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pd droite. Les caractères de la maladie seront tirés de la mobilité et de l’inégalité de la tumeur, et des mouvements qu’on pourra lui imprimer par le toucher vaginal, par l'intermédiaire de l'utérus. | De même, les péritonites circonscrites, qui peuvent produire des tumeurs appréciables. Grisolle dit que le frisson inilial constitue un -bon signe, et se fonde, en même temps, sur la rareté de la péritonite idiopathique pour diagnostiquer, presque à coup sûr, un phlegmon -illaque, même dans les cas où l’acuité du phlegmon ne permet pas une exploration atientive. Cependant, il faut remarquer que, dans bien des cas, le périloine est atteint, soit primitivement, soit secondairement, à un phlegmoniliaque ; que le phlegmon peut même ne pas exister du tout, et que des phénomènes congestifs sur le péritoine péri-cœcal, dus à une métastase rhumatismale, par exemple, constituent à eux seuls la pérityphlite dans une forme que nous avons cherché à établir.
Dans la péritonite chronique, on constatera des tumeurs variables dans leur volume et à surface inégale, formées par des anses intestinales, unies par de fausses membranes. Ces péritonites peuvent constituer une variété de pérityphlite, la périthyphlite tuberculeuse, remarquable par sa longue durée, en rapport avec l’évolution tuberculeuse, par une douleur persistante dans la fosse iliaque, par la déformatioe du ventre et, surtout, par une diarrhée qui ne peut être combattue efficacement par aucune médication.
Je glisse sur les abcès par congestion dus à une nécrose vertébrale ou une carie de l’os iliaque; leur indolence et l’absence de réaction en détermineront l’erigine. Les abcès chauds de la région, en effet,
ont une marche rapide, accompagnés de symptômes généraux caractéristiques : frissons répétés, sueurs, fièvre, inappétence complète, en outre, des phénomènes dus à la compression du cœcum. Ces symptômes disparaissent souvent tout à coup par l’évacuation du pus dans un organe voisin. Nous ajouterons que la présence du pus dans les selles peut facilement être constatée, et que cette terminaison, qui est, comme on le sait, la plus favorable, est, en même temps, le signal de la défervescence. Si le pus a de la tendance à s'ouvrir en chemin,
op à travers la paroi abdominale, après avoir décollé le péritoine, on percevra, par la palpation, une crépitation fine, signe certain d’un em-
physème sous-cutané.
Les abcès provenant du psoïtis viennent habituellement former une collection au petit trochanter et s’ouvrir en cet endroit.
Le psoitis, indépendamment des caractères propres aux nbcés
iliaques, détermine l’immobilité du membre inférieur, la pointe du pied tournée en dehors. |
Enfin la typhlite présente des analogies avec le pérityphlite, sans en avoir toutefois les symptômes solennels du début. Parfois même elle est constituée par une simple stase stercorale ne donnant lieu à aucun phénomène réactionnel. Il n’est pas du reste indispensable * d'établir un diagnostic absolu, à cause de la corrélation des deux maladies ct de leur présence souvent simultanée. La marche de la typhlite simple est loin d’être la même qué celle de la pérityphlite. On en jugera par le cas suivant.
Observation X
(Communiquée par M. Lafon, ancien interne à l’asile de Braqueville).
Rose Miscarol, âgée de 45 ans, à l'asile de Braqueville depuis trois ans, nous est présentée à la visite du 11 juin 1882, avec une tumeur arrondie, dure et assez volumineuse, siégeant dans la fosse iliaque droite. La tumeur est trèsbien circonscrite et donne un son mat à la percussion. Cette femme nous dit être constipée depuis déjà quelques jours, et souffrir beaucoup du ventre : La douleur est très-intense à la pression et présente des irradiations vers les lombes et la cuisse. Pas de vomissements.
Il est à remarquer qu’à la simple inspection de l'abdomen, le côté gauche paraît plus volumineux que le côté droit où siége la tumeur.
La femme n’est pas agitée et affirme n'avoir reçu et ne s'être donné aucun coup dans la région douloureuse.
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Frictions avec onguent napolitain belladoné.
Le 12, purgation avec 45 gr. de. sulfate de soude, excrélion de matières
fécales ovillées. | Le 14, la constipation reparaît avec la douleur. Frictions nouvelles. Cata-
plasmes laudanisés. Régime lacté. Bouillons.
. Le 15, lavement émollient. Un demi-verre d'eau d’Hunyadi-Janos pendant trois jours.
Le 16, la tumeur persiste encore, mais un peu moins étendue et moins douloureuse.
