‹ De la peste observée en Égypte. Recherches et considérations sur cette maladieChapitre 13 sur 82 · A. FONCTIONS DE LA VIE DE RELATION · texte numérisé non relu

A. FONCTIONS DE LA VIE DE RELATION

t Q Habitude extérieure. — a. Attitude generale. L’attitude d’un pestiféré est celle que présentent généralement les individus atteints d’affections appelées typhoïdes. Qu’on l’observe avec un peu d’attention, on retrouvera presque constamment chez lui cet air d abattement, cette attitude molle, cet abandon presque complet à l’action des lois physiques.

La plupart des pestiférés présentent un état d’immobilité plus ou moins grande. Ce signe d’une extrême prostration est souvent remplacé par le phénomène opposé, quand survient la période de réaction.

h. Physionomie. Elle présente différentes expressions suivant les périodes, l’intensité du mal , les individus , etc. Air d’indifférence, d’hébétude, d’étonnement, de stupeur, ou bien expression animée. Traits grippés, muscles de la face contractés, quelquefois agités par des convulsions (ce symptôme est assez rare) ; face hippocratique. La coloration du visage offre diverses nuances. Ordinairement pâle, sale, terreuse, la face devient souvent rouge, surtout pendant la réaction. Elle a quelquefois un aspect jaunâtre , très-rarement violacé. Les symptômes fournis par les yeux sont nombreux et assez caractéristiques. L’expression du regard est en rapport avec celle de la face, et indique la stupéfaction, l’é-

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tonnement, ta stupeur , l’égarement , l’anxiété, etc. Outre ces caractères généraux, il existe un cachet spécial dans I œil du pes iféré • il semble phosphorescent, comme hydrophobique (Brayer). La conjonctive est ordinairement d’un blanc mat , quelquefois tirant sur le jaune. Elle est souvent injectée , et cela arrive principalement dans la période de réaction. Fréquemment la pupille est dilatée. Quand l’excitation nerveuse est considérable, kspaupieres sont quelquefois animées de mouvemens convulsifs. Nous n'avons, pour notre compte, jamais observé ce symptôme. Mais nous avons souvent remarqué un phénomène semblable aux lèvres. Celles-ci sont ordinairement pendantes, écartées l’une de l’autre. Elles participent à l’état de sécheresse ou d’humidité de la bouche et de la

langue. M

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