, congestionnées, donnant l'aspect de barbe fraichement rasée, mais n'étant nullement ulcérées (Obs. 7, 15, 17).
Enfin on peut noter la cicatrisation des plaques de Peyer, témoignages de l'affection typhoïdique ancienne (Obs. 4, 5, 6, 18).
2.— Leslésionsappendiculaires sont très variables et vont depuis une simple congestion dela muqueuse (Obs. 33), jusqu'à des ecchymoses, des ulcérations, et un sphacèle plus ou moins étendu (0bs. 27). L’appendice estrouge, épaissi, turgide, ressemblant à un petit pénis en érection ; on le trouve rempli de mu: cus (Obs. 88), de matières fécales liquides (Obs. 36); ou bien encore sa lumière est oblitérée par un calcul stercoral (Obs. 24, 95, 27, 31, 34). Margery a bien montré la possibilité de la propagation de l'inflammation au péritoine, même dans les cas de lésions légères de l'appendice, dans son excellente étude Sur l’appendicite infectieuse, faite sous l'inspiration de M. le professeur Poncet. |
3. — Dans l’occlusion, on note surtout des ulcérations plus ou moins profondes, disséminées, non localisées aux plaques de Peyer; les anses intesti-
ER nales sont quelquefois d’un rouge vineux, à la veille d'être nécrosées (Obs. 42).
4. — Dans les contusions abdominales, les ane Peuvent porter sur toutes les parties de l'intestin : jejunum (Obs. 49), cœcum (Obs. 47), colon (Obs. 48,. 50); elles consistent, dans la plupart des cas, en ecchymoses sous-péritonéales, accompagnées de gangrène partielle des tuniques intestinales.