: Le95, la tumeur a considérablement diminué de volume. Le 30, la malade est entièrement guérie.
Pronostic. — Le pronostic est éminemment variable suivant les formes que revêt la pérityphlite. Les abcès iliaques, toutes choses égales d’ailleurs, doivent être considérés comme très-graves, non seulement par la propagation possible de l’inflammation au péritoine, mais encore et surlout à cause de la perforation des organes dans lesquels se vident les abcès. Les phlegmons à marche rapide, dus principalement au traumatisme, ou à la présence d’un corps ou d’un liquide quelconques, les abcès stercoraux, la péritonite purulente présentent une gravité extrême.
En revanche, la pérityphlite contractée par une congestion ou même une inflammation légère accompagnant la typhlite, offrira un danger moindre, alors même que les symptômes auront été d’une grande violence. se
Quant à la terminaison des abcès, le pronostic ne doit pas être le même dans tousles cas. Baglivi le premier et tous les auteurs classiques signalent comme favorable l'ouverture des abcès dans le gros intestin.
La perforation des parois abdominales au contraire présente une certaine gravité, à cause de la lenteur de l'écoulement du pus dont le foyer est presque toujours situé sur un plan inférieur à l'ouverture, à
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cause surtout des décollements et des désordres plus ou moins consi-
dérables causés par l'inflammation et les fusées purulentes : d’autant plus qu'il est toujours possible, par suite de la communication avec l'air, qu’une infection purulente ou ‘putride-vienne compliquer la s1-
tuation ét emporter le sujet. Dans tous les cas, la suppuration est Ps
jours fort longue et la fistule cutanée peut même persister. L'ouverture simultanée de l’abcès à l’extérieur et dans le tube digestif amène la mort dans la moitié des cas. (Dupuytren.) Nous n’insisterons pas sur l’irruption du pus dans le péritoine. Une péritonite rapidement mortelle en est la conséquence. Il en est de même de la communication de l’abcès avec la veine cave inférieure ;
dans le seul cas qu'on a été appelé à constater, une mort foudroyante
s'en est suivie.
De tous les modes d'évacuation du pus, le plus util serait, d’après Grisolle, celui dans lequel ce liquide se frayerait une issue à travers le vagin par suite de sa situation déclive ; cependant, sur six malades, une d'elles a succombé; il est probable que dans ce cas le pus avait atteint le péritoine qui tapisse la face postérieure de l'organe.
Dans les observations où on a élé appelé à constater la présence de:
phlegmons, fusées purulentes ou lésions de l'articulation coxo-fémorale, les malades ont été emportés soit par l'infection purulente, soit par la fièvre hectique : de même que dans les cas où un néoplasme évolue à côté de la pérityphlite, la terminaison est toujours fatale.
“Si donc le pronostic doit toujours être réservé dans les abcès iliaques, il n’en doit pas être ainsi dans cette pérityphlite primitive à forme congestive que nous nous sommes efforcé d'étudier. Il faut peut-être, comme nous avons eu sujet de le dire dans le courant de
notre travail, voir dans cette affection, une forme métastatique d'une
maladie éminemment congestive et dont l’action peut s’étendre sur un si grand nombre d’organes.
Nous avons nommé le rhumatisme, et il est assurément remarquable de constater que c'est surtout lorsque le rhumatisme n'a pas épuisé
son action sur les tissus qu’il a l’habitude de frapper; dans les cas où
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une douleur fugace a atteint à plusieurs reprises quelques articulations, lorsque, en un mot, cette diathèse ne s’est manifestée que par des phénomènes purement congestifs, qu’on est à même de lui attribuer cette forme de pérityphlite. D'autant plus, qu’une crise quelconque, une sueur apondante par exemple, peut faire momentanément cesser tous les symptômes, comme nous en avons vu un cas. La pérityphlite étant alors congestive, le pronostic est nécessairement favorable. Les récidives se succèdent à des intervalles rapprochés, pendant un certain temps, et finissent par ne plus se renouveler.
En résumé, et quelle que soit la cause de la pérityphlite et la forme qu'elle revêt, il est certains symptômes qui doivent éveiller spécialement l'attention du médecin, à cause de la transformation toujours possible d’une variété dans une autre. Les frissons répétés, des sueurs
fréquentes, la douleur persistante, les yomissements incoercibles, un état permanent de subdelirium sont des syndromes de mauvais augure. .
L'état de puerpéralité augmentera, à cause de la suppuration fétide qu’elle entraîne avec elle, les chances d’une issue funeste, puisque, dans presque la moitié des cas (? sur 17, Grisolle), cette complication
à amené la mort.
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